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HAPPY BIRTHDAY, JOI !

LANSING

JOI LANSING (1929-1972), PIN-UP BLONDE DE TV DES FIFTIES, APERÇUE AU CINÉMA DANS QUELQUES FILMS DONT « LA SOIF DU MAL »

 
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Publié par le 6 avril 2020 dans ANNIVERSAIRES

 

« SEPT ANS AU TIBET » (1997)

Inspiré des mémoires de Heinrich Harrer contant sa relation, pendant la WW2, avec le tout jeune Dalaï Lama, « SEPT ANS AU TIBET » de Jean-Jacques Annaud est une copieuse fresque hollywoodienne, réminiscente du « DERNIER EMPEREUR » de Bertolucci.TIBET.jpg

Évidemment, il faut prendre un peu sur soi pour accepter que le « héros » de l’aventure, auquel on est donc censé s’identifier, soit un bel Aryen nazi, un blondinet égotique arrogant et tête-à-claques. Le fait que l’excellent Brad Pitt l’incarne, aide à se faire à cette idée. Et pendant la première partie, son personnage ressemble à un avatar teuton de Steve McQueen dans « LA GRANDE ÉVASION ». Sa relation tendue avec son compagnon de route David Thewlis, donne du cœur à un scénario trop lisse et ripoliné. Mais dès la rencontre avec le « Kundun », le film bascule dans l’hagiographie béate et dégoulinante. Le fait que les Allemands s’expriment entre eux en anglais avec un léger accent, que des Asiatiques d’Hollywood comme BD Wong ou Mako tiennent des rôles centraux, fait perdre de la crédibilité au film. Les paysages sont majestueux, le format Scope est très bien utilisé et Pitt porte le film sur les épaules avec finesse. Sa métamorphose du nazillon puant au quasi-dévot n’aurait sans doute pas été aussi convaincante entre les mains d’un autre comédien. Mais cela ne suffit hélas, pas à se passionner pour cette pourtant belle aventure. C’est beaucoup trop long, introspectif, voire naïf par moments. À voir toutefois, pour la reconstitution historique parfaite, pour les intérieurs des temples à Lhassa, la beauté des costumes, etc. Mais « SEPT ANS AU TIBET » est une œuvre trop sage, académique, sans réel point-de-vue, comme un carnet de voyages plaisant et glacé. Quant à l’épilogue larmoyant en Autriche, on s’en serait volontiers passé.

 

 

HANS MEYER : R.I.P.

MEYER

HANS MEYER (1925-2020), ACTEUR SUD-AFRICAIN À LA LONGUE CARRIÈRE, VU CHEZ GODARD, OURY OU KUBRICK DANS « BARRY LYNDON »

 
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Publié par le 5 avril 2020 dans CARNET NOIR, CINÉMA INTERNATIONAL

 

« US » (2019)

Écrit et réalisé par Jordan Peele, « US » est un film fantastique à « high concept », le genre d’idée qu’on trouvait dans la série de Rod Serling : « THE TWILIGHT ZONE », il y a bien longtemps.US .jpg

L’idée ? Par l’expérience traumatisante d’une fillette, on découvre que des « doubles » de nous-mêmes investissent peu à peu la terre et prennent notre place. Cela se situe entre « L’INVASION DES PROFANATEURS » et le principe du « home invasion ». Pourquoi pas ? D’autant plus que c’est très bien réalisé, « à la coréenne », hyper conceptuel, avec de très belles idées de cadrages, que l’humour n’est pas totalement absent et que les comédiens sont excellents. En fait « US » est réjouissant et maîtrisé jusqu’à son dernier quart, où l’auteur subitement, se croit obligé de donner des « explications », de justifier sa narration et se noie – et nous avec – dans de longues scènes dialoguées complètement absconses qui gâchent vraiment le plaisir. À condition d’oublier ce dérapage bien dommageable à l’ensemble (on aurait préféré, et de loin, ne rien savoir jusqu’au bout, rester dans le pur cauchemar paranoïaque), le film vaut le coup d’œil, d’autant que tous les comédiens sont dans le ton et donnent le meilleur d’eux-mêmes : Lupita Nyong’o est d’une épatante intensité dans le rôle de la fillette devenue mère de famille et confrontée à son doppelgänger zombiesque. Quelques jolis face à face avec elle-même et une belle prouesse d’actrice. Dans un rôle plus secondaire, Elizabeth Moss est proprement terrifiante dans une longue séquence où son « double » se maquille devant un miroir, avec un rire silencieux et l’œil fou. À filer le frisson !

À voir donc, ce « US », parce que, malgré ses défauts, il tente d’innover dans un genre bien usé et… y parvient malgré tout.

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ELIZABETH MOSS

 

HAPPY BIRTHDAY, DAVID !

WHITE

DAVID WHITE (1916-1990), SECOND RÔLE DE TV, SURTOUT CONNU POUR SON RÔLE DE PATRON DANS LA SÉRIE « MA SORCIÈRE BIEN-AIMÉE »

 
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Publié par le 4 avril 2020 dans ANNIVERSAIRES

 

« NIGHTMARE CINEMA » (2018)

NC.jpg« NIGHTMARE CINEMA » est un film d’horreur en 5 sketches, qui revient aux fondamentaux des vieux « CREEPSHOW » et « TALES FROM THE CRYPT » d’antan. Par définition, c’est inégal, mais on peut y trouver sporadiquement matière à réjouissance et même, même… y exhumer un véritable petit chef-d’œuvre.

« THE THING IN THE WOODS » d’Alejandro Brugués est une sorte de slasher sanglant, lorgnant sur le pastiche et se jouant des clichés du genre. C’est moyennement intéressant et à éviter pour les arachnophobes. Mais c’est du déjà-vu sans grand intérêt. « MIRARE » de Joe Dante est un cran nettement au-dessus et conte l’horrible histoire d’une jeune femme dont le visage est abîmé par une cicatrice, et qui accepte de passer sous le bistouri du chirurgien esthétique Richard Chamberlain, pour complaire à son futur époux. Mais l’affaire tourne au pur cauchemar paranoïaque et la chute finale renvoie aux bonnes vieilles BD de « CREEPY » ou « EERIE ». « MASHIT » (le titre est assez bien choisi, pour le coup ! ) de Riyûhei Kitamura est une pénible histoire d’exorcisme au sein d’un collège religieux, réalisée avec les pieds et totalement assommante. « THIS WAY TO EGRESS » de David Slade (l’excellent « 30 JOURS DE NUIT ») vaut à lui seul qu’on voie le film : c’est un pur cauchemar en noir & blanc à la David Lynch, où la remarquable Elizabeth Reaser semble évoluer dans une dimension parallèle suintante de sang, où tout se déforme en permanence, tout se décompose sous ses yeux. Une NDE ? Un no man’s land entre vie et mort ? Aucune explication rationnelle  ne sera proposée. Et tant mieux ! C’est admirablement filmé, proprement terrifiant sans effet inutile et les images marquent durablement. Une merveille ! « DEAD » de Mick Garris part d’une bonne idée de jeune garçon entre la vie et la mort qui voit des « dead people », mais le scénario est infiniment trop dilué et finit par lasser, malgré l’inquiétante composition d’Annabeth Gish en maman-fantôme ambiguë.

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ELIZABETH REASER

Sans oublier les apparitions de Mickey Rourke – de plus en plus méconnaissable – dans le rôle d’un projectionniste peroxydé qui semble personnifier la mort elle-même, dont le cinéma sert de fil rouge très artificiel à ces courts-métrages sans aucun point commun. Un film sans colonne vertébrale donc, à voir pourtant pour le magnifique segment de David Slade.

 

HAPPY BIRTHDAY, PINA !

PELLICER

PINA PELLICER (1934-1964), ACTRICE MEXICAINE MORTE TRÈS JEUNE, MÉMORABLE DANS « LA VENGEANCE AUX DEUX VISAGES » DE BRANDO

 
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Publié par le 3 avril 2020 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA INTERNATIONAL