RSS

LE SNAKE PLISSKEN D’UNE DIMENSION PARALLÈLE…

C’est l’été. Et traditionnellement, quand l’été arrive, « BDW2 » revient à ses fondamentaux, c’est-à-dire la vie et l’œuvre de sa mascotte historique, l’inoxydable, l’immarcescible Charles Bronson. « Charley », pour les intimes.

Aujourd’hui, votre site favori matérialise un fantasme de cinéphile qui date de plus de 35 ans. On le sait, les producteurs de « NEW YORK 1997 » auraient aimé obtenir l’accord de Charley pour incarner Snake Plissken, l’antihéros borgne et taiseux du film. Mais le réalisateur John Carpenter, le trouvait – à juste titre – un peu âgé pour ce personnage. Aussi, se rabattit-il sur son acteur-fétiche, Kurt Russell qui, entre parenthèse, avait joué enfant aux côtés de Bronson dans la série TV « LES VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS ».SNAKE.jpg

Russell était objectivement un meilleur choix. Mais n’empêche. Comment le cinéphile bronsonophile peut-il s’empêcher d’imaginer ce que Bronson aurait donné dans ce rôle emblématique ? Se projetant dans le passé, dégainant son photoshop, « BDW2 » décide aujourd’hui de vous donner un aperçu de ce qui aurait pu être. Mixant une photo du Snake avec celle d’un Charley de 59 ans, voici donc ce qui ne sera jamais qu’un fantasme, un regret peut-être. Charles Bronson dans la peau de Snake Plissken ! Et, ma foi, trop vieux ou pas, et toujours très objectivement, ça a tout de même une sacrée gueule !

Publicités
 
 

« VERÓNICA » (2017)

Coréalisateur des deux premiers « {REC.} » et en solo sur le 3ème  opus, Paco Plaza signe avec « VERÓNICA » un film d’horreur traditionnel, dans la mouvance de « L’EXORCISTE » mais mêlé aux codes des films de fantômes et privilégiant un niveau de lecture plus intimiste et réaliste dans le même temps.VERO

La jeune héroïne (Sandra Escacena) vit à Madrid en 1991 et élève ses trois frères et sœurs, pendant que sa mère (Ana Torrent) veuve, se tue au travail dans un bar pour les nourrir. Après une séance de « ouija » pour parler à l’esprit de son père, l’adolescente commence à voir des choses, à faire d’affreux cauchemars et à se faire agresser par une forme humanoïde qui ne la quitte jamais.

Le scénario ne recherche pas l’originalité à tout prix, on connaît bien cette construction en crescendo qui mène à un final effrayant. Mais c’est très bien mené avec une vraie volonté de toujours ancrer l’action dans le réel. Est-ce un film fantastique ? Une parabole sur le deuil, la terreur de voir venir l’âge adulte ? La remontée en surface d’un inceste enfoui dans l’inconscient (on pense à « TWIN PEAKS – FEU MARCHE AVEC MOI »)  ? Un cas de possession démoniaque ? Le personnage d’une bonne sœur aveugle sème le doute et laisse ouvertes les différentes interpétations. La caméra ne quitte pas la jeune Sandra Escacena – dont c’est, à 16 ans, le premier film – qui fait preuve d’un talent indiscutable. Intense, émouvante, inquiétante parfois, elle est présente dans 98% des scènes et maintient l’intérêt et l’émotion par sa présence et sa concentration. Ana Torrent (l’ex-fillette de « CRIA CUERVOS ») est très bien en mère débordée, harassée.

Pour le dépaysement causé par les décors, pour quelques frissons bien gratinés et une ou deux idées visuelles à faire frémir, « VERÓNICA » mérite d’être découvert, à condition de ne pas en attendre un renouveau du film d’horreur.

 

STAN DRAGOTI : R.I.P.

DRAGOTI

STAN DRAGOTI (1932-2018), AUTEUR-RÉALISATEUR VENU DE LA PUB, IL SIGNA DES COMÉDIES À SUCCÈS DANS LES ANNÉES 80. UNE COURTE FILMOGRAPHIE…

 
1 commentaire

Publié par le 17 juillet 2018 dans CARNET NOIR

 

« PAS UN BRUIT » (2016)

La recette de « PAS UN BRUIT », elle n’est pas très compliquée : on reprend le concept de films comme « SEULE DANS LA NUIT » ou « TERREUR AVEUGLE » (c’est-à-dire une jeune femme non-voyante harcelée par un serial killer), on modifie le handicap de l’héroïne (la surdité remplace la cécité) et on mixe tout cela avec les codes du sous-genre qu’est le film de « home invasion ».HUSH.jpg

Ça pourrait passer pour une bonne idée sur le papier, mais encore aurait-il fallu avoir un scénario en béton, des péripéties inédites à proposer et surtout des personnages intéressants puisqu’on ne voit qu’eux dans un lieu unique pendant 80 minutes. Autant Mike Flanagan se sortira très bien de l’adaptation de « JESSIE » de Stephen King, un an plus tard, autant « PAS UN BRUIT » laisse de marbre, voire légèrement agacé.

Toutes les actions des protagonistes sont stupides, illogiques, voire absurdes (pourquoi le serial killer porte-t-il un masque d’Halloween an début pour s’en débarrasser à la première occasion ? Pourquoi n’entre-t-il pas plus tôt dans la maison en brisant les vitres ?), une fois l’électricité coupée par l’assaillant, on ne voit plus grand-chose sur l’écran, ce qui ne donne qu’une envie : zapper. Et puis le cast est d’une faiblesse terrible. Kate Siegel – sorte de lointaine cousine d’Angelina Jolie – est transparente et John Gallagher, Jr. est un des croque-mitaines les plus ineptes et peu fascinants qu’on ait eu à subir dans le genre.

Rien de vraiment bon à dire sur « PAS UN BRUIT » donc, une série B poussive déjà vue et revue, dont même les inserts ‘gore’ ne parviennent pas à sortir le spectateur du sommeil du juste.

 

ROBERT WOLDERS : R.I.P.

WOLDERS

ROBERT WOLDERS (1936-2018), ACTEUR HOLLANDAIS CONNU POUR LA SÉRIE WESTERN « LAREDO » ET POUR AVOIR ÉTÉ L’ÉPOUX DE DEUX STARS HOLLYWOODIENNES.

 
Poster un commentaire

Publié par le 16 juillet 2018 dans CARNET NOIR

 

HAPPY BIRTHDAY, VINCENT !

SHERMAN

VINCENT SHERMAN (1906-2006), RÉALISATEUR QUI DIRIGEA LES PLUS GRANDES STARS DE LA WARNER BROS À L’ÂGE D’OR D’HOLLYWOOD.

 
2 Commentaires

Publié par le 16 juillet 2018 dans ANNIVERSAIRES

 

« EDEN LAKE » (2008)

EDEN.jpgPour donner une vague idée de l’électrochoc provoqué par la vision de « EDEN LAKE », imaginons que la séquence du viol de « DÉLIVRANCE » ne durerait pas quelques minutes, mais toute la durée du film ! D’ailleurs, le point de départ du scénario semble être un clin d’œil au chef-d’œuvre de John Boorman : le couple de ‘yuppies’ s’en va visiter un lac pour la dernière fois avant qu’il ne soit asséché, comme les quatre citadins avec la rivière sauvage.

Écrit et réalisé par James Watkins, « EDEN LAKE » est un œuvre d’une violence, d’une barbarie inouïes. Kelly Reilly et Michael Fassbender gentil couple en week-end vont devoir affronter les pires monstres qui se puissent imaginer : une bande d’adolescents menés par Jack O’Connell, psychopathe en herbe, qui vont les entraîner dans un engrenage sanglant de mort et de tortures. La montée du suspense et de l’horreur est admirablement menée, atteignant dans sa conclusion, des sommets rarement atteints. Il ne faut pas compter ici sur les clichés et conventions du cinéma de genre, « EDEN LAKE » est solidement enraciné dans un réalisme atroce et totalement crédible. L’idée de génie étant que le Mal absolu est incarné par un ado. « They’re just kids ! » sanglote une mère à la fin. Le dernier gros-plan, face au miroir, démontre sans emphase que le diable peut prendre toutes les formes, tous les âges.

Kelly Reilly trouve le rôle de sa vie, une prestation extrêmement physique qui voit la gentille institutrice proprette se métamorphoser en gibier traqué, couvert de boue, de vase et de sang. Fassbender donne une épaisseur à un rôle de M. Tout le monde confronté à la violence bestiale, faisant passer toutes les nuances de sa descente aux enfers. Quant à O’Connell, il est proprement terrifiant, bien davantage que tous les serial killers de ‘slashers’ où les clowns maléfiques de Stephen King.

EDEN2

KELLY REILLY, JACK O’CONNELL ET MICHAEL FASSBENDER

« EDEN LAKE » fait penser à « THE DESCENT » dans sa perfection formelle, dans le portrait en décomposition de son héroïne et dans l’état de choc dans lequel il laisse le spectateur non-averti. Un petit bijou de terreur.