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HAPPY BIRTHDAY, BURT !

YOUNG

BURT YOUNG, L’IRREMPLAÇABLE BEAU-FRÈRE ‘PAULIE’ DES « ROCKY », A AUSSI TOURNÉ AVEC POLANSKI, ALDRICH, LEONE, ETC.

 
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Publié par le 30 avril 2017 dans ANNIVERSAIRES

 

« MAL DE PIERRES » (2016)

Inspiré d’un roman italien de Milena Agus, « MAL DE PIERRES » est le huitième long-métrage réalisé par Nicole Garcia et probablement son plus abouti.mal

Situé pendant la guerre d’Indochine, le scénario décrit le personnage étrange et instable de Marion Cotillard, jeune femme névrosée et malade, exaltée jusqu’à la folie, asociale et – on le découvre bientôt – atteinte du « mal de pierres » : des calculs rénaux qui la tordent régulièrement de douleur. Mariée plus ou moins de force à un maçon catalan (Alex Brendemühl) qu’elle n’aime pas, elle rencontre pendant une cure en Suisse, un jeune officier (Louis Garrel) revenu du Vietnam pratiquement à l’agonie. Une folle passion va naître.

Rien que sur ces bases et grâce aux cadrages impeccables en Scope, à la photo délicate, à la maîtrise du flash-back, à l’intensité du trio de comédiens (qui n’ont pourtant pas toujours été très enthousiasmants par le passé), « MAL DE PIERRES » aurait déjà été un film très satisfaisant. Mais le « twist » qui survient dans son dernier quart et qui remet tout en question, lui donne une dimension et un romanesque insensés. On ne s’y attend pas, mais pourtant il paraît logique et inéluctable. Et le personnage du mari effacé, humilié, taiseux, véritable repoussoir jusque-là, prend subitement une extraordinaire dimension humaine. On applaudit des deux mains ! Le genre de révélation qui donne envie de revoir le film à peine a-t-on digéré sa surprise.

On pense parfois à « LA FIÈVRE DANS LE SANG », surtout dans la première partie, mais « MAL DE PIERRES » ne ressemble à aucun autre film d’amour et suit sa propre route jusqu’au bout, jusqu’à sa bouleversante conclusion. Cotillard, impeccable, tient le film sur les épaules, mais c’est Brendemühl qui reste ancré dans la mémoire et s’avère, au bout du compte, le vrai protagoniste. Très beau, vraiment…

 

HAPPY BIRTHDAY, FRED !

ZINNEMANN

FRED ZINNEMANN (1907-1997), RÉALISATEUR AUTRICHIEN À LA BRILLANTE ET ÉCLECTIQUE CARRIÈRE INTERNATIONALE.

 
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Publié par le 29 avril 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA INTERNATIONAL

 

« ÉTAT SECOND » (1993)

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JEFF BRIDGES

Le premier quart d’heure de « ÉTAT SECOND » est une pure merveille. On découvre peu à peu, pas à pas, les conséquences d’un crash aérien en suivant les traces d’un survivant (Jeff Bridges) qui semble guider quelques passagers hébétés, tel Moïse dans le désert. L’utilisation de la bande-son, le montage sont remarquables.fearless3

Pour parler en acronymes, Peter Weir décrit le PTS (Post traumatic stress) d’une NDE (Near death experience). Complètement métamorphosé par l’accident, l’architecte Bridges pense d’abord qu’il est mort et revenu en fantôme et qu’il est donc devenu invulnérable. Après s’être pris pour Moïse, il devient christique pour aider une jeune femme (Rosie Perez) qui a perdu son bébé, à retrouver le goût de vivre. Tout cela au détriment de sa propre famille qu’il délaisse tout à son « trip » mental qui le mène aux confins de la folie.

Excellent choix que Bridges pour ce rôle complexe qui marche littéralement « à côté de ses pompes ». Il joue cela avec une telle foi, une telle intensité qu’il finit par nous faire croire à ses pouvoirs surnaturels. Le flash-back dans l’avion où – juste avant le crash – il accepte subitement dans une illumination l’idée de mourir, est ce qu’il a fait de plus émouvant et profond à l’écran. Autour de lui, un beau casting : Rosie Perez à fleur de peau, étonnante malgré une voix suraiguë très crispante, Isabella Rossellini en épouse dépassée par les événements, John Turturro en psy timoré, Tom Hulce et Benicio Del Toro.

« ÉTAT SECOND » n’est pas exempt de longueurs et de lourdeurs (l’interminable séquence du centre commercial la veille de Noël qui casse sérieusement le rythme), il semble parfois faire du sur-place, mais le sujet est vraiment passionnant et original et on reste scotché à l’écran, attendant avec appréhension le moment où le rêve s’achèvera et où la mort reprendra ses droits. À voir donc, ne serait ce que pour Bridges qu’on a rarement vu aussi impliqué et identifié à un personnage. Et pour quelques scènes vraiment émouvantes, comme cette visite inopinée à la première femme de sa vie, alors qu’il est encore sous le choc.

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ISABELLA ROSSELLINI, JEFF BRIDGES ET ROSIE PEREZ

 

HAPPY BIRTHDAY, BRUNO !

KIRBY

BRUNO KIRBY (1949-2006), BON SECOND RÔLE DES ANNÉES 70/80, VU CHEZ COPPOLA, REINER, VERHOEVEN OU NEWELL.

 
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Publié par le 28 avril 2017 dans ANNIVERSAIRES

 

« ZARDOZ » (1974)

zardozOn ne pourra jamais reprocher à John Boorman de s’être reposé sur ses lauriers. Après le succès de « DÉLIVRANCE », œuvre difficile mais accessible, il signe « ZARDOZ », un film totalement dingue, n’entrant dans aucune catégorie, une sorte de fable new age, une réflexion (sous LSD) sur l’immortalité, le fossé séparant le peuple des « élites », l’exploitation de l’homme par l’homme et tutti quanti.

C’est à la fois excessivement naïf et très ironique, à tel point qu’on peine à déterminer si le ridicule de certaines situations et le kitsch hallucinant enrobant tout le film, sont délibérés ou pas. Dans un futur indéterminé, les très riches, devenus immortels, se sont isolés dans des « vortex » et ont réduit les « brutes » (les pauvres, quoi) en esclavage. Mais comme l’éternité c’est long, surtout vers la fin, ces malheureux nantis vêtus en hippies bariolés, ne rêvent que de mourir. Aussi accueillent-ils avec joie un « exterminateur » qui s’est introduit dans leur univers aseptisé.

C’est bourré de bonnes idées, la 7ème symphonie de Beethoven est magnifiquement utilisée, les paysages irlandais sont glorieux. Et on s’amuse bien à suivre les déambulations d’un Sean Connery en slip rouge et arborant une énorme natte, dans des décors extravagants.

Le personnage du dieu Zardoz (allusion au « Wizard of Oz ») ne cessant de faire des clins d’œil au public dans sa tenue de charlatan, et de répéter qu’il ne s’agit que d’une farce, on se dit que Boorman s’est bien amusé lui aussi, à se payer notre tête en nous plongeant dans des abysses de perplexité.

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SEAN CONNERY, SARA KESTELMAN ET CHARLOTTE RAMPLING

Connery joue le jeu sans se soucier de son image et sa première apparition est un hommage à 007 : il tire sur l’objectif de la caméra, comme dans les génériques de James Bond ! Charlotte Rampling est bien belle et les acteurs font ce qu’ils peuvent de rôles abstraits à la gestuelle ahurissante.

On se moque, mais il n’en reste pas moins que « ZARDOZ » possède sa petite musique et qu’il a le mérite de ne ressembler à aucun autre film. Pas si mal…

 

SPANISH WEST…

WESTSPAIN

SORTIES BLU-RAY ESPAGNOLES DE PLUSIEURS WESTERNS CONNUS ET BEAUCOUP MOINS CONNUS. STANWYCK, BRONSON, ELAM, ETC.