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HAPPY BIRTHDAY, JACQUES !

BECKER

JACQUES BECKER (1906-1960), UN DES PLUS GRANDS RÉALISATEURS FRANÇAIS, SEULEMENT UNE QUINZAINE DE FILMS ET PLUSIEURS CHEFS-D’ŒUVRE.

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Publié par le 15 septembre 2019 dans ANNIVERSAIRES, FILMS FRANÇAIS

 

BEFORE BREXIT…

UKBR

SORTIE IMMINENTE EN ANGLETERRE ET EN BLU-RAY : UN COFFRET FULLER, UN LOSEY ET DEUX DELON SIGNÉS DE GRANDS RÉALISATEURS.

 
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Publié par le 15 septembre 2019 dans ACTU DE BDW2, SORTIES DVD ET BLU-RAY

 

« QUICKSAND – RIEN DE PLUS GRAND » (2019)

« QUICKSAND – RIEN DE PLUS GRAND », est une minisérie suédoise de 6×52 minutes, qui – dès le premier épisode – souffre du maintenant très identifiable « syndrome Netflix » : une écriture flottante, une réalisation un peu cheap et des comédiens pas toujours au top.QUICKSAND.jpg

L’histoire, c’est celle d’un massacre dans un lycée, perpétré par un fils de riche névrosé (Felix Sandman) et, selon toute apparence, par sa petite amie Hanna Ardéhn. C’est narré en flash-backs, bâti autour de la relation entre ces deux ados aussi antipathiques l’un que l’autre, sur la justice qui se resserre autour de la survivante. Très bien ! Le problème, c’est que ce scénario aurait certainement été plus efficace dans la simple durée d’un long-métrage et surtout, qu’il ne tient absolument pas debout. On crée un suspense et un mystère artificiellement, en se contentant de dissimuler des informations au spectateur et en n’expliquant pas le comportement de la fameuse héroïne en prison. Est-elle réellement amnésique ? Sinon pourquoi garde-t-elle pour elle des explications qui auraient pu l’exonérer depuis le début ? On sent cette « triche » du début à la fin et on espère, sans trop y croire, un « twist » spectaculaire lors du dénouement, qui viendra justifier (et excuser) cette paresse d’écriture, cette platitude. Eh bien, pas du tout ! L’épilogue est incroyablement décevant.

Comme c’est très moyennement interprété, que les jeunes acteurs en plein âge ingrat, ne sont pas d’une folle photogénie, « QUICKSAND » n’est en fin de compte qu’une perte de temps. Et la conclusion, unique raison pour laquelle on suivra la minisérie jusqu’au bout, ne rattrape vraiment pas les choses.

 

HAPPY BIRTHDAY, ANTONIO !

ROJO

ANTONIO MOLINO ROJO (1926-2011), SECOND RÔLE ESPAGNOL AUX 140 FILMS, QUI TOURNA CINQ FOIS SOUS LA DIRECTION DE SERGIO LEONE.

 
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Publié par le 14 septembre 2019 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA INTERNATIONAL

 

« UN TRAÎTRE IDÉAL » (2016)

Adapté d’un roman de John Le Carré, réalisé par la téléaste Susanna White, « UN TRAÎTRE IDÉAL » a toutes les apparences d’un film d’espionnage anglais comme on en a déjà tant vu. Mais il ne faut jamais se fier aux apparences car il s’avère être un excellent film aux enjeux psychologiques puissants et aux personnages très bien campés.KIND

Stellan Skarsgård – parfaitement utilisé – est un comptable de la mafia russe qui, se sachant condamné par son nouveau boss, décide de vendre ses secrets, impliquant de hauts dignitaires britanniques, au MI6 en échange d’une protection pour sa famille. Il compromet un innocent quidam (Ewan McGregor) et sa femme (Naomie Harris) croisés par hasard, qui vont s’attacher à son sort. C’est une course-poursuite à travers le Maroc, la France, la Suisse et l’Angleterre, toute empreinte de paranoïa et de violence. Mais le plus intéressant et original, est l’amitié soudaine mais bien réelle entre le « traître » sympathique et truculent et le jeune professeur généreux et chevaleresque. Le tandem d’acteurs fonctionne à plein régime, soutenu par d’excellents seconds rôles comme Damian Harris, en maître-espion ambigu. Étonnamment soigné au niveau visuel et esthétique, « UN TRAÎTRE IDÉAL » doit beaucoup à son directeur photo, Anthony Dod Mantle (« FESTEN », « DREDD ») dont le sens du cadrage et les lumières contrastées jouant avec les reflets, apportent une grande classe au film tout entier. Malgré quelques petites impasses scénaristiques et des ellipses très abruptes (on aurait quand même bien voulu savoir ce qui a pu se passer dans l’hélicoptère, à la fin !), « UN TRAÎTRE IDÉAL » est un bon suspense humain et dépourvu de sensiblerie.

 

UN McQUEEN INÉDIT ?

Jusqu’à présent personne n’avait osé. Pas même les Italiens. D’ailleurs, on se disait qu’il fallait être sacrément culotté pour éditer « DIXIE DYNAMITE », série B de poursuites redneck avec Warren Oates et Christopher George, un vrai et pur nanar, en tant que nouveau film avec Steve McQueen en vedette !DIXIE

Eh bien, c’est chose faite ! Et l’exploit nous vient d’Allemagne. Il faut savoir que McQueen, alors semi-retraité, était allé rendre visite à ses potes cascadeurs sur ce tournage et qu’il avait accepté d’effectuer des courses à moto. Il apparaît quelques secondes, vêtu d’une combinaison verte, en plan large et le visage entièrement dissimulé par son casque. Oui, le Steve n’était qu’un anonyme cascadeur impossible à identifier dans « DIXIE DYNAMITE » ! On aimerait tant voir la tête de ses fans quand ils vont glisser le DVD dans leur lecteur, attendant fébrilement qu’apparaisse leur héros.

À noter que si son nom apparaît seul au-dessus du titre, son visage est étonnamment absent de la jaquette. Sursaut d’honnêteté ou simple flemme de refaire l’affiche ?

 

« THE BIG HIT » (1998)

Réalisé par le hongkongais Kirk Wong, « THE BIG HIT » part du concept opportuniste de mixer l’univers des hitmen à la John Woo (d’ailleurs producteur du film !) et la grosse comédie pour teenagers, pour un polar déjanté, bruyant et mettant en vedettes des boys band musculeux et brillantinés.BIGHIT.jpg

On sent planer tout du long l’influence de Tarantino, mais tout cela est tellement fabriqué, trafiqué et sans spontanéité, qu’on s’ennuie rapidement. Et ce, malgré un assez bon casting et des séquences d’action spectaculaires pour l’époque. Le film se laisse suivre grâce à la prestation sincère et attachante de Mark Wahlberg, qui campe un tueur à gages timide et complexé dont tout le monde – et tout spécialement les femmes – profite sans vergogne. Avec sa petite taille, ses cheveux teints en roux, l’acteur crée un personnage humain et crédible, ce qui n’est pas un mince exploit dans le contexte général. Autour de lui, Lou Diamond Phillips en fait des mégatonnes en collègue cynique, stupide et traître, mais il est amusant. Elliott Gould fait n’importe quoi en futur beau-père allergique à l’alcool. Seule la jeune China Chow parvient à tirer quelque chose de son rôle d’otage pleine d’entrain.

Il n’est pas évident d’épiloguer sur un film qui ne raconte à peu près rien et tente trop ostensiblement d’exploiter les filons à la mode de l’époque. Ce n’est pas parce que les tueurs sont des moulins à parole que c’est du Tarantino, pas parce qu’on tire à tout-va au ralenti avec plusieurs flingues en même temps qu’on fera oublier John Woo. « THE BIG HIT » est une sorte de pastiche pas très drôle ni très fin, qui se laisse regarder avec indifférence mais qui n’a rien à proposer d’original ou d’inédit.