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« DOOM » (2005)

DOOM2A priori, bien que méfiant, on se dit qu’un film avec à son générique la sublime Rosamund Pike ne peut pas être complètement mauvais. Puis on se convainc que le sympathique Dwayne Johnson en « bad ass » de l’espace, ça peut être amusant. Enfin, on se rappelle qu’il arrive à Karl Urban d’être très bien et on se souvient même – en forçant un peu – qu’Andrzej Bartkowiak fut un honnête directeur photo sur de grosses productions hollywoodiennes avant de passer à la réalisation. Au final, cela fait-il de « DOOM » un bon film ?

Hélas, pas vraiment. Le scénario est un mélange de « ALIENS » (on en parcourt des kilomètres de couloirs avec de gros flingues au poing !) et de « RESIDENT EVIL », d’une platitude inouïe, se vautrant sans complexe dans le déjà-vu et les emprunts trop voyants. L’action, claustrophobique et répétitive, est d’autant plus irritante, que le spectateur a systématiquement plusieurs trains d’avance sur les personnages, ce qui rend tout cela bien fastidieux. On atteint le fond avec une scène « subjective » directement extraite d’un jeu vidéo. Qui a bien pu avoir cette idée exécrable ?

C’est proprement filmé, ceci mis à part, les protagonistes sont bien définis, même si très caricaturaux et « The Rock » a un rôle étonnamment évolutif de super-sergent charismatique un peu trop fidèle au règlement, jusqu’à en devenir de plus en plus dangereux. Rosamund est toujours aussi photogénique en archéologue pas facilement impressionnable et Richard Brake en fait des tonnes en soldat libidineux et tête-à-claques.

DOOM

ROSAMUND PIKE, DWAYNE JOHNSON ET KARL URBAN

Alors, à voir quand même, « DOOM » ? Franchement ce n’est pas indispensable. On a vu tellement mieux dans le genre ! Que retenir de positif ? Des zombies particulièrement répugnants, une autopsie à soulever le cœur et un effet spécial très réussi : le nano-mur.

 

CHARLEY’S QUIZ (30)

CB QUIZ30

QUAND CHARLEY VA CHEZ LE BARBIER, CE N’EST PAS CHEZ N’IMPORTE QUI. LE NOM DU BARBIER ? ET LE TITRE DU FILM PENDANT QU’ON Y EST ?

 
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Publié par le 17 août 2017 dans ACTU DE BDW2, LA LÉGENDE DE CHARLEY

 

HAPPY BIRTHDAY, JAMES !

CAMERON

CHACUN A SES JAMES CAMERON PRÉFÉRÉS. VOICI CEUX DE « BDW2 » : LE QUARTET GAGNANT DES ANNÉES 80, QUI A CHANGÉ LE CINÉMA D’ACTION.

 
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Publié par le 16 août 2017 dans ANNIVERSAIRES

 

MIKE KOVAC RETURNS !

MWC

L’INTÉGRALE DE « MAN WITH A CAMERA » RÉÉDITÉE PAR MILL CREEK AUX U.S.A. SORT EN OCTOBRE. IMAGE REMASTÉRISÉE ? LE SUSPENSE EST ENTIER…

 

« BIENVENUE DANS LA JUNGLE » (2003)

RUNDOWN2« BIENVENUE DANS LA JUNGLE » est le second long-métrage réalisé par l’acteur Peter Berg, promis à une belle carrière et le premier film où Dwayne Johnson prend officiellement le relais d’Arnold Schwarzenegger dans un cinéma de distraction, puisque celui-ci vient carrément lui souhaiter de « bien s’amuser », le temps d’un sympathique caméo au début, en le croisant dans une boîte de nuit.

Inspiré à la fois de « À LA POURSUITE DU DIAMANT VERT » et de « MIDNIGHT RUN », ce mélange d’aventures exotiques et de comédie à gros sabots se laisse regarder, c’est indéniable. Mais le scénario est faible et le tandem créé par Johnson et le très exaspérant Seann William Scott est plombé par l’inexpérience du premier et le cabotinage du second. Reste que les paysages d’Amazonie sont beaux, que Christopher Walken semble énormément s’amuser en horrible capitaliste. Il a deux ou trois monologues « walkéniens » qui lui ont sans doute fait accepter le rôle. La réplique : « Ils ont piqué ma dent », est savoureuse.

Dommage que les bagarres « câblées » aient pris un sévère coup de vieux, que les F/X hallucinogènes soient d’une telle laideur, car de temps en temps, passent un vrai enthousiasme, une envie de s’amuser sans complexe. Mais c’est définitivement trop idiot pour tenir longtemps en haleine. Heureusement, « The Rock » a de la présence et dégage une certaine humanité dans ce personnage de chasseur-de-primes rêvant d’ouvrir un restaurant (encore un détail piqué à « MIDNIGHT RUN » !) et Rosario Dawson est bien belle en passionaria peu patiente.

À voir d’un œil distrait donc, ce « BIENVENUE DANS LA JUNGLE » à l’écriture trop bâclée et au montage trop épileptique, en partie sauvé par sa distribution et aussi par sa bonne humeur.

RUNDOWN

DWAYNE JOHNSON, ROSARIO DAWSON ET CHRISTOPHER WALKEN

 

CHARLEY’S QUIZ (29)

CB QUIZ 29

LE JEUNE CHARLEY MANGE SA SOUPE AVEC SES FRÈRES. MAIS QUI EST LE VISITEUR DEBOUT ? ET DE QUEL FILM S’AGIT-IL ? RÉALISÉ PAR…?

 
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Publié par le 16 août 2017 dans ACTU DE BDW2, LA LÉGENDE DE CHARLEY

 

« THE GIRL WITH ALL THE GIFTS » (2016)

Adapté d’un roman, « THE GIRL WITH ALL THE GIFTS » démarre de manière délibérément déroutante, nous fait pénétrer doucement dans un univers de science-fiction cauchemardesque (des enfants emprisonnés et torturés), avant de se révéler pour ce qu’il est : un film de zombies !GIRL

Mais l’approche de Colm McCarthy est sensiblement différente des films habituels du genre. Tout est vu à travers les yeux d’une jeune « affamée » (c’est ainsi qu’on les nomme), l’épidémie provient d’un champignon qui prend possession du cerveau des humains et la conclusion est extrêmement originale dans son propos : et si l’extinction de l’espèce humaine n’était pas une catastrophe, en fin de compte, mais une évolution normale, voire nécessaire ?

Bien sûr, avec le déferlement de films et de série sur le thème du mort-vivant, « THE GIRL WITH ALL THE GIFTS » peine à trouver son originalité dans son déroulement, mais la petite Sennia Nanua est vraiment formidable dans le rôle de ‘Melanie’, fillette intelligente et avide d’apprendre, luttant comme elle peut contre sa nature de fauve vorace. Elle a une belle relation avec Gemma Arterton jouant sa prof généreuse. À leurs côtés, Glenn Close est une chercheuse acharnée et sans état d’âme et Paddy Considine est excellent comme toujours en militaire compétent mais dépassé par les événements.

Entre le drame psychologique et l’horreur pure, le film parvient à captiver sur près de deux heures, grâce à son refus du spectaculaire gratuit. Il n’est pourtant pas avare de ‘gore’ et de suspense, ni de poussées d’adrénaline, mais on sent toujours qu’il y a un propos au-delà des conventions du genre. Un peu le négatif de la série « WALKING DEAD » en somme, qui elle, prône la survie du genre humain à n’importe quel prix.