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JUNIOR IS COMING…

Eh bien, voilà ! Après plusieurs décennies d’éditions DVD hideuses recadrées ou en 4/3, « JUNIOR BONNER, LE DERNIER BAGARREUR » sort enfin en Blu-ray ! Malgré le titre français bien ringard, c’est un des rares films de Sam Peckinpah où la violence n’occupe qu’une place très mineure, voire inexistante.BONNER

Le film sort seulement aux U.S.A. le 31 octobre, chez Kino Classics, mais c’est déjà un premier pas pour sortir de l’ombre ce joli opus nostalgique de « Bloody Sam », situé dans l’univers en sursis du rodéo et interprété par Steve McQueen, Ida Lupino, Robert Preston, Ben Johnson et Joe Don Baker.

C’était l’ultime film introuvable du réalisateur et de l’acteur principal (puisque « UNE CERTAINE RENCONTRE » sort également ces jours-ci), ce qui va pouvoir combler les emplacements demeurés longtemps vacants sur les étagères des complétistes.

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« DÉTOUR » (2016)

« DÉTOUR », écrit et réalisé par l’intéressant Christopher Smith (« TRIANGLE », « BLACK DEATH ») ne présente aucun rapport avec le classique du ‘film noir’ de 1945, même si on en voit un extrait-clin d’œil à la TV dans le présent film.DETOUR

« DÉTOUR » fait plutôt penser aux premières œuvres des frères Coen et recherche l’originalité non pas dans l’histoire elle-même, mais plutôt dans la manière de la raconter. La descente aux enfers de ce jeune garçon riche (Tye Sheridan) qui hait son beau-père et se laisse embarquer par un voyou (Emory Cohen) et sa copine (Bel Powley) dans un périple meurtrier, est narrée de façon extrêmement déroutante, mêlant passé et présent et donnant à penser qu’on suit deux versions différentes du même postulat en montage parallèle. On est donc accroché par cette incertitude permanente, par l’ambiance de ‘road movie’ et par la remarquable utilisation que fait Smith des objectifs à courte focale et du format Scope.

C’est donc très original et plaisant à suivre, mais le gros « hic » provient du casting de jeunes acteurs, gauches et sans aucune épaisseur, qui occupent l’espace pendant 90 minutes. Si Sheridan parvient à émerger plus ou moins, il n’en demeure pas moins très inexpressif. Cohen, déjà crispant dans « BROOKLYN », joue sur une seule tonalité, n’apportant aucune ambiguïté, aucun réel danger. Même chose pour Bel Powley en prostituée peroxydée et balafrée. Ils ne parviennent pas à donner vie à leurs personnages et à insuffler un peu d’humanité au processus.

Il n’en reste pas moins que Christopher Smith maîtrise l’image et le son à la perfection, qu’il a son univers maintenant bien établi et s’amuse avec brio des ruptures temporelles, des ‘twists’ et des effets-choc finement distillés. Espérons qu’il sera plus pointilleux sur le choix de ses comédiens la prochaine fois !

 

HAPPY BIRTHDAY, JOHN !

WOO

JOHN WOO, L’HOMME VENU DE HONGKONG POUR RÉINVENTER LE CINÉMA D’ACTION. UNE FIN DE CARRIÈRE ÉTRANGEMENT DÉCEVANTE…

 
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Publié par le 22 septembre 2017 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA INTERNATIONAL

 

BERNIE CASEY : R.I.P.

CASEY

BERNIE CASEY (1939-2017), EX-SPORTIF DEVENU UN BON SECOND RÔLE, VU DANS « L’ANTI-GANG » OU « JAMAIS PLUS JAMAIS ».

 
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Publié par le 21 septembre 2017 dans CARNET NOIR

 

« L’HOMME QUI AIMAIT LES FEMMES » (1977)

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CHARLES DENNER

Charles Denner fut un des comédiens les plus singuliers du cinéma français, une personnalité à part au style de jeu excessif et spontané n’appartenant qu’à lui. Il sut inspirer Lelouch, Chabrol, Gavras et aussi François Truffaut qui lui offre le rôle de sa vie avec « L’HOMME QUI AIMAIT LES FEMMES ».AIMAIT3

Sous forme de chronique narrée en voix « off », le film raconte la vie d’un quidam obsédé par la gent féminine. Toutes les femmes quelles qu’elles soient. C’est une sorte de ‘serial lover’ que la composition de Denner rend presque inquiétant. Intense, fiévreux, monomaniaque, il suit à la manière d’un tueur en série, des inconnues dans la rue, les séduit et ne cherche que rarement à les revoir. Il n’a pourtant rien d’un Don Juan, ne serait-ce que physiquement avec son allure d’épervier famélique, mais il accumule les conquêtes de façon compulsive. Avec ce portrait en forme de mosaïque, Truffaut parle manifestement des choses qui le fascinent : les femmes donc, mais aussi les livres puisque Denner finit par écrire sa biographie qui paraîtra sous le titre… du film. Une jolie mise en abyme, portée par un dialogue spirituel et élégant et même un certain humour sous-jacent. On peut – comme c’est parfois le cas – être irrité par la manière de jouer de certains acteurs, typique des films du réalisateur. Mais aux côtés d’un Denner vraiment extraordinaire et imprévisible, on remarque Nelly Borgeaud époustouflante en « foldingue » dangereuse, Geneviève Fontanel en femme mûre n’aimant que les hommes jeunes et Leslie Caron magnifique dans une unique séquence révélatrice.

« L’HOMME QUI AIMAIT LES FEMMES » est, avec « LES 400 COUPS » et « LA NUIT AMÉRICAINE » un des films de Truffaut que peuvent aimer ceux qui n’apprécient généralement pas ses œuvres.

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LESLIE CARON, CHARLES DENNER ET NELLY BORGEAUD

 

HAPPY BIRTHDAY, CALEB !

DESCHANEL

CALEB DESCHANEL, UN DES GRANDS DIRECTEURS PHOTO DE SA GÉNÉRATION, À LA CARRIÈRE ÉTRANGEMENT PEU PROLIFIQUE. GRAND ARTISTE !

 
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Publié par le 21 septembre 2017 dans ANNIVERSAIRES

 

JAKE LaMOTTA : R.I.P.

LAMOTTA

JAKE LaMOTTA (1921-2017), CHAMPION DE BOXE, ACTEUR OCCASIONNEL, SA BIO INSPIRA MARTIN SCORSESE POUR « RAGING BULL ».

 
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Publié par le 20 septembre 2017 dans CARNET NOIR