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ALICE DRUMMOND : R.I.P.

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ALICE DRUMMOND (1928-2016), ACTRICE DE SECOND PLAN DES ANNÉES 80, INOUBLIABLE DANS « L’ÉVEIL ».

 
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Publié par le 3 décembre 2016 dans CARNET NOIR

 

« CAFÉ SOCIETY » (2016)

Woody Allen en est à son 50ème film et des poussières comme réalisateur, le fan des années 80 attend mollement sa livraison annuelle sans plus espérer de miracle. Cela fait un moment maintenant, que le new-yorkais n’a plus grand-chose de nouveau à raconter. Alors il voyage, fait du tourisme, s’offre des petites fantaisies, fait tourner de jolies comédiennes.cafe

Dans « CAFÉ SOCIETY », on fait des aller-retour entre Manhattan et L.A., on suit le parcours d’un jeune homme naïf (Jesse Eisenberg, qui se fait pardonner son horrible prestation dans « BATMAN vs. SUPERMAN »), qui tombe amoureux de la maîtresse de son oncle, un puissant agent hollywoodien. Ah oui ! Ça se déroule dans les années 30, la photo de Vittorio Storaro est d’une beauté à couper le souffle, les décors sont magnifiques et Kristen Stewart et Blake Lively rivalisent de beauté.

À part cela, qu’est-ce que ça raconte exactement « CAFÉ SOCIETY » ? Difficile à dire. Un apprentissage ? Un parcours initiatique dans la jungle du showbiz ? Le premier amour qu’on ne parvient jamais à oublier ? Un peu tout cela à la fois, mais pas plus… Autrement dit, pas lourd !

Vu la splendeur de l’environnement, c’est très plaisant à regarder. On retrouve des échos de films anciens comme « RADIO DAYS » ou « LA ROSE POURPRE DU CAIRE », la famille juive est – comme toujours chez Allen – dépeinte avec verve et tendresse. On s’amuse aussi de voir que Eisenberg reprend les intonations de son réalisateur, comme tant d’acteurs avant lui. Et la voix « off » de Woody lie le tout adroitement et nous faire sentir en terrain familier.

Au sein d’un casting homogène, Steve Carell confirme qu’il n’a rien de passionnant à offrir et Sheryl Lee passe tellement vite, qu’on peine à l’identifier. Dommage…

« CAFÉ SOCIETY » est un cru moyen mais nullement désagréable. Et vraiment, Kristen et Blake sont absolument ravissantes !

 

HAPPY BIRTHDAY, ANNA !

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ANNA CHLUMSKY, EX-ENFANT VEDETTE, MÉMORABLE EN ATTACHÉE DE PRESSE SURVOLTÉE DANS LA SÉRIE TV « VEEP ».

 
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Publié par le 3 décembre 2016 dans ANNIVERSAIRES

 

DON CALFA : R.I.P.

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DON CALFA (1939-2016), SECOND RÔLE AUSSI À L’AISE DANS LA MENACE QUE DANS LE COMIQUE. MÉMORABLE DANS « WEEK-END AT BERNIE’S ».

 
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Publié par le 2 décembre 2016 dans CARNET NOIR

 

HAPPY BIRTHDAY, LIZA !

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LIZA KREUZER, ACTRICE ALLEMANDE AUX 150 FILMS ET TÉLÉFILMS, CONNUE POUR SA COLLABORATION AVEC WIM WENDERS.

 
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Publié par le 2 décembre 2016 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA INTERNATIONAL

 

« ROGUE » (2007)

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RADHA MITCHELL

Parmi la très nombreuse descendance de « JAWS », « ROGUE » fait partie du haut-du-panier. Ce « film de croc » australien, conçu par le créateur de la terrifiante franchise « WOLF CREEK » n’a rien d’une série B torchée à la va-vite. C’est un film sérieux, intense, avec en filigrane une dimension surnaturelle.rogue3

Quand la petite embarcation pour touristes s’aventure sur un territoire sacré des aborigènes, elle s’expose à la vengeance d’un saurien géant et vorace, qu’on assimile plus ou moins consciemment à l’esprit vengeur des ancêtres. Le scénario est extrêmement ramassé, d’une crédibilité de chaque instant, ne serait-ce que dans les réactions du petit groupe réuni pour une nuit de cauchemar sur un îlot progressivement englouti par la marée montante. Avec ses plans aériens, ses mouvements de caméra circulaires, sa photo cristalline, Greg McLean immerge dans ce suspense essentiellement physique, qui ne cède à aucun poncif hollywoodien (SPOILER : la dame atteinte du cancer s’en sort indemne, mais le chien sera bouloté !) et s’achève dans un affrontement hallucinant entre l’homme civilisé (Michael Vartan) et la bête préhistorique dans une caverne suintante.

Une des grandes forces du film réside dans la qualité de son casting : Vartan et Radha Mitchell en guide sexy sont impeccables. S’ils sont un peu – et très injustement – oubliés aujourd’hui, certains seconds rôles ont fait leur chemin en dix ans : Sam Worthington (« AVATAR ») jouant ici un « plouc » pas très futé mais courageux, John Jarratt le serial killer de « WOLF CREEK », excellent en veuf taciturne et une toute jeune Mia Wasikowska dans une de ses premières apparitions à l’écran.

Dans les limites du genre qu’il s’est choisi d’illustrer, « ROGUE » (également connu sous le titre « SOLITAIRE ») est une belle réussite, un film maîtrisé, intelligent, refusant le cliché et le ‘gore’ gratuit. À réévaluer, certainement.

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MIA WASIKOWSKA, RADHA MITCHELL, SAM WORTHINGTON ET MICHAEL VARTAN

 

« ROCK » (1996)

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SEAN CONNERY ET NICOLAS CAGE

Vingt ans après sa sortie, revoir ce qui fut au bout du compte le meilleur blockbuster des années 90, peut éveiller quelque appréhension. Ce genre de film d’action survitaminé vieilit généralement très vite et très mal.rock2

Bonheur ! Ce n’est pas du tout le cas de « ROCK » ! Avec son scénario simple mais très vissé, son casting cinq étoiles, son montage haletant (rares sont les plans qui durent plus de trois secondes) et surtout sa BO enthousiasmante de Hans Zimmer, le film a magnifiquement passé le cap des années et son humour sous-jacent lui permet de ne pas s’être ringardisé comme bon nombre de ses contemporains.

Tout invraisemblable qu’il soit, le script séduit par son absence de complexe et par son refus du manichéisme. Un exemple ? Même le méchant général (Ed Harris) menaçant d’empoisonner San Francisco a de bonnes raisons d’être passé de l’autre côté et connaît le doute et le remords. Une première dans ce genre de produit ! Le décor d’Alcatraz est exploité au maximum, les séquences d’action durent exactement le temps nécessaire et sont toujours indispensables à l’histoire. Mais ce qui fait le vrai « plus » de « ROCK », c’est la présence de Sean Connery. À 66 ans, en pleine possession de ses moyens, il fait un ultime adieu à 007 en incarnant une sorte d’avatar du rôle qui fit jadis son succès. Mais un Bond malchanceux qui au lieu de boire des Martini et de lutiner des « girls », aurait passé trois décennies en cellule. La date de son incarcération ? 1962. Au moment précis où « DR. NO » sortait en salles ! Probablement pas une coïncidence… Puissant, narquois, l’Écossais est un vrai plaisir à regarder. Face à lui, Nicolas Cage, encore à peu près regardable, joue un « geek » pince-sans-rire. Harris est excellent dans un rôle auquel il apporte une tension extrême. De superbes seconds rôles comme Michael Biehn, David Morse ou William Forsythe assurent l’arrière-plan. À noter la présence fugitive de Jim Caviezel en pilote.

Pas d’angoisse donc, on peut parfaitement revoir « ROCK » aujourd’hui, sans craindre d’énorme déconvenue. C’est du blockbuster esthétiquement soigné où tout le monde ou presque peut trouver son compte. Et – répétons-le – la musique de Hans Zimmer est pour beaucoup dans le plaisir (un brin coupable) qu’on prend à cette projection.

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ED HARRIS, NICOLAS CAGE ET SEAN CONNERY