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LINDA MANZ : R.I.P.

MANZ

LINDA MANZ (1961-2020), JEUNE ACTRICE DES SEVENTIES, REMARQUÉE DANS « LES MOISSONS DU CIEL » ET « LA GARÇONNE » EN TÊTE D’AFFICHE

 
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Publié par le 15 août 2020 dans CARNET NOIR

 

HAPPY BIRTHDAY, MARIA !

BUCCELLA

MARIA GRAZIA BUCCELLA, STARLETTE DES ANNÉES 60, APERÇUE DANS « L’ARMÉE BRANCALEONE » ET « PANCHO VILLA »

 
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Publié par le 15 août 2020 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ITALIEN

 

« DÉSIRS HUMAINS » (1954)

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GLORIA GRAHAME ET GLENN FORD

Déjà adapté par Jean Renoir en 1938, le roman « LA BÊTE HUMAINE » d’Émile Zola connaît une nouvelle version, américaine cette fois, sous la direction de Fritz Lang.DESIRE

« DÉSIRS HUMAINS » est un ‘film noir’ dans la grande tradition, avec une « bad girl » poussant son amant naïf à tuer son mari, mais le scénario est très édulcoré : la folie du personnage central, le cheminot joué par Glenn Ford est complètement oblitérée, le dénouement terrible a été considérablement allégé et au bout du compte, seule la garce Gloria Grahame paiera pour ses péchés. De ce côté-là, le film est décevant, voire agaçant, par sa volonté d’américaniser ce sujet à l’implacable noirceur. Ford n’a vraiment rien à voir avec le personnage du roman : c’est un vétéran de la Corée, affable et crédule, manipulé par une femme qui l’obsède, mais qui saura s’arrêter juste à temps. À se demander quel est maintenant l’intérêt de cette histoire. C’est néanmoins très bien confectionné, la direction d’acteurs est sans reproche : Ford, dans son emploi habituel de brave type, Broderick Crawford, le visage suant, bouffi d’alcool, en mari jaloux et violent. Dans cette version, la « bête humaine », c’est lui ! Il fait vraiment peur par moments. Mais le film est un véritable festival Gloria Grahame, alors dans la plus belle partie de sa carrière. Elle est magnifique de duplicité, au point qu’on ne sait jamais exactement où commencent et finissent ses mensonges. Du début à la fin, elle oscille entre la femme battue fragile, à la merci des hommes et la tireuse de ficelles sans aucun scrupule. Du grand art et un des meilleurs rôles de cette comédienne sous-estimée, qui a pourtant fortement marqué le genre.

Un bon film donc, indéniablement, à ne pas comparer toutefois au Renoir, car il n’en sort pas à son avantage. L’espèce de « happy end » est excessivement plat et forcé et dénature le film tout entier.

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BRODERICK CRAWFORD, GLORIA GRAHAME ET GLENN FORD

 

« DAGON » (2001)

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MACARENA GÓMEZ

Adapté de deux nouvelles de H.P. Lovecraft, « DAGON » est une production ibérique réalisée par Stuart Gordon (« RE-ANIMATOR ») en anglais et en espagnol.DAGON

Transposée de nos jours, sur une île peuplée d’habitants mutants, esclaves d’une secte démoniaque, l’action se focalise sur un geek et sa fiancée traqués par les monstres et qui – on le découvre au fur et à mesure – ne sont pas au bout de leurs surprises concernant leur propre passé. Ce qui frappe d’emblée avec ce film, c’est son amateurisme. Acteurs très limite, montage approximatif, musique inaudible, F/X globalement ringards, etc. Mais il demeure quelque chose de sympathique dans ce projet, qui remet en lumière l’univers totalement dément de Lovecraft avec son dieu à tentacules Cthulu, ses hommes-poissons, ses sacrifices humains. On sent bien que Gordon lorgne vers l’humour iconoclaste de son « RE-ANIMATOR » sans oser vraiment y céder. Son acteur Ezra Godden n’est pas très loin de ressembler à un petit-cousin du Ash de « EVIL DEAD ». Fallait-il succomber à la tentation ? Peut-être. Car tel qu’il est, « DAGON » nécessite un regard indulgent et bienveillant du spectateur tant le scénario est anémique, dépourvu de péripéties et tant le final est ahurissant de kitscherie. Heureusement, les actrices sont belles : Raquel Moroño en girl friend énergique et surtout Macarena Gómez, amusante en femme-poulpe illuminée et incestueuse. On a un peu de mal à reconnaître le vétéran Francisco Rabal dans son rôle – un de ses derniers – d’ivrogne au centre de la scène la plus gore du film, où il se fait arracher le visage par un prêtre, sans qu’aucun détail atroce ne nous soit épargné.

Tout n’est pas à jeter dans « DAGON ». L’ambiance pluvieuse de l’île est bien rendue, la photo plutôt soignée et le mood plaisant.

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RAQUEL MOROÑO, EZRA GODDEN ET FRANCISCO RABAL

 

TORTURE ALL’ ITALIANA !

FRECCIA« BDW2 » est heureux et fier de vous présenter aujourd’hui une nouvelle affiche/arnaque venue d’Italie et datant du début des années 70. Elle est de toute beauté et concerne, qui plus est, la mascotte historique du site : Charley Bronson !

« LA TORTURE DE LA FLÈCHE » met donc en vedette notre ami, dans un rôle d’Indien à couettes. Il est tellement vedette d’ailleurs, qu’il apparaît deux fois sur l’illustration : en gros-plan hiératique et aussi tous muscles déployés, prêt à envoyer une flèche sur le spectateur. À l’arrière-plan, on voit Rod Steiger, colt au poing, qui semble être son ennemi juré. Il y a aussi un « soldat bleu », une flèche dans le dos, affalé dans un paysage fordien. Bien sûr, tout cela n’a rien à voir avec la réalité, puisqu’il s’agit d’une réédition trafiquée du « JUGEMENT DES FLÈCHES » de Sam Fuller, dont le héros est Steiger et où Bronson n’a qu’un petit rôle. Charme inaltérable de ces petites arnaques opportunistes et décomplexées, soigneusement peintes par des dessinateurs dûment briefés : « Écoute Mario, je ne sais pas de quoi il parle, ce film ! Pas eu le temps de le voir. Voilà des photos pour t’inspirer. Tout ce que je sais, c’est que c’est un western, que Bronson doit être en premier sur la locandina et qu’on doit voir ses muscles ».

 
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Publié par le 13 août 2020 dans ARNAQUES !, LA LÉGENDE DE CHARLEY

 

« SKYFALL » (2012)

SKYFALL« SKYFALL » est le 3ème 007 de l’ère Daniel Craig et, c’est très subjectif, un des meilleurs de toute la franchise, tout en étant le plus atypique.

À la base, c’est la banale histoire d’un ex-espion (Javier Bardem) vendu à l’ennemi par « M » (Judi Dench) et obsédé par l’idée de se venger. Le scénario très alambiqué et bourré de péripéties, implique James Bond qui commence à souffrir d’obsolescence, à l’image de Sean Connery dans « JAMAIS PLUS JAMAIS ». Les auteurs s’offrent le luxe de révéler son passé d’orphelin écossais (clin d’œil au même Connery ?) tout en développant une relation mère/fils avec sa patronne. C’est un réalisateur ambitieux, Sam Mendes, qui est aux manettes, un chef-opérateur haut-de-gamme comme Roger Deakins qui éclaire. Autant dire que « SKYFALL » offre du grand spectacle, des poursuites époustouflantes, des bagarres ultra-brutales et quelques images à filer le frisson, comme ce plan où Bardem révèle son visage complètement défiguré et des séquences d’anthologie comme la bataille dans la maison de famille des Bond. Craig est maintenant parfaitement identifié au personnage. À 44 ans, il incarne un 007 usé et faillible très intéressant. Et c’est un bonheur de voir Judi Dench, magnifique, dans un rôle central à l’action. Dans un cast brillant, dominé par un Bardem flamboyant, en roue-libre, on reconnaît Naomie Harris en Moneypenny, Albert Finney en garde-chasse, Ralph Fiennes en bureaucrate pas si antipathique qu’il n’en a l’air et Rory Kinnear qui reprend son rôle de bras-droit pour la troisième fois.

Pas une seconde d’ennui ou de redondance dans « SKYFALL », et ce sur plus de deux heures. Même les poursuites sont palpitantes ! On a même droit – et c’est vraiment la grande révolution – à une scène ouvertement gay entre Craig et Bardem, où Bond laisse entendre que peut-être… peut-être… Mais n’en disons pas davantage ! « SKYFALL » est vraiment un grand Bond et un remarquable film d’action.

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DANIEL CRAIG, BÉRÉNICE MARLOHE, NAOMIE HARRIS, JAVIER BARDEM ET JUDI DENCH

 

TRINI LÓPEZ : R.I.P.

LOPEZ

TRINI LÓPEZ (1937-2020), CHANTEUR POPULAIRE DES SIXTIES, IL N’A QUE PEU TOURNÉ. SEUL RÔLE (UN PEU) MÉMORABLE : « 12 SALOPARDS »

 
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Publié par le 12 août 2020 dans CARNET NOIR

 

« SHARP OBJECTS » (2018)

SHARPAdapté en 8×52 minutes d’un roman de Gillian Flynn, réalisé par le canadien Jean-Marc Vallée, « SHARP OBJECTS » sous son apparence d’enquête policière provinciale à la recherche d’un serial killer, brosse un panorama cauchemardesque de la famille et de l’amour maternel.

Amy Adams, journaliste de St. Louis revient dans sa ville natale du Sud pour écrire un article sur la mort atroce de deux adolescentes. Elle retrouve sa mère riche et puissante (Patricia Clarkson), sa demi-sœur (Eliza Scanlen) au comportement bizarre, le shérif local (Matt Craven) et un flic venu de la grande ville (Chris Messina) qui ne lui déplaît pas. La première originalité c’est d’abord l’héroïne elle-même : alcoolique, scarifiée des pieds à la tête, gravement borderline, elle est hantée par la mort de sa jeune sœur survenue pendant l’enfance, par le remords, l’insécurité. C’est sans doute le meilleur rôle d’Amy Adams (également productrice) qui parvient à façonner un personnage humain en trois dimensions. Si le scénario, bien que toujours intéressant, semble étiré et répétitif comme c’est souvent le cas dans ce genre de production, si le montage est parfois trop encombré de chichis antédiluviens (flash-backs furtifs, flash-forwards démobilisants), le point fort qui maintient l’intérêt pendant huit heures, demeure l’interprétation : Clarkson est absolument magistrale dans ce personnage de « belle du Sud » instable, doucereuse et de plus en plus inquiétante. Quant à Eliza Scanlen, jeune comédienne australienne à suivre, elle crève l’écran dans un rôle d’une complexité inouïe, qui prend toute sa dimension dans le dernier – et meilleur – épisode. Intitulé « LAIT », il est littéralement glaçant, parvient à créer un suspense insoutenable et à préserver le malaise bien après la résolution de l’enquête et l’arrestation des coupables. Jusqu’à cette chute finale, qui n’a rien d’un « twist » gratuit et facile, qui fait tout basculer dans l’horreur véritable.

À voir absolument donc, ce « SHARP OBJECTS », pas irréprochable, mais qui vaut largement le coup d’œil.

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PATRICIA CLARKSON, ELIZA SCANLEN ET AMY ADAMS

 

HAPPY BIRTHDAY, CHRIS !

HEMSWORTH

CHRIS HEMSWORTH, ACTEUR AUSTRALIEN RÉVÉLÉ PAR LE RÔLE DE THOR CHEZ MARVEL. UN  AVENIR ASSURÉ DANS LE CINÉMA D’ACTION…

 
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Publié par le 11 août 2020 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA INTERNATIONAL

 

« QUANTUM OF SOLACE » (2008)

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DANIEL CRAIG

Réalisé par l’Allemand Marc Forster, « QUANTUM OF SOLACE » présente d’emblée deux singularités dans l’univers des 007. D’abord, c’est la suite directe de « CASINO ROYALE » tourné deux ans plus tôt et ensuite c’est, à 106 minutes, probablement le plus court des films de la franchise.QUANTUM

Le film a beau être distrayant, il marche trop ostensiblement dans les travées du premier Bond de Daniel Craig. De la poursuite acrobatique du début à la psychologie légèrement plus fouillée que d’habitude, c’est un nouveau style que les auteurs s’efforcent de consolider. Évidemment, c’est maintenant un peu éventé et trop systématique. Les morceaux de bravoure – poursuite à pied, en voiture, en avion ou en bateau – surviennent avec une régularité de métronome, tout comme les affrontements à mains nues assez sanglants. Mais comme le disent certaines affiches de films d’action : « Cette fois, c’est personnel ! » et 007 n’a qu’une obsession, venger l’amour de sa vie, Eva Green, dont on parle énormément dans ce n°2, sans jamais la revoir, même en flash-back. Olga Kurylenko ne fait pas vraiment le poids, même si elle s’acquitte fort bien de son personnage également hanté par la vengeance. Gemma Arterton est plus originale dans un rôle hélas, bien trop bref. On retrouve Judi Dench en « M » au comportement ambigu, Jeffrey Wright en collègue de la CIA et Giancarlo Giannini dans son rôle d’espion à facettes multiples. Mathieu Amalric est un « villain » quelque peu déconcertant et le voir se bastonner à coups de hache avec James Bond a quelque chose de surréaliste.

Moins riche au niveau du scénario, globalement dépourvu d’émotion (le peu qu’il y a semble forcé pour tenter d’égaler « CASINO ROYALE »), bien rythmé mais laissant assez extérieur, « QUANTUM OF SOLACE » a les défauts d’une sequel. Mais Craig est vraiment très bien !

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JUDI DENCH, DANIEL CRAIG, GEMMA ARTERTON ET GIANCARLO GIANNINI