RSS

Archives Mensuelles: septembre 2013

« IT’S IN THE BLOOD » (2012)

BLOOD2Lance Henriksen, on l’aime. On l’aime parce qu’il a joué des vampires de western, des cyborgs, parce qu’il a même incarné… Charles Bronson dans un téléfilm, parce qu’il tourne dix films par an (les mauvaises années), parce qu’il fut un inoubliable ‘Frank Black’ dans la série-culte « MILLENNIUM », parce qu’il a une voix à faire passer Lee Marvin pour un castrat.

Tout cela pour dire qu’il faut qu’on l’aime beaucoup le Lance pour s’infliger ses séries Z, en sachant pertinemment qu’on va droit dans le mur dès le générique-début. « IT’S IN THE BLOOD » est compliqué à définir : c’est un film d’horreur cathartique, une sorte de huis clos en plein air où un fils et son père doivent affronter d’horribles monstres qui sont en fait les démons de leur passé.

C’est à la fois crétin et prétentieux, c’est un ‘survival’ et un « drame psychologique » (on ne rit pas !), un avatar fauché de « PREDATOR » et un film de serial killer… Bref, c’est tout et n’importe quoi. Les auteurs – parmi lesquels l’acteur principal – ont voulu trop en mettre dans un espace réduit de 80 minutes, ce qui laisse parfois l’impression qu’il y a plusieurs films en un.

Alors, cela vaut-il le coup quand même ? Disons que ce n’est pas totalement nul, qu’on sent par flashes une certaine ambition, une volonté de mixer « slasher » et psychanalyse. Il y a même des moments complètement barrés comme une amputation au couteau sur un air de Lakmé. Sic !

BLOOD

LANCE HENRIKSEN ET SEAN ELLIOT

Comme toujours, ou presque, Henriksen s’en sort avec les honneurs. Il est d’un naturel infaillible, d’une présence physique inchangée malgré l’âge et les rides et d’une humanité souvent émouvante qui empêche le film de sombrer dans le grotesque absolu. Le fan trouvera donc quelque part son bonheur, à condition de se montrer indulgent et l’amateur de bizarreries s’amusera probablement par intermittence.

Publicités
 

HAPPY BIRTHDAY, ANGIE !

ANGIE D

ANGIE DICKINSON, UNE LONGUE CARRIÈRE PARSEMÉE DE CLASSIQUES, DE SÉRIES B ET DE SÉRIES TÉLÉ. UNE LÉGENDE VIVANTE…

 
Poster un commentaire

Publié par le 30 septembre 2013 dans ANNIVERSAIRES

 

« PICADILLY, MINUIT DOUZE »… En Allemagne

PICADILLY

SORTIE DVD EN ALLEMAGNE (ET EN ALLEMAND !), DE CE POLAR DE 1963 OÙ KLAUS KINSKI JOUE UN GANGSTER ALBINOS. AVIS AUX AMATEURS…

 

« PATRICK » (1978)

PATRICK« PATRICK » est un film australien tourné la même année que le britannique « LA GRANDE MENACE » sur un thème étrangement similaire : un homme doté de pouvoirs télékinétiques qui, bien qu’il soit plongé dans un coma irréversible, provoque des catastrophes à distance.

Si le film anglais bénéficiait d’un scénario élaboré et surtout d’un casting trois étoiles, celui-ci fait figure de parent pauvre. Tel qu’il est conçu, il aurait pu durer le tiers de son métrage, tant on a compris rapidement les tenants et aboutissants, au point d’avoir constamment plusieurs trains d’avance sur les protagonistes. L’écriture est scolaire, fastidieuse, accumule les clichés du genre jusqu’à l’hilarité et étire la moindre situation jusqu’à l’exaspération.

On ne peut même pas se rabattre sur les acteurs, tous aussi gauches et inexpérimentés les uns que les autres, à commencer par l’héroïne Susan Penhaligon particulièrement irritante, le patron de la clinique Robert Helpmann au visage cireux et aux manières précieuses ou Robert Thompson dont le seul exploit est de tenir les yeux grands ouverts sans ciller pendant de longues minutes.

PATRICK2

SUSAN PENHALIGON ET ROBERT THOMPSON

On ne voit pratiquement rien de l’Australie, tout étant tourné en intérieurs, mais l’ambiance générale est inhabituelle et dépaysante, ce qui constitue la seule singularité du film.

« PATRICK » jouit encore aujourd’hui d’une flatteuse réputation de « classique du fantastique australien ». Peut-être a-t-il fait son effet à l’époque de sa sortie, mais le temps n’a pas été clément envers lui et sa vision réclame à présent beaucoup de curiosité et de patience. Et éventuellement un pouce bien enfoncé dans la touche « avance rapide » de votre télécommande…

 

HAPPY BIRTHDAY, MADELINE !

KAHN

MADELINE KAHN (1942-1999), IMMENSE ACTRICE COMIQUE, FIDÈLE COMPLICE DE MEL BROOKS, DISPARUE BIEN TROP TÔT

 
Poster un commentaire

Publié par le 29 septembre 2013 dans ANNIVERSAIRES

 

POUR LE COMPLÉTISTE (TRÈS) FOU DE STEVE McQUEEN…

GIRL RUN

SORTIE EN DVD AUX U.S.A. DE CETTE SÉRIE B DE 1953, OÙ McQUEEN APPARAÎT QUELQUES SECONDES DANS UNE FÊTE FORAINE. POUR LES ENRAGÉS…

 

« L’ANNÉE DES MÉDUSES » (1984)

Quel que soit le pays d’origine, les films des années 80 sont ceux qui ont le plus vieilli, qui passent le moins bien l’épreuve du temps. Après quelques notes de Nina Hagen, des plans de seins nus et bronzés, de cabines téléphoniques, on comprend que « L’ANNÉE DES MÉDUSES » ne fera pas exception à la règle.

MÉDUSESRéalisé par l’estimable Christopher Frank (scénariste de « L’IMPORTANT C’EST D’AIMER »), d’après son propre roman, ce film s’inscrit dans la lignée des drames pervers ensoleillés dont les modèles demeurent « PLEIN SOLEIL » et « LA PISCINE ». D’ailleurs, le rôle principal du « mac » cynique semble écrit pour l’Alain Delon des sixties et Bernard Giraudeau fait beaucoup d’efforts pour donner vie à ce personnage que Delon aurait campé naturellement.

Les plages du Midi en été deviennent l’arène de luttes sanglantes de pouvoir et de séduction entre grands bourgeois en villégiature, menées par Valérie Kaprisky, adolescente perverse et précoce. L’idée est bonne, l’exécution un peu moins : les acteurs jouent tous sur la même tonalité un peu fausse, la voix ‘off’ est catastrophique, le dialogue pléthorique alors que les scènes les plus fortes sont justement muettes. La surabondance de nudité féminine finit par étouffer tout érotisme. Trop de seins tuent les seins ?

Tout le monde paraît indifférent, blasé, « en visite », Caroline Cellier – très belle – traverse tout cela avec un détachement royal et même l’excellent Jacques Perrin se débat avec un rôle ingrat et des flash-backs gauchement intégrés au récit.

Il plane pourtant quelque chose d’intéressant et d’authentiquement vénéneux dans ce film, une petite musique malsaine qui n’arrive jamais à percer tout à fait mais dont les échos permettent de tenir jusqu’au bout. À voir donc pour l’animalité de la météorique Kaprisky, pour la classe distante de Cellier et pour la tout de même bonne idée de créer un marivaudage cruel à la façon des « LIAISONS DANGEREUSES » sur une plage tropézienne.

 
14 Commentaires

Publié par le 28 septembre 2013 dans DRAMES PSYCHOLOGIQUES, FILMS FRANÇAIS