RSS

Archives Mensuelles: septembre 2013

HAPPY BIRTHDAY, PETER !

FINCH

PETER FINCH (1916-1977), GRAND ACTEUR ANGLAIS INOUBLIABLE DANS « UN DIMANCHE COMME LES AUTRES » ET « NETWORK »

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 28 septembre 2013 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA ANGLAIS

 

« L’HOMME DES HAUTES PLAINES »… EN BLEU !

HIGH BR

SALUONS LA SORTIE EN BLU-RAY DU PREMIER WESTERN RÉALISÉ PAR EASTWOOD, ENCORE MARQUÉ PAR SA TRILOGIE ITALIENNE

 

HAPPY BIRTHDAY, GREG !

MORRIS

GREG MORRIS (1933-1996), L’IRREMPLAÇABLE BARNEY DE LA SÉRIE « MISSION : IMPOSSIBLE »

 
Poster un commentaire

Publié par le 27 septembre 2013 dans ANNIVERSAIRES

 

« BONS BAISERS D’HOLLYWOOD » (1990)

POSTCARDSÉcrit par Carrie ‘Princesse Leïa’ Fisher, la fille de Debbie Reynolds, qui sait donc de quoi elle parle, « BONS BAISERS D’HOLLYWOOD » est un des films les plus pertinents et brillamment conçus sur la capitale du cinéma. Pourquoi ? Parce qu’il ne parle pas vraiment de cinéma, mais d’une relation mère-fille inextricable et cannibale et utilise Hollywood comme toile de fond et théâtre idéal de cet affrontement sanglant.

Meryl Streep est une starlette droguée jusqu’à l’os, qui vit à l’ombre d’une vieille star (Shirley MacLaine) égotique et envahissante qui ne supporte pas – plus ou moins consciemment – de voir sa fille risquer de prendre sa place au soleil. C’est subtil et finement observé, loin des personnages monstrueux de « MAMAN TRÈS CHÈRE », par exemple. Mike Nichols baigne ce face-à-face bergmanien dans un humour caustique qui apporte de la légèreté à un propos tout de même très déprimant. Autour des deux protagonistes, ce ne sont que charognards opportunistes, incompétents profiteurs, menteurs et hypocrites. Dennis Quaid est particulièrement représentatif en producteur dragueur compulsif, charmant et haïssable. Cet alignement de vignettes finit par composer un beau puzzle sur une relation destructrice dont l’amour n’est jamais exclu. La séquence où MacLaine organise une fête chez elle pour célébrer la sortie de « rehab » de sa fille et finit par lui piquer complètement la vedette, est magistrale de cruauté.

postcards2

MERYL STREEP, SHIRLEY MACLAINE, ANNETTE BENING ET GENE HACKMAN

Le film oscille donc en permanence entre drame sordide et comédie abrasive, montre l’envers du décor (le tournage du nanar policier où joue Streep) avec humour et s’achève – même si on n’y croit pas beaucoup – sur une happy end musicale, joliment exécutée par ‘Queen Meryl’ sous l’œil enfin apaisé de sa môman. Autour du duo infernal, un casting incroyable permet de retrouver Gene Hackman, impérial en réalisateur intimidant, quelques débutants comme Annette Bening (excellente en actrice vulgaire), Oliver Platt, CCH Pounder ou Richard Dreyfuss qu’on aurait aimé voir davantage. Sous ses dehors de comédie clinquante, une œuvre âpre et lucide, à classer sur la même étagère que « S.O.B. » ou « LE GRAND COUTEAU » et « LES ENSORCELÉS ».

 

HAPPY BIRTHDAY, JULIE !

LONDON

JULIE LONDON (1926-2000), CHANTEUSE (« FEVER ») ET COMÉDIENNE DES ANNÉES 50 AU CHARME ÉTRANGE ET INTOXICANT

 
Poster un commentaire

Publié par le 26 septembre 2013 dans ANNIVERSAIRES

 

« CONDAMNÉ AU SILENCE » (1955)

Quelle purge ! « BDW2 » essaie généralement de n’être pas trop lapidaire et de développer ses raisons d’aimer ou pas un film, mais avec « CONDAMNÉ AU SILENCE », c’est impossible. Réalisé par le pesant, l’empesé, l’académique Otto Preminger, dans un format CinémaScope totalement superflu (sans doute voulait-il aligner le maximum de jurés en rang d’oignons dans un même plan), ce ‘courtroom drama’ militaire est loin d’avoir la force d’un « OURAGAN SUR LE CAINE » sorti l’année précédente.

BILLY MIl faut être passionné par l’Histoire de l’aviation U.S. de l’entre-deux-guerres pour se montrer indulgent envers le récit de la cour martiale de ce général qui dénonce publiquement la vétusté des appareils, leur dangerosité et qui va même jusqu’à prévoir dans le moindre détail l’attaque de Pearl Harbor avec vingt ans d’avance ! Certes, le casting est alléchant, mais il ne faut pas s’attendre à des miracles. Même le pauvre Gary Cooper, visiblement très fatigué, semble faire de la figuration et se traîne, hagard et tristounet d’une scène à l’autre. C’est en fait le mollasson Ralph Bellamy, jouant son avocat, qui a le rôle principal et la plupart des répliques.

On aperçoit de futures stars de TV dans des rôles minuscules comme Peter Graves, Darren McGavin ou Jack Lord et seuls deux comédiens sortent du rang : Elizabeth Montgomery en veuve stoïque et surtout Rod Steiger en avocat général militaire intelligent et retors. Même s’il en fait beaucoup, au moins semble-t-il vivant, contrairement au reste du casting.

Que dire d’autre d’un film où on s’ennuie aussi ferme ? Où ne perce jamais ne serait-ce qu’une minuscule étincelle de vie ? Où les personnages sont des pantins échappés du Musée Grévin ? Rien du tout. À part un bon conseil : circulez, il n’y a rien à voir.

BILLY M2

JACK LORD, ELIZABETH MONTGOMERY, GARY COOPER ET ROD STEIGER

 

« LE TROISIÈME HOMME » (1949)

3ÈME H

HARRY LIME DANS SON HABITAT NATUREL

Inspiré de l’œuvre de Graham Greene et généralement considéré comme « le meilleur film anglais jamais réalisé » (rien que ça !), « LE TROISIÈME HOMME » fait partie de ces monuments incriticables du 7ème Art dont on redoute un peu la revision, de crainte d’être déçu.

3ÈME H2Heureusement, rien de tel : sur un scénario à la fois simple et sinueux dans sa narration, porté par une photographie magnifique et des cadrages systématiquement penchés pour susciter le malaise, le film déborde d’idées étranges et intrigantes : l’utilisation de la BO d’Anton Karras qui baigne les images dans une ambiance de cirque cauchemardesque, le personnage quasi-mythologique de ‘Harry Lime’ qui n’apparaît que tardivement et en coup de vent, les seconds rôles ultra-typés, jusqu’à devenir des créatures échappées des enfers. C’est la stylisation imposée par Carol Reed qui fait de ce simple polar un film fascinant, décalé, un concentré de ‘film noir’.

Impossible d’oublier ces plans de Vienne dans la nuit embrumée, ces poursuites dans les égoûts de la ville, ce face-à-face sur la grande roue, cet étrange couple formé par le violonniste et le médecin ou encore ce policier anglais fan de westerns. Il y a tant de détails incongrus, de petites touches bizarroïdes, qu’on finit par se dire qu’on se promène dans l’imaginaire de ce romancier (Joseph Cotten, idéalement terne et effacé) qui réunit la matière pour son prochain livre.

Alida Valli est très belle dans un rôle d’amoureuse entière et passionnée, Trevor Howard encore jeune et presque lisse, joue un policier patient et rusé et Orson Welles, le « bonus » du film, apporte sa stature et sa mystique à ce rôle de fantôme cynique et amoral, sorte d’esprit du Mal charismatique.

3ÈME H3

ALIDA VALLI ET JOSEPH COTTEN

C’est l’ambiguïté permanente qui fait tout le prix de ce film sombre : jusqu’au héros, le naïf et téméraire romancier dont on finit tout de même par se demander pourquoi il trahit son meilleur ami : pour venger les victimes de son odieux trafic de médicaments ? Ou pour les beaux yeux d’Alida ? Le dernier plan, fixe, interminable, inattendu, remettra le personnage à sa juste place.