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« MES DOUBLES, MA FEMME ET MOI » (1996)

24 Mar
DOUBLES2

MICHAEL KEATON ET SES DEUX DOUBLES…

« MULTIPLICITY » (on oublie l’affreux titre français) part du même principe que le précédent succès d’Harold Ramis « UN JOUR SANS FIN », à savoir : un ‘high concept’ totalement improbable qui démarre dans le réalisme quotidien pour se muer peu à peu en fable tendre et caustique sur les aléas de la vie moderne.

DOUBLESEn prenant appui sur le clonage humain, le scénario est centré sur un père de famille architecte (Michael Keaton), stressé et surmené qui accepte la proposition d’un sympathique savant (Harris Yulin) et se fait faire un double de lui-même, capable de l’aider au travail. Il s’en fera fabriquer un second, puis les clones eux-mêmes voudront se faire faire un clone. Jusqu’à l’implosion d’un statu quo impossible à tenir. Le postulat, une fois admis, est propice à de fabuleuses situations et à des développements infinis. De fait, le film exploite très bien sa thématique, même si on déplore des complaisances (la séquence de vaudeville grotesque au restaurant) et de grosses maladresses scénaristiques (la sous-intrigue des leçons de voile qui se sert qu’à éloigner Keaton de chez lui). Mais le dialogue du tac-au-tac est souvent brillant de vacherie et le rythme général est excellent. Deux choses cimentent le film et emportent l’adhésion : la discrète perfection des F/X qui se font complètement oublier et permettent de considérer tous les clones comme des personnages bien distincts et la faculté de l’acteur à camper sans en faire trop, les facettes d’un même caractère : le n°2 est macho et dominateur, le n°3 est féminin et précieux et le n°4, cloné à partir d’un clone, est… un débile mental. Les trois mélangés donnent un homme normal ! Acteur parfois terne, Keaton trouve ici le rôle de sa vie. Face à lui, Andie MacDowell refait à peu près le même numéro de « femme idéale » que dans « UN JOUR SANS FIN » avec le même charme et la même inconsistance. Eugene Levy est hilarant en entrepreneur incompétent.

« MULTIPLICITY » est un film imparfait et un peu brouillon, mais qui supporte les re-visions pour la richesse de son thème et son humour en roue-libre.

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4 réponses à “« MES DOUBLES, MA FEMME ET MOI » (1996)

  1. valcogne

    24 mars 2014 at 11 h 27 min

    Merci pour cette bonne nouvelle.

     
  2. walkfredjay

    24 mars 2014 at 11 h 30 min

    Par « bonne nouvelle », tu veux dire que tu ne connaissais pas le film, ami Valcogne ?

     
  3. valcogne

    24 mars 2014 at 11 h 45 min

    Précisément! Il existe des milliers d’oeuvres diverses et même si j’en connais un paquet je ne prétend pas tout avoir vu. C’est pourquoi c’est un plaisir aussi de découvrir du neuf par le truchement d’un passionné avec la certitude de ne pas perdre son temps! Et WWW , n’est ce pas : » Le bon goût près de chez vous; » !

     
  4. walkfredjay

    24 mars 2014 at 11 h 49 min

    🙂

     

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