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« CENT JOURS À PALERME » (1984)

18 Avr
LE GÉNÉRAL DELLA CHIESA

LE GÉNÉRAL DELLA CHIESA

Les films « de mafia » venus d’Italie, qu’il s’agisse de longs-métrages ou de séries TV sont toujours intéressants ou du moins instructifs. « CENT JOURS À PALERME » s’inscrit dans ce sous-genre bien spécifique, entre docudrama, film politique et suspense policier. Narrativement et esthétiquement parlant, le film ne vaut pas beaucoup plus qu’un épisode lambda de « LA PIOVRA » et chasse sur les mêmes terres.

PALERME3La mise-en-scène est purement fonctionnelle, le dialogue informatif et surabondant, les personnages restent désincarnés malgré les efforts des auteurs pour traiter de la vie privée du général Della Chiesa. Depuis la nomination de celui-ci comme préfet de Palerme pour éradiquer la mafia jusqu’à son exécution, on assiste à une froide et méthodique succession de fusillades à moto ou en voiture, à des réunions au sommet entre militaires ou mafiosi en col blanc et à quelques séquences un peu plaquées entre le général et sa jeune épouse émotive.

Édifiant donc, mais jamais passionnant. En réalité, la seule raison de voir ce film c’est la prestation de Lino Ventura, physiquement changé par sa moustache et ses cheveux coiffés en arrière. L’air revêche, l’œil acéré, le verbe tranchant, il donne chair à son personnage par sa seule présence et quelque part par le passé cinématographique qu’il trimbale derrière lui comme un bagage bien chargé.

LINO VENTURA

LINO VENTURA

On connaît par cœur le moindre de ses haussements de sourcils, la plus petite crispation de ses mâchoires, aussi est-il difficile de l’accepter comme un personnage réel de l’histoire italienne récente. Mais c’est son avant-dernier rôle en vedette et à 65 ans, l’homme dégage toujours le même charisme, la même autorité naturelle. Il fallait bien cela pour éviter l’image d’Épinal et l’acteur occupe l’espace en monstre sacré. À voir pour lui, donc.

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2 réponses à “« CENT JOURS À PALERME » (1984)

  1. Patrick

    18 avril 2014 at 12 h 02 min

    Même avis que vous.

     
  2. Marc Provencher

    18 avril 2014 at 18 h 06 min

    Giuseppe Ferrara est vraiment un tâcheron. Même pour son meilleur film, ‘.L’AFFAIRE ALDO MORO’, ta critique pourrait être transposée mot pour mot. Mise en scène purement fonctionnelle, film bien sûr fort instructif, mais qui ne vaut émotionnellement et artistiquement que pour Volontè magistral en Moro.

    De ‘CENT JOURS À PALERME’, le seul moment fort qui se soit imprimé dans mon esprit , outre l’inexorable finale, c’est cette scène où Giuliana De Sio pète les plombs en apercevant les titres de la presse locale dans un kiosque à journaux, qui commentent la guerre mafieuse: « ET DE 55! ET DE 56! »

     

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