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« MINORITY REPORT » (2002)

05 Juil

MINORITY2Inspiré d’une nouvelle de Philip K. Dick, « MINORITY REPORT » fait preuve par le choix de son sujet d’une belle ambition. Dans une Amérique imminente (2054), on est capable, grâce à trois « precogs » (des médiums capables de voir des meurtres dans le futur proche), d’éradiquer le crime en arrêtant les assassins avant qu’ils ne commettent leur forfait. Évidemment, il y a vice-de-forme et le flic Tom Cruise va bientôt se retrouver traqué par ses propres collègues.

Assez rapidement, et alors même que le film s’avère efficace et – Spielberg oblige – visuellement stupéfiant, on se prend à regretter que le scénario n’ait pas été traité de façon plus modeste, moins ‘blockbuster’. Énormément de temps est en effet dévolu à des poursuites qui ressemblent à des jeux vidéo, à des bagarres interminables, là où on aurait aimé que les personnages soient plus fouillés. Car Cruise incarne un héros qui est un véritable cliché sur pattes : le bon flic hanté par la perte d’un enfant et au bord du suicide.

Le film souffre aussi d’une surabondance ininterrompue d’informations, de dialogues abscons et d’une photo belle mais monochrome qui lasse l’attention. Heureusement, quelques morceaux de bravoure pimentent l’ensemble : l’invasion des araignées-robots scannant les habitants d’un immeuble ou la fuite du héros avec une « precog » dans un centre commercial sont magistralement exécutés.

Autour d’un Cruise à peu près sobre et fondu dans son rôle, de formidables acteurs comme Samantha Morton qui fait froid dans le dos en médium ravagée, étrangement émouvante, Max Von Sydow dans un rôle ambigu, Kathryn Morris (« COLD CASE ») en ex-épouse courageuse et Colin Farrell excellent en flic tête-à-claques mais compétent.

SAMANTHA MORTON, TOM CRUISE, MAX VON SYDOW ET KATHRYN MORRIS

SAMANTHA MORTON, TOM CRUISE, MAX VON SYDOW ET KATHRYN MORRIS

« MINORITY REPORT » aurait sans doute pu devenir un classique de la SF, en adoptant un style plus dépouillé et en se concentrant sur l’essentiel. Mais Spielberg ne peut s’empêcher de jouer les « Monsieur Plus » et son film, admirable par bien des aspects, finit par être un peu bourratif.

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Une réponse à “« MINORITY REPORT » (2002)

  1. Patrick

    5 juillet 2014 at 20 h 08 min

    Vu une fois ce film est c’était à sa sortie et je partage globalement votre avis, l’autre erreur de Spileberg aussi c’est le happy end.

     

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