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Archives Mensuelles: août 2014

« RECKONING » : Phyllis Love dans « Tate »

TATE SMILES !

TATE SMILES !

Dans l’épisode « RECKONING » de la série « TATE », réalisé par David Lowell Rich, David McLean ne joue plus un mercenaire, ni un chasseur-de-primes : cette fois il est carrément tueur-à-gages ! Vraiment un curieux profil pour un héros de série TV des années 60.

‘Tate’ est payé pour venger un jeune homme abattu par un fermier (Crahan Denton) dont il courtisait la fille (Phyllis Love). Trouvant Tate inconscient sur la piste, terrassé par la fièvre, Denton lui sauve la vie. À son réveil, notre héros tombe plus ou moins amoureux de la jeune femme qui l’a veillé et renonce à son contrat. Mais l’employé du fermier, Bing Russell (père de Kurt) est jaloux et le provoque. McLean découvre alors que c’est ce lâche qui a fait courir des ragots sur la fille, pour se débarrasser de son rival sans lever le petit doigt.

Encore un épisode très noir, très inattendu : la confrontation finale ne s’achève pas par un duel et le ‘bad guy’ s’en sort vivant. Phyllis Love – très touchante – a un physique quelconque, parfaitement crédible dans le contexte. Et McLean, froid et implacable, décroche tout de même un ou deux sourires. Le seul fait qu’il ait accepté un job de tueur le rend unique dans les annales du western télé.

Une série vraiment singulière et fascinante dans son genre.

DAVID McLEAN ET PHYLLIS LOVE

DAVID McLEAN ET PHYLLIS LOVE

 
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Publié par le 31 août 2014 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

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HAPPY BIRTHDAY, RICHARD !

RICHARD BASEHART (1914-1984), ACTEUR AMÉRICAIN À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE, DE HUSTON À FELLINI EN PASSANT PAR LELOUCH...

RICHARD BASEHART (1914-1984), ACTEUR AMÉRICAIN À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE, DE HUSTON À FELLINI EN PASSANT PAR LELOUCH…

 
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Publié par le 31 août 2014 dans ANNIVERSAIRES

 

« MUNICH » (2005)

MUNICH2Le livre inspiré des événements de Munich avait déjà donné lieu au téléfilm « SWORD OF GIDEON » en 1986 (où Lino Ventura fit d’ailleurs une de ses ultimes apparitions à l’écran). Presque vingt ans plus tard, Steven Spielberg revisite l’Histoire avec des moyens considérables et une durée de saga épique.

« MUNICH » démarre comme un thriller, fait d’emblée tout ce qu’il peut pour éviter l’apologie et l’héroïsme hollywoodien. De fait, au-delà de la description minutieuse d’une série de représailles sanglantes à travers le monde, ourdie par un groupe d’agents israéliens venus de tous horizons, le scénario se focalise sur les dilemmes moraux de ses personnages. À force de combattre le dragon, on devient dragon soi-même, dit-on. C’est exactement le thème de ce film volontiers paradoxal, parfois contradictoire, qui défend plusieurs thèses, expose tous les points-de-vue et montre l’acte de tuer pour ce qu’il est : une monstruosité, comme le prouvent le massacre en Allemagne dans les flash-backs, bien sûr, mais aussi le meurtre de la Hollandaise (superbe Marie-Josée Croze), choquant et barbare, pourtant exécuté par ceux qui sont censés être les « héros ».

C’est donc une œuvre complexe, qui laisse curieusement sur sa faim malgré sa durée des plus copieuses, et délivre un message confus à force de vouloir ménager la chèvre et le chou. Il n’en demeure pas moins que le film est tout à fait regardable comme un suspense hyper-efficace (toutes les séquences d’assassinat sont magistralement filmées et montées) et que le casting international remplit son office. Eric Bana trouve son meilleur rôle en leader des tueurs amateurs, Ciarán Hinds est remarquable, Michel Lonsdale équivoque à souhait dans un rôle quasi-abstrait de tireur de ficelles et Lynn Cohen exceptionnelle en Golda Meir. Seul Daniel Craig ne fait pas grand-chose de son rôle, qui traverse le film comme un fantôme inconsistant.

ERIC BANA, GEOFFREY RUSH, MARIE-JOSÉE CROZE ET DANIEL CRAIG

ERIC BANA, GEOFFREY RUSH, MARIE-JOSÉE CROZE ET DANIEL CRAIG

Un bon film donc, qui dérape de temps en temps dans le mauvais goût (le montage parallèle entre Bana faisant l’amour à sa femme de façon bestiale et le carnage de Munich est un brin « too much » dirons-nous !) et semble inachevé quand arrive le générique de fin. Pas complètement satisfaisant, donc…

 

HAPPY BIRTHDAY, EDUARDO !

EDUARDO CIANNELLI (1889-1969), 150 FILMS À SON ACTIF, UN DES GRANDS GANGSTERS D’HOLLYWOOD...

EDUARDO CIANNELLI (1889-1969), 150 FILMS ET TÉLÉFILMS À SON ACTIF, UN DES GRANDS GANGSTERS D’HOLLYWOOD…

 
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Publié par le 30 août 2014 dans ANNIVERSAIRES

 

« TIGRERO » : Martin Landau dans « Tate »

DAVID McLEAN ET MARTIN LANDAU

DAVID McLEAN ET MARTIN LANDAU

« TIGRERO » est un épisode de la série « TATE », western d’une tonalité sombre et réaliste, dont le héros est un pistolero manchot, chasseur-de-primes à l’occasion, errant dans l’Ouest.

David McLean arrête ici Martin Landau, un éleveur de moutons en cavale depuis douze ans, après avoir massacré et incendié une ville entière qu’il tenait pour responsable de la mort de sa femme. La guerre entre les ‘sheepmen’ et les cowboys faisant rage dans la région, notre héros est forcé d’abattre un rancher belliqueux qui provoquait son prisonnier. Lui et Landau sont alors traqués par les frères du mort.

DAVID McLEAN ET MARTIN LANDAU

DAVID McLEAN ET MARTIN LANDAU

L’épisode vaut pour sa sèche brutalité : les « vachers » n’hésitent pas à tuer froidement un jeune berger (et même son chien, pour faire bonne mesure !) et Landau est un curieux personnage, devenu à moitié fou et illuminé, hanté par ses crimes passés. L’acteur fait d’ailleurs une belle performance, écarquillant des yeux hallucinés et serrant ses grandes dents carnassières. On ne sait jamais s’il faut en avoir peur ou le prendre en pitié. Sa relation avec ‘Tate’ est assez richement exploitée dans le court laps de temps alloué par l’épisode.

McLean compose un héros vraiment inhabituel, obtus, faillible et solitaire, une sorte de ‘Josh Randall’ physiquement diminué et usé par les ans et pas toujours à la hauteur des événements. Les premiers pas du antihéros dans le western ?

 
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Publié par le 30 août 2014 dans SÉRIES TÉLÉ, WESTERNS

 

« UN TUEUR POUR CIBLE » (1998)

CHOW YUN-FAT

CHOW YUN-FAT

« UN TUEUR POUR CIBLE » est une intéressante tentative de réimplanter aux U.S.A. la mythologie du tueur-à-gages au cœur d’or qui fit la gloire de Chow Yun-Fat à Hongkong, sous la férule de John Woo ou Ringo Lam.

RK3Le scénario est à la fois très linéaire et excessivement tiré par les cheveux et le casting est un mélange bizarre d’acteurs chinois, américains et allemands. Antoine Fuqua venu du clip – et ça se voit ! – est habile de sa caméra et fait tout pour « iconiser » Chow : contreplongées, ralentis, utilisation outrancière de ses trucs habituels (tir à deux pistolets, glissades sur le dos, etc.), mais production américaine oblige, le héros si énigmatique de « THE KILLER » est ici moralisé, justifié, excusé par de grosses ficelles : s’il est devenu ‘hitman’, c’est pour protéger sa famille (ben, voyons !) et il préfère sacrifier sa vie plutôt qu’abattre un garçonnet. Cela banalise évidemment le personnage et le film tout entier.

Les fusillades dantesques, par ailleurs fort bien réglées, finissent par s’annuler un peu tant elles sont nombreuses et identiques les unes aux autres. Et pourtant… « UN TUEUR POUR CIBLE » demeure fort agréable et fait passer un bon moment qui ne nécessite même pas qu’on s’encombre de son cerveau. C’est bien photographié, les décors sont parfaitement choisis, la bande-son est à faire péter les enceintes et Chow assure avec une classe folle, malgré un accent en anglais à peu près inintelligible. À ses côtés, Mira Sorvino est une improbable mais attachante faussaire-flingueuse, Michael Rooker est très bien en flic rugueux et parmi les méchants, on aperçoit l’indispensable Danny Trejo en flingueur glabre tout vêtu de cuir noir. « Échec et mat », dit-il en souriant, juste avant que le héros lui fasse exploser la tête.

Le polar made-in-Hongkong est un métissage de genres et d’influences internationales (dont Jean-Pierre Melville n’est pas des moindres). Le présent film est donc la photocopie d’un melting-pot. Ne pas y chercher une quelconque réalité ou une once de vraisemblance donc. Mais pour qui aime les BD un brin kitsch mais soigneusement exécutées, le film vaut largement le détour.

MIRA SORVINO, DANNY TREJO ET CHOW YUN-FAT

MIRA SORVINO, DANNY TREJO ET CHOW YUN-FAT

 

QUOI, MA GUEULE ?

« LE VIRGINIEN »

« LE VIRGINIEN »

CB UGLY4

« KID GALAHAD »

On a souvent parlé sur « BDW2 » du caractère « difficile » de Charles Bronson, de sa solitude, de ses silences qui pouvaient durer des heures, de sa méfiance innée envers autrui. Dans une interview, le réalisateur italien Sergio Sollima qui l’avait dirigé dans « CITÉ DE LA VIOLENCE », expliqua tout cela de façon très simple. Selon lui, dans son enfance, Charley avait été : « Un vilain petit garçon » et ne s’en était jamais tout à fait remis.

Avec son faciès slave, marqué, ridé avant l’âge, sa taille plus que moyenne, Bronson s’inscrit dans une lignée de vedettes américaines (assez peu fournie), dont le physique était aux antipodes des canons de leur époque : Wallace Beery, Edward G. Robinson, Paul Muni, James Cagney, Spencer Tracy ou même Bogart. La forte personnalité et le talent d’acteur avant la beauté et l’élégance.

Dès son apprentissage au théâtre, Bronson fut mis en face de ce problème. Quand les directeurs du Pasadena Playhouse lui offrirent le rôle principal de la pièce « COMMAND DECISION », ils mentionnèrent dans un bulletin interne : « Nous l’avons donné à Charlie parce qu’il est si laid, qu’il n’aura probablement plus jamais de premier rôle ».

Mais le cas de Bronson est plus compliqué qu’il ne paraît. Compensant ce visage fascinant mais répulsif pour certain(e)s, il affichait volontiers un corps de statue grecque et était connu dans le privé pour ses nombreuses conquêtes féminines. Pour simplifier : une tête de tueur et un corps de jeune premier qu’il entretenait avec un soin maniaque !

Cette supposée « laideur » fut souvent mentionnée dans ses films ou téléfilms, parfois comme moteur de son personnage. Ainsi dans un épisode de la série « THE MILLIONAIRE », il est amoureux d’une aveugle et lorsqu’elle recouvre la vue, il prend la fuite, persuadé qu’elle sera horrifiée de découvrir son visage !

« DONATO & DAUGHTER »

« DONATO & DAUGHTER »

À ses débuts, André De Toth accentue l’aspect simiesque de ses traits dans « L’HOMME AU MASQUE DE CIRE » et « CHASSE AU GANG ». Dans « SHOWDOWN AT BOOTHILL », Bronson est tellement complexé par son physique et sa petite taille, qu’il en est devenu un tueur.

Dans un épisode de « EMPIRE », un ivrogne le traite « d’homme le plus laid de la ville », dans « LE MAÎTRE DU MONDE » et « LE CALIFORNIEN », ses rivaux parlent de sa « sale gueule ». Le père de sa jeune fiancée dans « L’ANGE ET LE DÉMON », le trouve vieux et moche. Dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », Jason Robards dit de lui « Il a une gueule qu’on n’oublie pas ». Bronson lui-même ironise sur son physique dans « SOLEIL ROUGE » et « ACT OF VENGEANCE » (où il affirme avoir une tête de bulldog !).

Seules ses femmes Harriet Tendler et Jill Ireland affirment l’avoir toujours trouvé beau dans leurs mémoires respectives « CHARLIE & ME » et « LIFE WISH ». Mais l’amour est aveugle !

Notons tout de même que dans l’amusant « C’EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES », Jill traîne Charley devant un miroir et lui demande froidement : « Vous vous trouvez beau ? ».

Mais on le sait, la beauté cachée des laids, se voit sans délai.

« COMBAT ! »

« COMBAT ! »

 
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Publié par le 29 août 2014 dans LA LÉGENDE DE CHARLEY

 

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