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Archives Mensuelles: novembre 2014

HAPPY BIRTHDAY, JACK !

JACK GING, ACTEUR DE TV DES SEVENTIES.

JACK GING, ACTEUR DE TV DES SEVENTIES QUI TOURNA DEUX FOIS POUR EASTWOOD.

 
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Publié par le 30 novembre 2014 dans ANNIVERSAIRES

 

« LE PACHA » (1968)

JEAN GABIN

JEAN GABIN

« LE PACHA » bénéficie aujourd’hui d’une réputation inespérée de film-culte, très certainement due aux répliques-qui-tuent signées Michel Audiard, car ce n’est qu’un polar « à l’Américaine » au scénario faiblard, aux personnages brossés à gros traits et aux péripéties sommaires.kinopoisk.ru

En fait le seul véritable intérêt est de voir l’effort accompli par Georges Lautner pour tenter d’intégrer l’iconique Jean Gabin à la France (et au cinéma, donc) en profonde mutation de 1968. Il suffit de se souvenir de la longue et complaisante séquence dans la boîte de nuit, où « le Dabe » déambule, clope au bec, imperturbable, au milieu des hippies efféminés et des danseuses à moitié nues, dans une ambiance joyeusement psychédélique. Sans parler de l’apparition certes amusante, mais totalement superflue de Gainsbourg chantant son « Requiem Pour un Con ».

C’est extrêmement découpé, trop parfois, sur-éclairé, dépourvu de la moindre émotion, truffé de seconds rôles vus et revus mille fois dans ce genre d’univers. Et si on ne s’ennuie pas vraiment, on demeure extérieur et on attend tranquillement que ça se passe.

Reste évidemment, le cas Gabin. Il s’agit là du Gabin « dernière manière » : le préretraité en service minimum, qui grommelle son dialogue – heureusement brillant – d’un air blasé et vaguement agacé, en balançant la tête et en roulant des yeux. Pas celui qu’on préfère, donc. Mais il a de bons moments, particulièrement dans son unique face-à-face avec Robert Dalban jouant son copain d’enfance porte-poisse. Il faut l’avoir vu passer à tabac un témoin sans état d’âme ou jouer les « vigilantes » en flinguant de sang-froid l’affreux « Quinquin ». Celui-ci est campé par André Pousse, dans le rôle de sa vie, comme un terminator à casquette et à l’accent parigot, étonnamment efficace.

JEAN GABIN, DANY CARREL ET ANDRÉ POUSSE

JEAN GABIN, DANY CARREL ET ANDRÉ POUSSE

« LE PACHA » a donc pris un sévère coup-de-vieux dans son aspect polar, mais il se laisse regarder pour Gabin, silhouette anachronique échappée du film policier des années 50, qui traverse sans y croire un monde qui n’est déjà plus le sien.

 

« MISTER BABADOOK » (2014)

Le titre, l’affiche, tout laisse à penser que « MISTER BABADOOK » est un énième avatar de Freddy Krueger ou Chucky, le début d’une nouvelle franchise du film d’horreur venue cette fois d’Australie.BABADOOK

On n’en est que d’autant plus « cueilli » par l’incroyable richesse de ce (premier) film à petit budget, dont l’intelligence, la finesse et le culot ne cessent de surprendre et de décontenancer au fil de la projection. Non, Jennifer Kent n’a pas signé un « shocker » ou un « slasher » de plus. Son scénario traite fondamentalement du deuil, du déni, de la dépression, de la haine de son propre enfant et finalement de démence homicide. Rien de réjouissant donc, mais en utilisant de diabolique façon les codes les plus éculés du cinéma de genre, elle rend son film inquiétant, voire effrayant et peut aller très loin dans son exploration des abysses de l’âme humaine.

La réalisatrice a parfaitement dosé les apparitions du « monstre », elle lance des fausses-pistes parfaitement gérées (le plus « fou » n’est pas celui qu’on imagine de prime abord) et peu à peu se focalise sur l’extraordinaire performance de sa comédienne Essie Davis, qui incarne de façon presque alarmante, cette jeune femme bouffée de l’intérieur qui, subitement, n’arrive plus à canaliser ses démons. La séquence où elle est ligotée dans sa cave par son fils atteint des sommets dignes de « L’EXORCISTE ». Brrrrrr….

ESSIE DAVIS ET NOAH WISEMAN

ESSIE DAVIS ET NOAH WISEMAN

« MISTER BABADOOK » est donc une franche réussite qui parvient du début à la fin à maintenir deux niveaux de lecture bien distincts sans que l’un n’étouffe ou n’occulte l’autre. C’est une horreur intime, qui joue avec l’imaginaire collectif (l’héroïne passe son temps devant des films d’épouvante passant à la télé) et donne toutes les clés, sans pour autant perdre en efficacité et en premier degré. Une bien belle découverte, en somme… Et si l’avenir du cinéma d’horreur était… l’intelligence ?

 

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« MURPHY’S ROMANCE » (1985)

MURPHY« MURPHY’S ROMANCE » est un de ces petits films familiaux, un « feel-good movie » comme les affectionnent les ‘yanks’ et qui ne racontent pas grand-chose, tout en s’efforçant de dépeindre une Amérique désuète et rassurante, qui paraît figée dans les années 50.

C’est un gentil film tranquille et qui va son petit bonhomme de chemin. Les conflits ne sont jamais bien graves, les problèmes se résolvent d’eux-mêmes dans la bonne humeur et il n’y a pas vraiment de personnage antipathique. Même l’ex-mari parasite et pique-assiette finit par devenir attachant. D’ailleurs, Brian Kerwin fait la prestation la plus originale et vivace du film.

Tout repose sur les épaules de Sally Field dans un rôle taillé sur-mesure de mère courage vaillante et déterminée. Elle fait son job en « pro » aguerrie et assure le spectacle, soutenue par James Garner dans un personnage sympathique de pharmacien veuf et (un peu) bourru, dont elle tombe amoureuse, malgré la différence d’âge. Il y a quelques détails touchants (le fait que Garner refuse d’avouer son âge justement, et ne le lâche qu’à la toute dernière minute du film), une belle photo de William A. Fraker, une mise-en-scène fluide du vétéran Martin Ritt qu’on a connu plus énergique.

En fait, il n’y a pas grand-chose à penser d’un film comme « MURPHY’S ROMANCE ». Si on est bien luné, on regarde cela d’un œil indifférent mais globalement satisfait, si on est d’humeur plus exigeante, on peut trouver le temps long et se demander à quoi tout cela nous mène.

Un cinéma vieillot, qui devait déjà sembler dépassé à l’époque de sa sortie, mais qu’on peut prendre comme un passe-temps inoffensif et très oubliable.

SALLY FIELD ET JAMES GARNER

SALLY FIELD ET JAMES GARNER

 
 

HAPPY BIRTHDAY, RUPERT !

RUPERT CROSSE (1927-1973), ACTEUR EXCENTRIQUE DES SIXTIES, QUI TOIURNA PLUSIEURS FOIS AVEC CASSAVETES ET TOURNA « REIVERS » EN COVEDETTE AVEC McQUEEN.

RUPERT CROSSE (1927-1973), EXCENTRIQUE DES SIXTIES, QUI TRAVAILLA PLUSIEURS FOIS AVEC CASSAVETES ET TOURNA « REIVERS » EN COVEDETTE AVEC McQUEEN.

 
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Publié par le 29 novembre 2014 dans ANNIVERSAIRES

 

YUL ET HENRY, JEUNES ET CHEVELUS…

SERPENT ALLEMANDAujourd’hui, dans les petites arnaques inoffensives (mais parfois incompréhensibles) qui font tant notre joie dans cette rubrique, « BDW2 » exhume la jaquette DVD allemande du film d’espionnage d’Henri Verneuil : « LE SERPENT ».

À première vue, rien d’extraordinaire. Mais en y regardant de plus près, on décèle une vraie discrimination anti-vieux et anti-chauves ! Nous avons donc deux portraits des stars du film : Henry Fonda et Yul Brynner, trônant au-dessus d’une métropole indéterminée. Rien d’anormal jusque-là, me direz-vous.

C’est vrai. Mais pourquoi Fonda, qui frisait les 70 ans au moment du tournage et qui a les cheveux blancs dans le film, est-il subitement rajeuni de dix ans dans une photo tirée de « LA BATAILLE DES ARDENNES » ? Quant à Brynner, connu pour sa « chauvitude » qui faisait 70% de sa personnalité, par quel miracle – et pour quelle obscure raison ? – se retrouve-t-il lui aussi sérieusement rajeuni et arborant une chevelure bien garnie (le portrait est tiré de « LE BRUIT ET LA FUREUR », un des rares films où il porte une perruque), alors qu’il apparaît complètement chauve dans le film de Verneuil ?

Parfois, les voies des éditeurs sont totalement impénétrables…

 
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Publié par le 28 novembre 2014 dans ARNAQUES !

 

« VENGEANCE À L’AUBE » (1954)

RORY CALHOUN ET EDGAR BUCHANAN

RORY CALHOUN ET EDGAR BUCHANAN

« VENGEANCE À L’AUBE » est un bon petit western « en chambre », dont l’essentiel de l’action se déroule dans des saloons ou à l’intérieur de diligences. Le premier tiers est un démarquage des situations et du duel à OK-Corral, prenant pour protagonistes des sosies de Wyatt Earp, Doc Holliday (tuberculose incluse) et des Clanton. Mais sous d’autres patronymes !DAWN2

Par la suite, le scénario se focalise sur le faux ‘Doc’, un joueur professionnel suave et élégant, joué avec une distance à la Cary Grant par Rory Calhoun. Tombé amoureux d’une jeune femme sur la mauvaise pente, il va passer une nuit entière dans un casino à tenter de l’arracher à son funeste destin, en attendant son train qui arrivera à l’aube.

C’est plaisant, jamais très palpitant il faut bien le dire, mais les personnages sont intrigants, le TechniColor est magnifique est les fusillades comme les bagarres à poings nus sont étonnamment sèches et brutales.

Le casting est lui aussi intéressant. Outre Calhoun, qui fait preuve d’une belle présence tourmentée, on retrouve quelques « usual suspects » de l’époque comme David Brian en despote tiré à quatre épingles, la mignonette Piper Laurie (qui sera vingt ans plus tard la mère cinglée de « CARRIE AU BAL DU DIABLE ») dans un rôle de « Jézabel » convoitée par tous les mâles qu’elle croise (même son propre père qui la chasse de sa ferme pour de troubles motifs !), Edgar Buchanan en shérif matois. Et – last but not least – l’irremplaçable Lee Van Cleef qui apparaît sporadiquement dans la première partie, en unique survivant des simili-Clanton, qui cherche à venger sa famille et finira comme d’habitude avec une balle dans le ventre, à se tortiller dans la poussière.

C’est de l’honnête série-B, très bien cadrée et soigneusement dialoguée, qui devrait contenter l’amateur de petites pépites oubliées.

PIPER LAURIE ET LEE VAN CLEEF

PIPER LAURIE ET LEE VAN CLEEF

 
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Publié par le 28 novembre 2014 dans LES FILMS DE LEE VAN CLEEF, WESTERNS