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« LE CRI DU SORCIER » (1978)

22 Nov
ALAN BATES

ALAN BATES

Dans une ambiance glacée de campagne anglaise sous la pluie, « LE CRI DU SORCIER » est une très étrange fable absconse sur la folie et la crédulité.

Alan Bates est un curieux et inquiétant étranger qui s’invite dans la demeure d’un couple (John Hurt et Susannah York) vivant dans un petit village. Il jette un sort sur l’épouse dont il devient l’amant et démontre ses pouvoirs au mari en poussant devant lui son dévastateur « cri-qui-tue » enseigné par un sorcier aborigène en Australie. Cette histoire déjà baroque en soi, est racontée en flash-back par Bates lui-même pendant un match de cricket, alors qu’il est présentement interné dans un hôpital psychiatrique.SHOUT

Dire qu’on comprend totalement de quoi il retourne serait présomptueux. On ressent des obsessions récurrentes, une sensualité sous-jacente, une fascination pour les sons les plus inconfortables qui culmine dans cette scène étonnante dans les dunes, où Bates lâche son « terror shout » qui décime un troupeau de moutons, leur berger et les mouettes volant alentours.

Mais l’essentiel du film tient dans le triangle amoureux formé par un Alan Bates mystérieux et malsain à souhait, sorte de gourou ombrageux, oiseau de mauvais augure, et un juvénile John Hurt et une très sensuelle Susannah York, qui tombent sous son emprise. Les acteurs font ce qu’ils peuvent pour donner chair et épaisseur à leurs personnages, mais à l’impossible nul n’est tenu, et ceux-ci sont et demeurent de simples silhouettes fantomatiques, au service d’un scénario hermétique dont l’ambiance évoque parfois la série « LE PRISONNIER ».

Pour autant, « LE CRI DU SORCIER » ne manque pas d’intérêt et pour peu qu’on soit dans le bon état de réceptivité peut tout à fait fasciner. C’est du pur cinéma d’auteur, esthétisant et d’un sérieux inébranlable, mais dans lequel on peut se laisser entraîner sans problème.

ALAN BATES, SUSANNAH YORK ET JOHN HURT

ALAN BATES, SUSANNAH YORK ET JOHN HURT

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3 réponses à “« LE CRI DU SORCIER » (1978)

  1. Patrick

    22 novembre 2014 at 10 h 12 min

    J’ai plutôt bien aimé ce film après c’est sur que l’on ne comprend pas tout et que c’est vraiment le type de film ou soit on accroche soit on n’accroche pas.

     
  2. Marc Provencher

    23 novembre 2014 at 5 h 17 min

    Oh là, là, le vieux souvenir que voilà ! J’ai vu ça à sa sortie, à l’époque où ma boulimie de films était à son apogée, alors que je devais avoir 14-15 ans et je n’ai pas compris grand-chose. C’était long longtemps. J’y étais allé pour Susannah York, évidemment. (Elle m’avait complètement bluffé dans ON ACHÈVE BIEN LES CHEVAUX). Je me souviens du match de cricket, du troupeau de moutons et que le sorcier Alan Bates portait un long manteau noir. Je ne me souviens plus du tout de John Hurt.

     
    • walkfredjay

      23 novembre 2014 at 10 h 11 min

      Même chose. Je l’avais vu en salles et la rumeur mentionnait un « cri-qui-tue » à faire péter les tympans. Je crois même qu’il y avait un avertissement dans les cinémas… Que c’est vieux, tout ça ! 🙂

       

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