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« THE EQUALIZER » (2014)

22 Déc

EQUALIZER2Inspiré d’une série TV de 1985, « THE EQUALIZER » est pour le sexagénaire Denzel Washington le début d’une ‘franchise’ de films d’action qui devrait l’occuper quelques années, comme l’a fait « TAKEN » pour Liam Neeson.

Entre les mains expertes d’Antoine Fuqua, qui avait offert à l’acteur un de ses meilleurs rôles dans « TRAINING DAY », ce film d’action s’avère être une excellente surprise. Les auteurs brassent la vieille mythologie du ‘vigilante’ : McCall, l’ex-tueur de la CIA devenu un anonyme manutentionnaire, doit autant au héros de « DEATH WISH » (il est souvent filmé en extrême gros-plan de profil, comme Bronson) qu’à Batman (c’est clairement un super-héros en civil, sans masque ni cape) voire à « TAXI DRIVER » (sa solitude, ses insomnies ou sa relation avec la jeune prostituée Chloë Grace Moretz). Affrontant seul la mafia russe, endossant le rôle d’un bon samaritain bénévole et implacable, Washington crée un personnage attachant et relativement complexe. Il a face à lui un formidable opposant en la personne de Marton Csokas, porte-flingue sociopathe venu de Moscou, aussi intelligent et perspicace que lui. Pour une fois, le méchant n’est pas qu’un sadique plus ou moins stupide et caricatural, mais un adversaire de choix.

On pense parfois à « MAN ON FIRE ». La mise-en-scène fluide mais « à effets » de Fuqua rappelle celle de Tony Scott et Washington joue une sorte de prolongement du personnage qu’il avait interprété dix ans plus tôt. C’est tout aussi réussi et distrayant, avec même des pointes d’émotion çà et là. Parmi les seconds rôles, on retrouve avec toujours le même plaisir l’impeccable Melissa Leo dans une séquence-clé.

MARTON CSOKAS, MELISSA LEO ET DENZEL WASHINGTON

MARTON CSOKAS, MELISSA LEO ET DENZEL WASHINGTON

Bien sûr, le scénario est extrêmement mécanique (la façon très hollywoodienne dont est rentabilisé le décor du magasin de bricolage où travaille McCall, à la fin), huilé et re-huilé jusqu’à devenir un brin ronronnant par instants. Mais ne boudons pas notre plaisir : « THE EQUALIZER » est un très bon ‘blockbuster’ made-in-U.S.A. dont les deux heures et quelques passent en un éclair et dont on attend la suite avec délectation.

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26 réponses à “« THE EQUALIZER » (2014)

  1. Corey

    23 décembre 2014 at 0 h 28 min

    Vu au ciné, j’aime beaucoup Denzel le presque sexagénaire (le 28 décembre !) et il est une fois de plus impeccable, apportant à son rôle beaucoup de profondeur. Hâte de voir la suite, et avant ç le remake des 7 mercenaires du même Fuqua…

     
  2. lemmy

    23 décembre 2014 at 2 h 45 min

    Je suis le premier surpris d’avoir détesté le film. Etais-je mal luné ? Le début est bon, mais ses promesses ne tiennent pas la route et peu à peu le doute s’installe. Denzel est tellement fort qu’on a l’impression qu’il peut se déplacer en se téléportant. De même le truc de montrer qu’il est si puissant qu’on ne voit que le résultat de ses massacres lasse. Il a également une certaine tendance à un moralisme assez strict se mariant très bien avec un sadisme assez surprenant. Je crois que j’ai craqué devant les scènes dans un leroy merlin américain… Dans le style, « John Wick », le dernier Keanu Reeves était infiniment meilleur. Je n’en attends « Cold in july » qu’avec plus d’impatience.

     
    • walkfredjay

      23 décembre 2014 at 10 h 12 min

      Je suis surpris aussi !
      Moi c’est justement le côté super-héros qui m’a séduit. Alors que je voyais arriver gros comme une maison, l’énième avatar de Paul Kersey / Harry Brown / Bad Ass, etc., le parti-pris irréaliste (proche de « AU-REVOIR À JAMAIS ») de montrer McCall comme une machine à tuer invincible m’a agréablement cueilli.
      Mais là on est dans le domaine de la BD pour ados attardés (que nous sommes tous un peu, ici ! 😉 ) « COLD IN JULY » c’est le retour au « hard boiled » façon seventies, tout à fait autre chose !

       
      • lemmy

        23 décembre 2014 at 10 h 50 min

        Justement, je n’arrive pas à le classer dans les « Bad ass », il est trop super-héros et pour moi le seul super-héros dans ce genre de films est Steven Seagal sur qui les balles et les battes de baseball glissent. Le souci était quand même que ce film était censé adapter une série télé et que bon, ce n’était pas trop le cas.

        A la revoyure, peut-être accrocherai-je pendant une période de fête ; ça m’a fait le même coup avec « Jack Reacher » que j’avais modérément apprécié au ciné et beaucoup plus en le revoyant.

         
  3. walkfredjay

    23 décembre 2014 at 11 h 14 min

    Là pour le coup, il y a peu de chances que je m’inflige à nouveau le Tom Cruise. Même par acquis de conscience ! 😉

     
    • lemmy

      23 décembre 2014 at 12 h 51 min

      Le « Jack reacher », je l’aime aussi pour Duvall et la présence très décalée de Werner Herzog. Mais pour The equalizer et Reacher, j’ai du mal en ce qui concerne l’utilisation de la loi du talion, et encore je dis la loi du talion, mais originellement dans l’ancien testament c’était une mesure de restriction au « tu me pousses dans la rue, donc je te prends deux yeux ». Deviendrai-je libéral ?

       
  4. Seb

    23 décembre 2014 at 17 h 21 min

    Je confirme que John Wick est une assez bonne surprise, un « revenge movie » au bodycount copieux (quoique pas plus que dans un John Woo) sans chichis mais avec un petit supplément d’âme. En plus Keanu Reeves a pris un peu de bouteille, ce qui l’éloigne de la fadeur d’un Neo. Quant à cet Equalizer, il me tarde de le voir.

     
    • walkfredjay

      23 décembre 2014 at 18 h 07 min

      Bon, je vais me renseigner. Mais il va falloir que je me fasse violence pour voir un film avec cette endive de Keanu Reeves dedans…

       
  5. Seb

    23 décembre 2014 at 17 h 22 min

    …sinon vous ne voyez pas comme moi une resucée flagrante de Sin City dans l’affiche ?

     
    • walkfredjay

      23 décembre 2014 at 18 h 06 min

      Si, évidemment. Mais « EQUALIZER » n’est pas le seul à avoir pompé ce visuel !

       
  6. Askel

    23 décembre 2014 at 19 h 06 min

    « John Wick  » ne trompe pas sur la marchandise, c’est du bourrin du début jusqu’à la fin avec une pointe de second degré, un très bon divertissement ! 🙂 Et sinon puisque Cold in July est évoqué ici, je conseille vraiment The Guest, ne serait-ce que pour l’acteur principal et la B.O. 80’s !

     
  7. Corey

    23 décembre 2014 at 21 h 31 min

    Pour avoir vu les deux au ciné, difficile de comparer John Wick et Equalizer. D’abord parce que le postulat de base des deux héros est radicalement différent, Wick se servant quasi exclusivement d’armes à feu, et Denzel mettant un point d’honneur à ne jamais en toucher, ou presque ! John Wick est beaucoup plus cartoonesque et m’a beaucoup fait penser à Payback avec Mel Gibson.

     
    • walkfredjay

      23 décembre 2014 at 21 h 34 min

      Je me laisserai sûrement tenter… malgré Keanu Reeves ! 🙂

       
  8. Corey

    24 décembre 2014 at 1 h 09 min

    Attention, pas touche au héros de Matrix !

     
    • walkfredjay

      24 décembre 2014 at 9 h 25 min

      C’est bien ce que je m’évertue à faire d’habitude : ne pas y toucher… 🙂

       
  9. Seb

    24 décembre 2014 at 14 h 14 min

    J’en ressors et le moins qu’on puisse dire c’est que les screenwriters se sont pas foulés: c’est un ersatz conforme de Man on Fire qui en repompe à peu près toute l’intrigue, jusque dans le dénouement où le bad guy propose à nouveau à Denzel de sacrifier sa vie en échange de celle de ses protégés. Pour le reste, assez agacé comme d’autres par le décalage entre l’absurdité des péripéties et la solennité crasse avec lequel tout cela est traité. Oui, Steven Seagal et Chuck Norris étaient eux aussi des surhommes mais Denzel est encore bien plus que ça: il est classe, il est débonnaire, il lit Hemingway, fait le coach diététicien pour le p’tit gros de service qui veut devenir agent de sécurité, il sait parler l’espagnol, le russe, l’occitan et l’espéranto, il a toujours le bon mot, la bonne maxime, le sourire généreux et le code de conduite qui va avec. Quel homme ! Avec un peu plus de second degré la pilule serait sans doute mieux passée. Et finalement au rayon bourrin le film n’assure pas tant que ça: beaucoup de blabla, de « I’m gonna tell you a story » et de « do the right thing » pour un final dans un supermarché qui traîne en longueurs. John Wick any day !

     
    • walkfredjay

      24 décembre 2014 at 14 h 23 min

      Bon… Je crois déceler entre les lignes, avec ma perspicacité habituelle, qu’on n’est pas entièrement d’accord sur « EQUALIZER » ! 😀

       
    • Marc Provencher

      15 février 2015 at 20 h 47 min

      «il est classe, il est débonnaire, il lit Hemingway (…), il sait parler l’espagnol, le russe, l’occitan et l’espéranto…»

      Eh bien, c’est clair : son nom est Flint, Derek Flint.

       
      • walkfredjay

        15 février 2015 at 20 h 56 min

        Oui mais il ne fait pas de yoga et ne passe pas ses nuits avec six filles en même temps.

         
  10. Corey

    15 février 2015 at 1 h 16 min

    Revu en blu-ray quelque mois après le ciné, que ce film est léché, bien filmé (après Taken 3 de Megaton, ça fait bizarre), je me suis encore plus attaché au personnage assez complexe que joue tellement bien Washington (je suis de plus en plus fan !), avec moults petits détails que la finesse du blu-ray m’a permis d’apprécier encore mieux qu’au cinéma. Grand film.

     
  11. JLB

    1 avril 2015 at 0 h 47 min

    Je n’ai pas vu le film et ne compte pas le voir (Bon, je dis ça…). Moi qui avais adoré la série avec Edward Woodward, je ne supporte pas l’idée que l’on puisse trahir la série autant, comme avait pu le faire Brian de Palma avec Mission Impossible.
    Dans la série, McCall est un bourgeois, toujours prêt à assurer ses arrières, jamais pris au dépourvu. C’est un homme qui a manifestement de l’argent. De plus, un anglais bon tin.
    J’adore Denzel Washington. Mais donner le rôle d’un anglais guindé à un acteur noir, c’est trop dans le politiquement correct. Et en faire un manutentionnaire…
    J’attends qu’il passe sur une chaîne du câble pour le regarder.

    Au fait, savez-vous pourquoi Sting a écrit la chanson « An englishman in New-York » ? Parce qu’il adorait la série.

     
    • walkfredjay

      1 avril 2015 at 7 h 44 min

      Ce n’est pas une adaptation de la série à proprement parler, en fait. C’est l’adaptation de son « pitch » de départ.

       
      • JLB

        1 avril 2015 at 14 h 31 min

        Parce que les propagandistes de ce film ne jouent pas sur l’effet série ?

         
    • Marc Provencher

      14 juillet 2016 at 15 h 14 min

      « De plus, un anglais bon teint. J’adore Denzel Washington. Mais donner le rôle d’un anglais guindé à un acteur noir, c’est trop. »

      C’est la sempiternelle transposition aux États-Unis qui est trop. Contrairement aux autres Occidentaux, les spectateurs américains tolèrent très mal qu’un film soit étranger et donc, même située en Angleterre – ce qui n’est quand même pas le Japon ou le Togo – une adaptation plus fidèle de la série aurait couru à l’échec sur le marché U.S. En revanche, signalons que, comme pour tous les peuples, le fait d’être anglais n’a jamais été un fait racial (quelque chose que soi-disant on serait déjà à la naissance / vessie) mais au contraire un fait culturel (quelque chose que chacun devient de son vivant / lanterne) et par conséquent, on peut tout à fait être typiquement anglais jusqu’au bout des ongles et avoir la peau noire. Conclusion, j’aurais bien vu ‘THE EQUALIZER’ avec Idris Elba !

       
  12. JICOP

    22 juin 2017 at 23 h 10 min

    Le grand chef basé à Moscou s’appelle  » Vladimir Pouchkin » : c’est d’un subtil !!
    Sinon le film : plutôt bien foutu il faut le reconnaitre .
    Bien meilleur que le stronboscopique  » John Wick  » qui était particulièrement idiot par moments .
    Denzel assure bien malgré le temps qui passe meme si je lui prédis des roles de vieux sages à la Morgan Freeman , ça lui pend au nez .
    En tout cas je n’avais jamais vu la série d’origine .
    Hollywood en est réduit à aller chercher une vieille série des 80’s , c’est quand meme fou .
    Les seconds roles sont bien interpretés excepté Bill Pullman un peu terne ( qui a dit comme d’habitude ) .
    Un bon action movie bien foutu , efficace mais sans surprise .

     
  13. Kinskiklaus

    22 juin 2017 at 23 h 25 min

    « Hollywood en est réduit à aller chercher une vieille série des 80’s , c’est quand meme fou . » « Alerte à Malibu » au cinéma en ce moment, « Chips » au mois d’août, la folie continue. Question: avez-vous déjà vu une relecture d’une célèbre série qui fasse honneur à l’originale ? Moi, jamais: « Le Saint », « Chapeau melon et bottes de cuir », « Wild wild west », « Starsky et Hutch », « l’Agence tous risques », « Deux flics à Miami », « Drôles de dames », « Mission impossible », « Arsène Lupin », « Les brigades du tigre », « Les chevaliers du ciel », « Vidoq », « Hulk » : des merdes sans nom. Jamais vu la série originelle mais « le Fugitif » reste un bon film. Idem pour ce « Equalizer ».

     

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