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Archives Mensuelles: mars 2015

SALLY FORREST : R.I.P.

SALLY FORREST (1928-2015), JEUNE PREMIÈRE DES ANNÉES 50, VUE ENTRE AUTRES DANS « LA VALLÉE DE LA VENGEANCE » ET À LA TV.

SALLY FORREST (1928-2015), JEUNE PREMIÈRE DES ANNÉES 50, VUE ENTRE AUTRES DANS « LA VALLÉE DE LA VENGEANCE » ET À LA TV.

 
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Publié par le 31 mars 2015 dans CARNET NOIR

 

« TROUPE D’ÉLITE : L’ENNEMI INTÉRIEUR » (2010)

WAGNER MOURA

WAGNER MOURA

Avec « TROUPE D’ÉLITE : L’ENNEMI INTÉRIEUR », José Padilha passe à la vitesse supérieure et ferait presque passer le premier film tourné trois ans plus tôt, pour un prologue mouvementé et un ‘blockbuster’ sans réel fondement.TROPA2 2

Car maintenant, une fois établi le personnage central de ce colonel des « têtes-de-mort », escouade ultra-violente de l’armée brésilienne, on n’est plus dans l’action pure, dans les fusillades à rallonge et les raids meurtriers. On plonge la tête la première dans le vif du sujet : la corruption et ses méandres, au cœur du « système » qui rend le pays exsangue et remonte au plus haut niveau du pouvoir. Les protagonistes survivants du film de 2007 sont très intelligemment recyclés, ils ont tous évolué, progressé, mais se retrouvent encore et toujours face au même mur, aux mêmes obstacles insurmontables. Les ennemis deviennent des alliés, les amis des bombes à retardement. C’est un film d’une profonde paranoïa, d’une lucidité qui entraîne droit dans le mur.

Pulsant, âpre et totalement dénué de pathos, « L’ENNEMI INTÉRIEUR » fait parfois penser à Scorsese (la construction à la « CASINO »), à la série italienne « LA PIOVRA » et parfois aux meilleurs films de Costa-Gavras des seventies (et ce n’est certainement pas une coïncidence si on aperçoit dans un plan, un cinéma de Rio passant… « Z » !). Impossible de détourner les yeux de l’écran une seconde, tant Padilha parvient, comme son prédécesseur grec, à fusionner le brulot politique et le thriller grand-public. Une véritable prouesse scénaristique et visuelle. Et ne pas oublier le remarquable Wagner Moura qui campe l’incorruptible et obsessionnel colonel qui sacrifie tout à ses idéaux de justice, envers et contre tout.

Deux films à voir comme les deux parties d’une même œuvre, un peu comme « LE PARRAIN – 2ème PARTIE » est maintenant indissociable du premier.

 

HAPPY BIRTHDAY, RICHARD !

RICHARD CHAMBERLAIN, DE « DR. KILDARE » À « SHOGUN » ET « LES OISEAUX SE CACHENT POUR MOURIR », UNE BELLE CARRIÈRE TV.

RICHARD CHAMBERLAIN, DE « DR. KILDARE » À « SHOGUN » ET « LES OISEAUX SE CACHENT POUR MOURIR », UNE BELLE CARRIÈRE TV.

 
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Publié par le 31 mars 2015 dans ANNIVERSAIRES

 

« COUPS DE FEU DANS LA SIERRA » (1962)

RANDOLPH SCOTT ET JOEL McCREA

RANDOLPH SCOTT ET JOEL McCREA

À revoir aujourd’hui « COUPS DE FEU DANS LA SIERRA », le film de Sam Peckinpah qui a le moins souffert de ses conflits avec les producteurs, qui n’a jamais été mutilé, remonté et qui a toujours été reconnu comme le chef-d’œuvre qu’il est, on ne peut que constater qu’il n’a pas pris une ride et qu’il est l’œuvre la plus « finie » et finalement la plus « pure » de son auteur.COUPS2

Dès les premiers plans, les thèmes sont installés : Joel McCrea n’est pas un héros vieillissant. Il est carrément VIEUX. Blanchi, usé, les vêtements élimés, myope. Et son ancien coéquipier Randolph Scott, à peine plus fringant, est devenu un clown, un tireur de fête foraine emperruqué. Ensemble ils vont tenter une ultime aventure, certes minable, mais qui leur permettra peut-être de mourir la tête haute (adaptation de la magnifique mais intraduisible réplique de ‘Judd’ : « Enter my house justified »). C’est en imaginant ce qu’aurait fait un Burt Kennedy par exemple, d’un tel scénario, qu’on comprend le génie singulier de Peckinpah. Ici, point de pittoresque, d’humour grivois, de personnages cocasses. L’Ouest qu’il décrit est boueux, puant et déprimant. Et la séquence du mariage de la virginale Mariette Hartley à un prospecteur bestial tient du pur cauchemar : prostituées fanées comme témoins, maquerelle obèse comme maîtresse de cérémonie et la révélation subite qu’elle sera très certainement « prêtée » par son mari à ses quatre frangins débiles mentaux. L’Ouest, le vrai…

Magnifiquement filmé et photographié (Lucien Ballard), scénarisé au cordeau et bénéficiant de quelques-unes des plus belles répliques écrites par Peckinpah, « COUPS DE FEU DANS LA SIERRA » brosse le portrait d’une ancienne légende du Far-West en pleine déchéance, mais d’une dignité impeccable, admirable et pathétique à la fois. McCrea y donne la performance de sa vie. Tout comme Scott d’ailleurs, qu’on n’a jamais vu aussi animé et complexe. Leurs échanges annoncent de façon aveuglante ceux que William Holden et Robert Ryan auraient pu avoir dans « LA HORDE SAUVAGE », s’ils avaient eu des scènes ensemble. Autour des deux vétérans, une fratrie d’enfer : James Drury (« LE VIRGINIEN »), John Anderson, L.Q. Jones, Warren Oates (en crétin illuminé traversé d’éclairs d’intelligence) et John Davis Chandler en frangins totalement repoussants. Jones a « son » moment à lui, une agonie qui prend au dépourvu. Le visage de la brute épaisse, alors qu’il sent venir la mort, retrouve subitement son innocence enfantine. Sublime idée, sublimes secondes gravées sur pellicule.

MARIETTE HARTLEY, WARREN OATES ET L.Q. JONES

MARIETTE HARTLEY, WARREN OATES ET L.Q. JONES

C’est un très grand et beau western, qui contient déjà tous les thèmes que Peckinpah développera plus tard dans sa carrière. À la différence qu’ici il ne s’encombre pas d’artifices comme les ralentis ou le montage syncopé. Le duel final est une pure merveille de mise-en-scène.

À noter que lors d’une scène à cheval où McCrea parle de sa jeunesse à Scott, il mentionne qu’il fut jadis un voyou, membre d’une « horde sauvage ». Oui, tout était bien déjà là !

 

MIROSLAV ONDRICEK : R.I.P.

MIROSLAV ONDRICEK (1934-2015), CHEF-OPÉRATEUR TCHÈQUE, FRÉQUENT COLLABORATEUR DE MILOS FORMAN.

MIROSLAV ONDRICEK (1934-2015), CHEF-OPÉRATEUR TCHÈQUE, FRÉQUENT COLLABORATEUR DE MILOS FORMAN.

 

FRED ROBSAHM : R.I.P.

FRED ROBSAHM (1943-2015), JEUNE PREMIER NORVÉGIEN DES SEVENTIES, QUI TOURNA UNE DOUZAINE DE FILMS EN ITALIE.

FRED ROBSAHM (1943-2015), JEUNE PREMIER NORVÉGIEN DES SEVENTIES, QUI TOURNA UNE DOUZAINE DE FILMS EN ITALIE.

 
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Publié par le 30 mars 2015 dans CARNET NOIR, CINÉMA ITALIEN

 

RICHARD A. DYSART : R.I.P.

RICHARD A. DYSART, SECOND RÔLES DES SEVENTIES, CONNU POUR LA SÉRIE TV « LA LOI DE LOS ANGELES ».

RICHARD A. DYSART (1929-2015), SECOND RÔLE DES SEVENTIES, CONNU POUR LA SÉRIE TV « LA LOI DE LOS ANGELES ».

 
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Publié par le 30 mars 2015 dans CARNET NOIR