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Archives Mensuelles: juillet 2015

CLINT OR NOT CLINT…?

Signalé par notre ami Seb1878, un possible caméo de Clint Eastwood dans son « AMERICAN SNIPER ».

Vers le début du film, dans les flash-backs, un plan général d’église – ce qu’on appelle en bon français un ‘establishing shot’ – où on aperçoit un vieil homme en costume clair pénétrer dans le bâtiment. C’est loin, c’est fugitif, c’est… de dos, mais il faut bien reconnaître qu’il y a de ça !

QUI EST LE MONSIEUR QUI OUVRE LA PORTE DE L’ÉGLISE ?

QUI EST LE MONSIEUR QUI OUVRE LA PORTE DE L’ÉGLISE ?

L’éventuelle apparition hitchcockienne du réalisateur (il n’en a fait que deux : dans « BREEZY » il y a bien longtemps et plus récemment dans «  JERSEY BOYS ») n’est en tout cas pas mentionnée sur IMDB.

Qu’en pensez-vous ?

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« LE TUEUR TRANQUILLE » (1957)

QUIET2Ce n’est pas parce qu’un western commence par un plan de Lee Van Cleef vêtu de noir et faisant son entrée en ville à cheval, l’œil perçant (sa spécialité dans les années 50), qu’il est forcément digne d’intérêt ! « LE TUEUR TRANQUILLE » est là pour le démontrer. Qu’elles paraissent longues ces 77 minutes en Scope et en noir & blanc ! Qu’ils sont interminables ces plans-séquences statiques et bavards ! Qu’ils ont l’air de s’ennuyer à mourir ces pauvres acteurs de série B qui ont déjà joué et rejoué ces mêmes situations des dizaines de fois. Le sujet ? Un shérif (Forrest Tucker) poussé à arrêter son meilleur ami (Jim Davis) et se retrouvant face à toute la ville qui lui est hostile. Lointains échos de « HIGH NOON », comme on en trouvait dans tant de westerns à l’époque. Mais pas suffisants pour compenser le budget visiblement misérable, un scénario sans aucune colonne vertébrale où tout est répété au moins trois fois et une mise-en-scène paresseuse où la caméra semble vissée au plancher.

Tucker et Davis dorment carrément debout, dans des rôles creux. Mara Corday est une Indienne décorative. Van Cleef joue un curieux personnage de pistolero dangereux, qui à sa première apparition donne deux claques sur les oreilles de Hank Worden qui joue son rôle habituel d’idiot du village. Ses apparitions sporadiques constituent – pour le fan exhaustif – la seule raison de visionner cette pauvre chose jusqu’au bout. Eh oui ! Les exhumations de vieux films oubliés ne réservent pas systématiquement d’heureuses surprises…

LEE VAN CLEEF, FORREST TUCKER, MARA CORDAY, JIM DAVIS ET HANK WORDEN

LEE VAN CLEEF, FORREST TUCKER, MARA CORDAY, JIM DAVIS ET HANK WORDEN

À noter que Van Cleef avait déjà croisé Forrest Tucker deux ans plus tôt dans « COURAGE INDIEN ». Quand les deux acteurs se retrouveront dans un western, en 1970 (« BARQUERO ») la roue aura tourné et c’est Tucker qui jouera le ‘sidekick’ de Lee Van Cleef devenu tête d’affiche.

 
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Publié par le 31 juillet 2015 dans LES FILMS DE LEE VAN CLEEF, WESTERNS

 

HAPPY BIRTHDAY, DON !

DON MURRAY, ACTEUR DES ANNÉES 50 ET 60, MÉMORABLE DANS LA POURTANT COURTE SÉRIE WESTERN « LES BANNIS ».

DON MURRAY, ACTEUR DES ANNÉES 50 ET 60, MÉMORABLE DANS LA POURTANT COURTE SÉRIE WESTERN « LES BANNIS ».

 
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Publié par le 31 juillet 2015 dans ANNIVERSAIRES

 

« AMERICAN SNIPER » (2014)

Au-delà de la polémique soulevée à sa sortie, « AMERICAN SNIPER » a déjà l’avantage d’être le meilleur film de Clint Eastwood depuis 2008. Se situant dans la lignée des films de guerre « modernes » comme « LA CHUTE DU FAUCON NOIR » ou « ZÉRO DARK THIRTY », c’est surtout le portrait (véridique) d’un patriote, un tireur d’élite texan élevé selon les codes de la vieille Amérique, par un père dur-à-cuire et amateur de chasse et qui devient une légende en Irak où il abat plus de 160 « hostiles », hommes, femmes et enfants.SNIPER

Est-on censé admirer ce « héros » en visionnant le film ? Sans doute. Mais ce n’est pas une obligation. Le scénario, tout en exaltant son sacrifice, en montre aussi des facettes plus inquiétantes. Et la guerre décrite ici n’a rien à voir avec les assauts « héroïques » de jadis, les corps-à-corps sanglants. Elle se déroule sur des toits surchauffés, dans une immobilité absolue, le doigt sur la détente d’un fusil de haute précision. « AMERICAN SNIPER » fait-il de la propagande éhontée pour l’U.S.-Army ? Le vieux Clint (84 ans au moment de la mise en production, quand même !) n’a jamais été quelqu’un de simple et d’un seul bloc. Et le présent film ne déroge pas à la règle. À chacun de se faire son opinion.

La mise-en-scène totalement invisible et extraordinairement fluide immerge à 100% dans l’action et le montage ne connaît pas une longueur, ce qui n’est pas si courant dans l’œuvre eastwoodienne volontiers dilatée. Le film doit beaucoup à Bradley Cooper, comédien généralement peu enthousiasmant, quasi-méconnaissable, fondu dans son personnage dont il traduit avec une impressionnante économie de moyens les failles et le délitement progressif. Dommage que Sienna Miller, dans le rôle de sa femme, n’ait qu’un dialogue convenu et répétitif, véritable enfilade de vieux clichés.

« AMERICAN SNIPER » respire l’authenticité et les séquences de combat sont terribles de sèche violence avec plusieurs « pointes » incroyablement stressantes (« Put it down ! »). À voir sans chercher à le cataloguer politiquement, parce que de toute façon, il n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire. À l’image de son réalisateur…

 

HAPPY BIRTHDAY, LISA !

LISA KUDROW, LA PLUS DRÔLE DES FILLES DE « FRIENDS », DONT LA CARRIÈRE A DÉÇU PAR LA SUITE...

LISA KUDROW, LA PLUS DRÔLE DES TROIS FILLES DE LA SITCOM « FRIENDS », DONT LA CARRIÈRE A DÉÇU PAR LA SUITE…

 
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Publié par le 30 juillet 2015 dans ANNIVERSAIRES

 

LE JUGEMENT ENFIN RESPECTÉ !

SORTIE DU « JUGEMENT DES FLÈCHES » DE FULLER CHEZ WARNER ARCHIVES, ENFIN AU FORMAT RESPECTÉ. BIENTÔT LA CHRONIQUE !

SORTIE U.S. DU « JUGEMENT DES FLÈCHES » DE FULLER CHEZ WARNER ARCHIVES, ENFIN AU FORMAT RESPECTÉ. BIENTÔT LA CHRONIQUE !

 

« THE ONE MARKED HOT GIVES COLD » : Robert Duvall dans « Naked city »

ROBERT DUVALL

ROBERT DUVALL

« THE ONE MARKED HOT GIVES COLD » est un épisode de la 3ème saison de la série « NAKED CITY » réalisé par David Lowell Rich, et un des quatre dont Robert Duvall fut la ‘guest star’.

Il joue ici un jeune homme tourmenté et ultra-violent, élevé en orphelinat, qui retrouve la trace de son père qui l’abandonna là-bas sans plus donner signe de vie. Son seul rayon de soleil est son amitié avec une fillette de douze ans (Laurie Heineman). Quand Duvall retrouve enfin son géniteur, c’est pour découvrir un individu abject et pleutre qui ne provoque que son dégoût.

Un épisode particulièrement sombre et réaliste, qui atteint certaines cimes dignes de Tennessee Williams, quand le père (hallucinant Edward Andrews) apparaît en rampant dans son appartement, suppliant son fils de le frapper pour expier ses péchés. Un moment à filer le frisson, presque échappé d’un film d’horreur ! Parmi les seconds rôles, on reconnaît Madeleine Sherwood, tout aussi ignoble en logeuse mythomane et fielleuse, maîtresse occasionnelle du pauvre Duvall. Celui-ci, comme dans la plupart des téléfilms qu’il tourna dans sa jeunesse, est d’une intensité et d’une crédibilité qui laissent deviner sans peine la grande carrière qui s’ouvrait devant lui. La scène où il raconte sa vie à la gamine sous couvert de petite fable, est absolument poignante.

EDWARD ANDREWS, MADELAINE SHERWOOD ET ROBERT DUVALL

EDWARD ANDREWS, MADELEINE SHERWOOD ET ROBERT DUVALL