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« DANNY COLLINS » (2015)

03 Août

DANNY2« DANNY COLLINS » est l’exemple-type du film hollywoodien ultra-calibré, bâti sur une seule idée (la vie d’un vieux chanteur de variétés est chamboulée par une lettre que lui avait écrite John Lennon 40 ans plus tôt, et qu’il n’avait jamais reçue) et entièrement sauvé par son casting.

Car dès le début, le scénario utilise tous les clichés possibles et imaginables, tire sur les vieilles ficelles du mélo (la maladie, la petite fille, la rédemption, etc.) et s’avère mécanique, sans la moindre spontanéité ou surprise. Et pourtant… Sans qu’on sache très bien pourquoi ni comment, on finit par se laisser embarquer. Peut-être grâce au bonheur de revoir enfin Al Pacino en pleine forme. En star pour octogénaires, aussi ringard que cocaïné, il parvient à en faire des tonnes sans cabotiner, à séduire sans complaisance, à retrouver son « groove » qui lui a tant fait défaut ces dernières années. Sa relation avec Annette Bening, excellente en manager d’hôtel au franc-parler ou avec son stoïque manager Christopher Plummer – tout à fait remarquable, une fois encore – est joliment gérée dans son évolution et les comédiens vétérans se renvoient la balle avec un évident plaisir. On notera également la bonne idée d’avoir choisi Bobby Cannavale pour jouer le fils de Pacino, qu’il n’a jamais connu. Sa trogne de porte-flingue et sa carrure empêchent tout épanchement sentimental dans ses face-à-face rugueux avec son envahissant papa. La pauvre Jennifer Garner se contente d’un rôle passif, le seul qui ne parvienne pas à échapper au lieu-commun. Dommage…

BOBBY CANNAVALE, JENNIFER GARNER, AL PACINO ET ANNETTE BENING

BOBBY CANNAVALE, JENNIFER GARNER, AL PACINO ET ANNETTE BENING

« DANNY COLLINS » laisse donc un sentiment mitigé d’agacement devant l’empilement de scènes à faire, devant sa construction qu’on dirait sortie d’un logiciel qui mériterait une mise-à-jour, et de plaisir de retrouver de grands acteurs en pleine possession de leurs moyens qui trouvent tout l’espace pour déployer leurs ailes. Il est bon de se rappeler parfois que, lorsqu’il est bon, Pacino est inégalable.

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