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Archives Mensuelles: septembre 2015

JOHN GUILLERMIN : R.I.P.

JOHN GUILLERMIN (1925-2015), RÉALISATEUR ANGLAIS CONNU POUR « KING KONG » ET SURTOUT « LA TOUR INFERNALE » QU’IL CORÉALISA.

JOHN GUILLERMIN (1925-2015), RÉALISATEUR ANGLAIS CONNU POUR « KING KONG » ET SURTOUT « LA TOUR INFERNALE » QU’IL CORÉALISA.

 
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Publié par le 30 septembre 2015 dans CARNET NOIR, CINÉMA ANGLAIS

 

HAPPY BIRTHDAY, ANTOINETTE !

ANTOINETTE BOWER, ACTRICE D’ORIGINE ALLEMANDE À LA FORTE PERSONNALITÉ, QUI FIT CARRIÈ!RE AUX U.S.A.

ANTOINETTE BOWER, ACTRICE D’ORIGINE ALLEMANDE À LA FORTE PERSONNALITÉ, QUI FIT CARRIÈRE AUX U.S.A.

 
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Publié par le 30 septembre 2015 dans ANNIVERSAIRES

 

« FAR WEST STORY » (1972)

FARWESTTourné en plein déclin du ‘spaghetti western’ par un des maîtres du genre, Sergio Corbucci, « FAR WEST STORY » est un drôle de mélange entre le « Zapata Western » (avec la présence de Tomás Milian et de son béret basque en défenseur du petit peuple mexicain) et du gros pastiche qui tache à la Trinita, alors très en vogue.

C’est aussi une tentative de tourner un dérivé de « BONNIE & CLYDE » dans un décor westernien. Techniquement soigné, sur une photo « à l’Américaine » et une BO enjouée et entêtante d’Ennio Morricone, le film n’est pas déplaisant et même souvent amusant, même s’il demeure anecdotique et scénaristiquement assez faible. S’il mérite un coup d’œil, ce ne sera pas tellement pour Milian, qui dans un rôle de va-nu-pied macho, bestial et mal embouché, ne fait que répéter ce qu’il fit déjà si bien dans ses précédents westerns, ni pour Telly Savalas qui n’a pas grand-chose à faire en méchant shérif revanchard et… aveugle. Non, s’il faut voir « FAR WEST STORY », ce sera pour la délicieuse Susan George à peine sortie des « CHIENS DE PAILLE », excellente et constamment surprenante dans un personnage de garçon manqué amoureuse folle du vaurien et prête à tout pour lui complaire. Jusqu’à un certain point… C’est son parcours qui intéresse, qui émeut par instants et qui fait du film en fin de compte – et à notre grande surprise – un western féministe. L’ultime plan est un véritable régal (« Tu es ma femme… Mon amie… Ma mère ! »).

Parmi les seconds rôles, on reconnaît Eduardo Farjado (le méchant de « DJANGO ») et surtout Laura Betti en maquerelle immonde et l’incroyable Rosanna Yanni en rousse hystérique qui semblent toutes deux échappées d’un Fellini.

SUSAN GEORGE, ROSANNA YANNI, TOMAS MILIAN ET TELLY SAVALAS

SUSAN GEORGE, ROSANNA YANNI, TOMAS MILIAN ET TELLY SAVALAS

Si on n’espère pas tomber sur un digne successeur de « DJANGO », du « GRAND SILENCE » ou de « COMPAÑEROS », « FAR WEST STORY » peut apporter 90 minutes de détente pas très distinguées, mais sympathiques. Pour les beaux yeux de Susan George, de toute façon…

 

CATHERINE E. COULSON : R.I.P.

CATHERINE E. COULSON (1943-2015), LA FAMEUSE « FEMME À LA BÛCHE » DE LA SÉRIE « TWIN PEAKS » DE DAVID LYNCH.

CATHERINE E. COULSON (1943-2015), LA FAMEUSE « FEMME À LA BÛCHE » DE LA SÉRIE « TWIN PEAKS » DE DAVID LYNCH.

 
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Publié par le 29 septembre 2015 dans CARNET NOIR

 

HAPPY BIRTHDAY, TED !

TED DE CORSIA (1905-1973), SECOND RÔLE DES ANNÉES 50 ET 60, BEAUCOUP EN GANGSTER ET EN... INDIEN.

TED DE CORSIA (1905-1973), SECOND RÔLE TRÈS ACTIF DES ANNÉES 50 ET 60, BEAUCOUP VU EN GANGSTER ET EN… INDIEN.

 
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Publié par le 29 septembre 2015 dans ANNIVERSAIRES

 

« L’AVENTURE FANTASTIQUE » (1955)

Situé en 1798 dans le Kentucky, « L’AVENTURE FANTASTIQUE » malgré son générique pas forcément très attrayant, s’avère être un pur délice, un mélange d’action et de comédie parfaitement dosé et un vrai plaisir de l’œil.AVENTURE

La vraie surprise vient d’abord de Robert Taylor, acteur généralement peu passionnant, qui trouve un de ses meilleurs rôles en trappeur solitaire au sourire moqueur. Bien qu’il soit affublé d’une toque de fourrure à plume parfaitement ridicule, il est harcelé par toutes les femmes qu’il croise sur sa route et se voit même obligé d’épouser l’une d’elles, l’énergique Eleanor Parker, une ‘frontier woman’, seule fille d’une famille d’Irlandais, dont le père n’est autre que le seul et unique Victor McLaglen.

Tout cela est enjoué, truculent, parfois même coquin. Les confrontations entre Parker et Taylor font des étincelles et la séquence finale (une bagarre dans une grotte entre le couple et quelques Shawnees belliqueux) est proprement désopilante. La mise-en-scène est honnête, l’utilisation du CinémaScope excellente et les paysages sont joliment mis en valeur.

Mais c’est vraiment le casting qui justifie la vision du film aujourd’hui. Tout particulièrement Eleanor Parker, sorte de « mégère apprivoisée » à la sauce américaine, féminine et aussi redoutable que les gars du coin. Elle porte le film sur les épaules et entraîne l’habituellement morose Taylor dans son sillage.

ELEANOR PARKER, ROBERT TAYLOR ET JAMES ARNESS

ELEANOR PARKER, ROBERT TAYLOR ET JAMES ARNESS

Autour du couple, de bons seconds rôles comme James Arness excellent en trappeur de légende rangé des voitures, Russ Tamblyn ou Abel Fernandez en Indien agressif. Alan Hale, Jr. a un monologue ahurissant où il vante ses propres mérites dans une langue fleurie et quasi-shakespearienne.

Film modeste et relativement méconnu, « L’AVENTURE FANTASTIQUE » (titre français singulièrement débile et hors-sujet, une fois de plus), vaut d’être exhumé et réévalué aujourd’hui, car ses 95 minutes passent en un éclair et il laisse un sourire ravi sur les lèvres.

 

CHARLEY UN PEU MOINS GRANULEUX…

MIDNIGHT BR3Bon, d’accord ! « LE JUSTICIER DE MINUIT » ne fait pas partie des meilleurs films de la carrière de notre mascotte Charley Bronson. Bon, OK ! C’est une litote ! Oui, c’est un plagiat éhonté de « L’INSPECTEUR HARRY » aux relents clairement fascisants, aux scènes de violence voyeuristes. Et oui, le serial killer qui assassine des étudiantes au physique de playmates (dénudées), est lui-même adepte du naturisme.

N’empêche que pour tout bronsonophile obsessionnel et complétiste (et il y en a quelques-uns ici, ne niez pas !), la sortie du film en Blu-ray aux U.S.A. chez Twilight Time (disponible uniquement sur leur site) est tout de même une bonne nouvelle. « LE JUSTICIER DE MINUIT » en effet n’était trouvable jusqu’ici que dans une copie DVD hideuse, granuleuse au possible. La HD n’a pas complètement gommé ce défaut dû à la prise-de-vue et à la pellicule d’époque, mais il y a un net progrès.

Alors, le film sera-t-il plus consommable dans une belle copie toute neuve ? Nous n’irons peut-être pas jusque-là…MIDNIGHT BR

 

HAPPY BIRTHDAY, MARCELLO !

MARCELLO MASTROIANNI (1924-1996), FIGURE DE PROUE DU GRAND CINÉMA ITALIEN DES ANNÉES 60. INDÉMODABLE, INDÉTRÔNABLE...

MARCELLO MASTROIANNI (1924-1996), FIGURE DE PROUE DU GRAND CINÉMA ITALIEN DES ANNÉES 60. INDÉMODABLE, INDÉTRÔNABLE…

 

« BEFORE SUNRISE » (1994) « BEFORE SUNSET » (2003) « BEFORE MIDNIGHT » (2013)

BEFORE« BEFORE SUNRISE » est le premier film de ce qui est devenu en vingt ans une trilogie romantique. Film indépendant à petit budget entièrement tourné à Vienne, il raconte la « brève rencontre » d’une étudiante française (Julie Delpy) à la langue bien pendue et d’un jeune Américain plus introverti (Ethan Hawke) qui vivent une sorte de coup de foudre le temps d’une soirée, jusqu’au lendemain matin.

Tourné la plupart du temps en longs plans-séquences, le scénario se résume en fait à un dialogue ininterrompu entre les protagonistes, qui apprennent à se connaître, découvrent leurs points communs, leurs différences et décident de ne pas briser la magie de cette fulgurante love story, en ne se revoyant plus jamais dès que le soleil sera levé. Le film avait tout pour être irritant et fastidieux et il s’avère être tout le contraire. On est rapidement pris par la clairvoyance du dialogue, par la logorrhée naïve mais pénétrante des jeunes gens, par leur attirance de plus en plus irrésistible. « BEFORE SUNRISE » doit énormément à la justesse de son casting : Hawke qui crée un personnage immature et poétique, littéralement fasciné par le charme intoxicant de Julie Delpy et ses « variations énigmatiques ». Quelques moments magiques émergent comme cette rencontre avec un poète au bord du Danube ou cette cartomancienne improbable. Un petit film intelligent et fragile, qui réveille des sensations enfouies, capture magnifiquement les instants fugaces de la vie, son dérisoire aussi…

Tourné neuf ans plus tard en un temps-record de deux semaines, coécrit par le réalisateur et ses deux interprètes, « BEFORE SUNSET » nous fait retrouver ‘Céline’ et ‘Jesse’ dans leur trentaine. Ils ont physiquement mûri, leurs névroses se sont accentuées et leurs retrouvailles à Paris où il fait la promotion de son dernier roman, commencent dans l’autodérision et la remise en perspective des souvenirs de cette nuit à Vienne.BEFORE2  Ça parle énormément, ça n’arrête pas de parler en fait, on retrouve la mise-en-scène fluide en plans-séquences entièrement au service des comédiens. Et alors qu’on commence à se dire que ce n’est qu’une sequel pas forcément indispensable, le film retrouve la magie de son prédécesseur quand les langues se délient vraiment et que Ethan Hawke et Julie Delpy, finissent par s’avouer qu’ils ne se sont jamais remis de leur séparation sur ce quai de gare. Au milieu des confessions plus ou moins crues, des débuts d’engueulade, dans cette urgence retrouvée (il doit prendre un avion pour aller retrouver sa famille aux U.S.A.), renaît peu à peu le romantisme juvénile de leur première rencontre. Et « BEFORE SUNSET » trouve alors sa raison d’être et l’émotion rejaillit là où on ne l’attendait plus. La dernière partie dans l’appartement de Céline, sa chanson, son imitation de Nina Simone, nous font retomber sous le charme de ce couple qui n’en est pas un. Un joli chapitre doux-amer de la saga intime de Céline et Jesse.

Encore un saut dans le temps de neuf ans et nous retrouvons les deux amoureux dans « BEFORE MIDNIGHT ». Ils ont 40 ans, vivent ensemble, ont des jumelles blondes comme les blés et passent leurs vacances en Grèce, chez un vieil écrivain (joué par le chef-opérateur… allemand de « ZORBA LE GREC », Walter Lassally !). La réalité des tâches quotidiennes a eu raison de leur romantisme et de leurs illusions. Ils s’aiment encore, mais n’ont plus le temps de faire l’amour et les rancœurs s’accumulent. Aussi, quand ils se retrouvent en tête-à-tête dans un hôtel pour une nuit de tranquillité offerte par des amis, ce n’est pas la passion qui renaît, mais l’abcès qui se crève. On quitte alors le ton rohmerien plaisant et aérien pour entrer dans un territoire bergmanien plus sombre et âpre. La longue dispute qui s’achève tout au bord de la rupture définitive est d’un réalisme et d’une férocité qui placent le spectateur en position de voyeur. Une scène aussi élaborée que celle entre Piccoli et Bardot dans « LE MÉPRIS ».

JULY DELPY ET ETHAN HAWKE

JULIE DELPY ET ETHAN HAWKE

C’est très bien écrit, dans la droite lignée des deux précédents opus, à la fois modeste et universel dans son propos. Le vieillissement réel des comédiens qu’on a connus pratiquement adolescents 18 ans plus tôt, apporte énormément à l’émotion du triptyque et leur alchimie est parfaite. On se prend donc à espérer qu’on les retrouvera en 2022, à l’aube de leur cinquantaine, pour prendre le pouls de leur relation et les regarder se promener à Londres, Madrid ou Lisbonne en discutant. Encore et encore…

 

HAPPY BIRTHDAY, JAMES !

JAMES McCALLION (1918-1991), SECOND RÔLE DES ANNÉES 50 ET 60, APERÇU DANS « VERA CRUZ » ET « KISS ME DEADLY » D’ALDRICH.

JAMES McCALLION (1918-1991), SECOND RÔLE DES ANNÉES 50 ET 60, APERÇU DANS « VERA CRUZ » ET « KISS ME DEADLY » D’ALDRICH.

 
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Publié par le 27 septembre 2015 dans ANNIVERSAIRES