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Archives Mensuelles: octobre 2015

AL MOLINARO : R.I.P.

AL MOLINARO (1919-2015), SECOND RÔLE COMIQUE DES SEVENTIES, CONNU POUR LA SITCOM « HAPPY DAYS ».

AL MOLINARO (1919-2015), SECOND RÔLE COMIQUE DES SEVENTIES, CONNU POUR SON RÔLE RÉCURRENT DANS LA SITCOM « HAPPY DAYS ».

 
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Publié par le 31 octobre 2015 dans CARNET NOIR

 

« DÉLIVRE-NOUS DU MAL » (2014)

DÉLIVREIl ne faut pas longtemps pour deviner les ambitions des auteurs et producteurs de « DÉLIVRE-NOUS DU MAL » : concocter un mélange improbable entre « SE7EN » avec deux héros flics évoluant dans un New York pluvieux et nocturne et avec… « L’EXORCISTE » en les plongeant dans une histoire de possession démoniaque que n’aurait pas reniée W. Peter Blatty.

Si le début est un brin laborieux et confit de clichés, le film commence à décoller quand le personnage du prêtre (Édgar Ramírez) prend de l’importance et forme un tandem avec le flic médium (Eric Bana). La tension ne cesse de grimper jusqu’à une longue scène d’exorcisme assez pétrifiante dans un commissariat. Grâce à un montage efficace, des F/X simples mais stressants à souhait et surtout grâce au jeu du remarquable Sean Harris dans le rôle de l’ex-G.I. possédé, on assiste à un morceau de bravoure qui laisse cloué sur place et rachète toutes les faiblesses qui l’ont précédé.

Rien d’original là-dedans, bien sûr. Le scénario ne fait que recycler de vieilles recettes en créant un cocktail qui aurait pu être parfaitement grotesque, sans l’étonnante qualité de la photo et une mise-en-scène au cordeau qui aurait sans doute mérité un scénario plus subtil. Mais l’un dans l’autre, on se laisse doucement avoir et le final nous scotche au fauteuil sans qu’on s’en soit rendu compte. Que demande le peuple ?

ERIC BANA, SEAN HARRIS ET EDGAR RAMIREZ

ERIC BANA, SEAN HARRIS ET EDGAR RAMIREZ

Si Bana est toujours aussi transparent et ne paraît pas – malgré d’évidents efforts – très habité, Ramírez est excellent en ex-junkie sauvé par la prêtrise et porte une bonne partie du film sur les épaules. Olivia Munn écope d’un rôle mal écrit d’épouse culpabilisante, mais ils sont tous éclipsés par Sean Harris dont la seule présence fait littéralement froid dans le dos. Grand numéro d’acteur !

Malgré ses grosses ficelles, « DÉLIVRE-NOUS DU MAL » est donc une relative bonne surprise…

 

JAQUETTES ALLEMANDES….

SORTIES BLU-RAY ALLEMANDES ; RIEN D’INÉDIT MAIS D’ÉTONNANTES JAQUETTES POUR « DÉLIVRANCE », « LPELIN SOLEIL », « LES 3 JOURS DU CONDOR » ET « LE CERCLE ROUGE ».

SORTIES BLU-RAY : PAS D’INÉDIT MAIS D’ÉTONNANTES JAQUETTES POUR « DÉLIVRANCE », « PLEIN SOLEIL », « LES 3 JOURS DU CONDOR » ET « LE CERCLE ROUGE ».

 
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Publié par le 31 octobre 2015 dans SORTIES DVD ET BLU-RAY

 

HAPPY BIRTHDAY, RUTH !

RUTH GORDON (1896-1985), SCÉNARISTE ET ACTRICE, MÉMORABLE EN VIEILLE DAME DANS « ROSEMARY’S BABY » ET « HAROLD & MAUD ».

RUTH GORDON (1896-1985), SCÉNARISTE ET ACTRICE, MÉMORABLE EN VIEILLE DAME DANS « ROSEMARY’S BABY » ET « HAROLD & MAUDE ».

 
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Publié par le 30 octobre 2015 dans ANNIVERSAIRES

 

« BLOW-UP » (1966)

BLOWUPUn demi-siècle après sa réalisation, « BLOW-UP » apparaît comme une capsule hermétiquement close, qui a préservé l’atmosphère des sixties comme peu de films ont su le faire et la restituant intacte, sans déformation ni caricature.

Un peu moins esthétisante et statique que de coutume, la mise-en-scène de Michelangelo Antonioni est tout entière focalisée sur le personnage d’un photographe de mode arrogant et gâté-pourri, qui roule en Rolls décapotable, trousse les mannequins, malmène son assistant. Le jeune David Hemmings – qui ressemble énormément à Terence Stamp initialement prévu pour le rôle – rend crédible cet individu peu sympathique, mais auquel on finit par s’identifier quand, sur une série de photos prises dans un parc, il découvre les preuves d’un assassinat.

Antonioni n’opte jamais pour la piste « policière » pure et simple. L’obsession grandissante d’Hemmings, les aller-retour dans le parc et finalement ce match de tennis absurde entre mimes qui clôt l’aventure, laissent deviner qu’il ne s’agit peut-être que du fantasme d’un artiste frustré de ne photographier que des top-models anorexiques et que sa récente nuit dans un abri de SDF a déterminé à prêter son talent à quelque chose de plus valable.

Autour de l’acteur omniprésent, quelques beautés de l’époque : Vanessa Redgrave garboesque en mystérieuse suspecte, Sarah Miles dans un rôle effacé de voisine sensuelle ou la débutante Jane Birkin en ado décervelée et gloussante.

DAVID HEMMINGS ET VANESSA REDGRAVE

DAVID HEMMINGS ET VANESSA REDGRAVE

« BLOW-UP » influença plusieurs films dans les années suivantes comme « CONVERSATION SECRÈTE » de Coppola ou bien sûr « BLOW OUT » le quasi-remake de DePalma. Sa profonde étrangeté, son ambiance onirique, sa BO (Herbie Hancock) hypnotique l’ont protégé des ravages du temps. À condition d’être dans le bon ‘mood’, c’est une immersion inoubliable dans un monde disparu.

 

HAPPY BIRTHDAY, AKIM !

AKIM TAMIROFF (1899-1972), GÉNIAL CABOTIN À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE, BEAUCOUP VU CHEZ ORSON WELLES.

AKIM TAMIROFF (1899-1972), GÉNIAL CABOTIN À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE, BEAUCOUP VU CHEZ ORSON WELLES.

 
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Publié par le 29 octobre 2015 dans ANNIVERSAIRES, CINÉMA INTERNATIONAL

 

« SPRING » (2014)

Pas évident du tout de décrire « SPRING » en quelques mots et surtout de le classifier dans un genre précis, ce qui est plutôt à mettre à son actif. Disons que pour l’essentiel, le film s’apparente au « BEFORE SUNSET » de Richard Linklater (un jeune Américain voyageant en Europe, rencontre une fille avec laquelle il entame un long dialogue et dont il tombera éperdument amoureux). Mais le petit bonus (ATTENTION, SPOILER !), c’est que la fille en question, une belle Italienne, s’avère être une étrange créature à tentacules échappée du « POSSESSION » de Zulawski.SPRING

C’est un film très déroutant et pas seulement par son sujet. Il met très longtemps à démarrer, s’attarde sur des détails inutiles, alterne les moments réellement poétiques et troublants avec d’autres à la limite de l’amateurisme. Le scénario manque de charpente et le jeune héros, le sympathique Lou Taylor Pucci, a toujours plusieurs trains de retard sur le spectateur, ce qui devient rapidement lassant voire irritant. Et quand enfin il découvre le pot-aux-roses, on a droit à une « explication » élaborée des origines de sa copine (censée avoir 2000 ans et avoir grandi à Pompéi !) complètement indigeste et ôtant tout mystère au sujet.

« SPRING » est donc un film bancal, naïf et manquant d’un vrai centre de gravité, mais il est aussi sincère et fait les pieds au mur pour faire oublier son budget – qu’on devine minuscule – et l’absence d’acteurs charismatiques au générique. On trouve çà et là quelques pépites (le personnage du vieux paysan veuf et taiseux) et on peut se laisser porter en laisser son sens critique au vestiaire. À condition de se boucher les oreilles pendant que la jolie Nadia Hilker raconte ses métamorphoses cellulaires, « SPRING » n’est point désagréable et tente une nouvelle approche du « film de monstre ».