RSS

Archives Mensuelles: décembre 2015

« LA FEMME AU TABLEAU » (2015)

Inspiré de faits réels, « LA FEMME AU TABLEAU » est un film copieux et académique, suivant le combat d’une octogénaire qui avait fuit l’Autriche sous le nazisme et dont la famille a été spoliée et pillée. Elle propose à un jeune avocat d’entamer une procédure pour récupérer une toile de Klimt représentant sa tante, trônant au musée de Vienne depuis cinquante ans.GOLD

Entièrement au service de son histoire, le scénario est simple et linéaire, utilise les flash-backs avec parcimonie, ne cède jamais au mélodrame, mais parvient à générer par moments une réelle émotion mêlée d’indignation. Dans le genre de rôle qui fit la gloire de Meryl Streep, Helen Mirren nage comme un poisson dans l’eau, se maintenant à l’extrême limite du cabotinage, mais faisant preuve d’une authentique virtuosité dans les changements d’humeur et dans la maîtrise de l’accent allemand. Son tandem avec Ryan Reynolds fonctionne à merveille. Il a le personnage le plus intéressant parce que le plus évolutif, un candide d’origines autrichiennes également, qui découvre progressivement ses propres racines au cours de la procédure et en fait son combat personnel. Le casting est composé de bons acteurs dans de petits rôles comme Charles Dance en avocat sévère, Elizabeth McGovern et Jonathan Pryce en juges ou Frances Fisher qui passe en coup de vent. À noter l’excellent choix de Tatiana Masiany pour incarner ‘Maria’ jeune.

Sans rien révolutionner, « LA FEMME AU TABLEAU » accroche l’intérêt de bout en bout, soulève le voile du scandale des œuvres d’art volées pendant la WW2 et jamais restituées aux familles et permet à Helen Mirren de poursuivre cette partie de sa carrière en beauté.

Publicités
 

HAPPY BIRTHDAY, BARBARA !

CARRERA

BARBARA CARRERA, BEAUTÉ FATALE DES ANNÉES 80, INOUBLIABLE FACE À MIKE HAMMER OU 007. QUELQUES BEAUX RÔLES…

 
5 Commentaires

Publié par le 31 décembre 2015 dans ANNIVERSAIRES

 

« HÔTEL INTERNATIONAL » (1963)

VIPInspiré du fameux « GRAND HÔTEL » de 1932, « HÔTEL INTERNATIONAL » est une sorte de faux film à sketches gorgé de stars et situé dans le salon VIP de l’aéroport de Londres, puis dans l’hôtel attenant.

Le brouillard empêchant tout décollage, un groupe de personnages voit ses projets bousculés. Ainsi Liz Taylor était-elle prête à quitter son riche mari Richard Burton pour filer avec le gigolo Louis Jourdan… L’industriel Rod Taylor va-t-il être ruiné par ce retard… Le producteur Orson Welles va-t-il devoir payer un million de dollars au fisc anglais… Etc. Oui, le film est aussi superficiel et roman-photo qu’il en a l’air. On se désintéresse dès les premiers échanges de ces individus antipathiques et les va-et-vient systématiques d’un groupe à l’autre lassent très rapidement, d’autant qu’il n’y en a aucun pour relever l’autre.

Welles, affublé d’un faux-nez grisâtre, est grotesque en mogul bouffi flanqué d’une starlette italienne (Elsa Martinelli), Margaret Rutherford, sorte de sœur jumelle de Michel Simon, cabotine de façon insupportable en vieille duchesse excentrique. Mais la vraie, la grosse déconvenue vient du couple Taylor-Burton, récemment formé sur « CLÉOPÂTRE » et qui n’a jamais été aussi insipide et mal employé. Lui hagard, l’air ailleurs, s’ennuie ostensiblement. Elle, pomponnée, mal coiffée, comme statufiée par sa couche de fond-de-teint, joue une sorte de caricature d’elle-même. Mieux vaut revoir « QUI A PEUR DE VIRGINIA WOOLF ? » pour se souvenir de quoi était capable ce couple mythique à l’écran et effacer ce désastre de sa mémoire.

VIP2

RICHARD BURTON, MAGGIE SMITH, ROD TAYLOR ET ELIZABETH TAYLOR

Que sauver de ce naufrage clinquant ? Une séquence à la rigueur. Ce face-à-face dans le hall de l’hôtel en pleine nuit entre un Burton déprimé et une jeune Maggie Smith qui lui demande un chèque afin de sauver la boîte de son boss Rod Taylor qu’elle aime en secret. Rien de génial bien sûr, mais la confrontation de deux grands comédiens est toujours un régal à contempler. Et d’ailleurs c’est la seule scène où Burton semble jouer normalement. À part ce court moment de grâce, à fuir ventre à terre…

 

HAPPY BIRTHDAY, JEANETTE !

NOLAN

JEANETTE NOLAN (1911-1998), UNE FILMO DE 200 TITRES, ELLE A TOURNÉ AVEC LES PLUS GRANDS. ÉPOUSE DE L’ACTEUR JOHN McINTIRE.

 
Poster un commentaire

Publié par le 30 décembre 2015 dans ANNIVERSAIRES

 

« WWW » LIVES ! RESPECT AUX ANCIENS…

Alors que s’achève l’année 2015 qui, il faut bien l’avouer fut un cru particulièrement mauvais sur bien des plans, « BDW2 » se devait de rendre hommage à son aïeul. Autrement dit « WILD WILD WESTERN – LE BLOG DU WEST » premier du nom, qui naquit en 2009 pour s’éteindre en 2013, laissant la place aux jeunes, c’est-à-dire au blog que vous êtes justement en train de lire en ce moment même.WWW

En fait, et c’est là l’excellente surprise, « WWW » (pour les intimes) n’est jamais mort. Il continue de vivre sa vie tranquillement, même s’il n’est plus nourri en news fraîches et fait à peu près les mêmes audiences qu’aux plus belles heures de sa gloire. Un coup d’œil aux chiffres donne carrément le vertige : aujourd’hui, le nombre de « visiteurs uniques » depuis la création atteint le chiffre faramineux de 990 000 ! PRATIQUEMENT UN MILLION DE CINÉPHILES ! Pour 2 350 000 pages lues.

Donc, non seulement « WWW » n’est pas mort, mais il ne s’est jamais aussi bien porté ! Et poursuit sur sa lancée en parallèle avec « BDW2 ».

Étonnant, non ?

Allez, sur ces bonnes paroles, passez une excellente fin d’année, en espérant que 2016 sera plus lumineuse et porteuse d’espoir.

 
13 Commentaires

Publié par le 30 décembre 2015 dans ACTU DE BDW2

 

FRANCO GIACOBINI : R.I.P.

GIACOBINI RIP

FRANCO GIACOBINI (1926-2015), SECOND RÔLE ITALIEN DES ANNÉES 70.

 
Poster un commentaire

Publié par le 29 décembre 2015 dans CARNET NOIR, CINÉMA ITALIEN

 

« HISTOIRE DE DÉTECTIVE » (1951)

ELEANOR PARKER ET KIRK DOUGLAS

ELEANOR PARKER ET KIRK DOUGLAS

Adapté d’une pièce de théâtre dont il respecte (à quelques détails près) l’unité de lieu et d’action, « HISTOIRE DE DÉTECTIVE » est un pur ‘film noir’ à huis clos, un mélodrame policier âpre et désespéré, observant de tristes échantillons d’Humanité dans un petit commissariat new-yorkais, un jour « comme les autres ».STORY

Le scénario se focalise sur un flic (Kirk Douglas), heureusement marié, mais qui fait son métier avec une dureté obsessionnelle, un manque total de compassion. Le film suit plusieurs affaires de voisinage, les suspects vont et viennent, se croisent, s’invectivent, les policiers sont tous extrêmement différents, mais le drame se resserre peu à peu sur Douglas qui va découvrir que sa femme idéalisée (Eleanor Parker) eut jadis recours à un avorteur qu’il tente de coincer depuis des années.

Véritable bloc de névroses, de haine et d’intolérance, Douglas – alors âgé de 35 ans – bouffe littéralement l’écran dans ce personnage détestable et fascinant, passant d’un extrême à l’autre en quelques secondes et aussi imprévisible qu’une bouteille de nitroglycérine trop secouée. C’est incontestablement un de ses rôles les plus puissants dans la même veine que ceux de « LE GOUFFRE AUX CHIMÈRES » ou « LES ENSORCELÉS ». À ses côtés, la généralement excellente Eleanor Parker surjoue de façon ostentatoire mais a de jolis moments d’émotion. Tous les seconds rôles sont magnifiques : Lee Grant en kleptomane naïve, William Bendix superbe en vieux flic humain, George Macready abject à souhait en avorteur et Joseph Wiseman prodigieux en malfrat hystérique et fou à lier. Son rire dément résonne longtemps dans les oreilles ! À noter que Horace McMahon reprendra son rôle de commissaire pratiquement tel quel dans la série TV « NAKED CITY » dix ans plus tard.

MICHAEL STRONG, JOSEPH WISEMAN, KIRK DOUGLAS ET GEORGE MACREADY.

MICHAEL STRONG, JOSEPH WISEMAN, KIRK DOUGLAS ET GEORGE MACREADY.

« HISTOIRE DE DÉTECTIVE » est une belle réussite qui, par la rigueur de son découpage et la maîtrise des sous-intrigues, parvient à rendre cinématographique un matériau qui ne l’était pas forcément sur le papier. Dans le genre, un véritable chef-d’œuvre et une leçon de mise-en-scène entièrement au service des comédiens.