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Archives Mensuelles: février 2016

HAPPY BIRTHDAY, ARTHUR !

FRANZ

ARTHUR FRANZ (1920-2006), SECOND RÔLE DE TV DES ANNÉES 50 ET 60.

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Publié par le 29 février 2016 dans ANNIVERSAIRES

 

« BABEL » (2006)

BABELDans « BABEL », film au scénario d’une maestria consommée, d’une folle ambition humaniste, la tragédie est symbolisée par un fusil à haute portée. Un « cadeau » passant de main en main et semant le malheur à travers le Maroc, le Mexique ou le Japon dans un inextricable écheveau d’événements.

Alejandro González Iñárritu manie ses trois récits parallèles avec la même intensité, la même empathie, et décortique une succession de mauvaises décisions, de coïncidences entremêlées, de pulsions inconsidérées qui tournent mal. Et les premières victimes sont toujours des enfants : jeunes bergers marocains s’amusant à tirer dans la rocaille avec le fusil neuf de leur père, adolescente japonaise sourde, gravement perturbée par le suicide de sa mère ou gamins entraînés dans une nuit de cauchemar par leur nounou gentille mais irresponsable. Pas de méchant dans « BABEL », juste des êtres humains faillibles et ballotés par le Destin.

Malgré l’éclatement narratif, qu’il soit géographique ou temporel, le film maintient une exceptionnelle cohérence, une tension de chaque plan et coule naturellement de source. L’auteur isole trois histoires apparemment banales, qui ne finissent d’ailleurs pas toujours mal, pour symboliser l’arbitraire et la fragilité de l’existence sur Terre. Sans prêchi-prêcha, il pointe tout de même le doigt sur ces fusils, ces revolvers, ces armes qui circulent librement et finissent systématiquement par délivrer leur message de mort.

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CATE BLANCHETT, ADRIANA BARRAZA ET BRAD PITT

Au sein d’un casting magnifique dominé par Adriana Barraza, on apprécie l’humilité de Brad Pitt ou Cate Blanchett qui se fondent dans leur rôle en abandonnant leur bagage de star.

Un beau film grave et lyrique superbement confectionné.

 

HAPPY BIRTHDAY, CRISTINA !

RAINES

CRISTINA RAINES, ACTRICE DES SEVENTIES ORIGINAIRE DES PHILIPPINES, CONNUE POUR « LA SENTINELLE DES MAUDITS » ET « NASHVILLE ».

 
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Publié par le 28 février 2016 dans ANNIVERSAIRES

 

« RICKI AND THE FLASH » (2015)

RICKICela fait bien longtemps que les admirateurs du « SILENCE DES AGNEAUX » n’espèraient plus le comeback de Jonathan Demme. Pourtant, même modestement, « RICKI AND THE FLASH » pourrait bien en être un.

Si le scénario de Diablo Cody est conventionnel et mécanique dans son déroulement, il entre dans le sous-genre qu’est devenu le « back home » (un personnage qui retourne dans sa famille après des années d’absence, pour un événement) et offre surtout un rôle en or à Meryl Streep qu’on n’a pas vue meilleure depuis des lustres. Elle est vraiment époustouflante en caissière aigrie qui le week-end, se transforme en rockeuse vieillissante mais toujours charismatique. Ses performances « live » sur scène sont bluffantes, son énergie fait plaisir à voir. Le coup de génie du casting est d’avoir distribué sa propre fille, l’excellente Mamie Gummer pour incarner sa fille dépressive. L’alchimie entre les deux comédiennes crève l’écran. Même chose pour le choix de Kevin Kline, plus de 30 ans après « LE CHOIX DE SOPHIE » pour jouer son ex-mari. Là encore, la relation s’impose instantanément comme une évidence.

Grâce à tous ces talents réunis, le film s’élève au-dessus de son matériau d’origine et s’avère drôle et émouvant, cruel et généreux, avec quelques grandes scènes formidablement interprétées comme ce dîner de famille au restaurant qui vire au règlement de comptes ou le mariage final.

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KEVIN KLINE, MERYL STREEP ET MAMIE GUMMER

Pour le bonheur de retrouver « Queen Meryl » dans un rôle digne d’elle, pour ses numéros musicaux avec Rick Springfield, pour des confrontations dantesques avec ses enfants rancuniers, « RICKI AND THE FLASH » vaut la peine d’être vu, à condition de ne pas trop en attendre. Un peu plus de spontanéité et un peu moins de grosses ficelles n’auraient certainement pas nui, mais tel quel, le film vaut tout de même le coup d’œil.

 
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Publié par le 28 février 2016 dans COMÉDIES, DRAMES PSYCHOLOGIQUES

 

ITALIA MADE-IN-UK !

ITALIE UK

L’ITALIE À L’HONNEUR DANS PLUSIEURS CLASSIQUES REMASTÉRISÉS ET ÉDITÉS EN BLU-RAY ET… EN ANGLETERRE !

 
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Publié par le 27 février 2016 dans CINÉMA ITALIEN, SORTIES DVD ET BLU-RAY

 

HAPPY BIRTHDAY, LIZ !

ELIZABETH TAYLOR (1932-2011), ELLE SYMBOLISE À ELLE SEULE TOUS LES EXCÈS DU STAR SYSTEM HOLLYWOODIEN.

ELIZABETH TAYLOR (1932-2011), ELLE SYMBOLISE À ELLE SEULE TOUS LES EXCÈS DU STAR SYSTEM HOLLYWOODIEN.

 
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Publié par le 27 février 2016 dans ANNIVERSAIRES

 

« DANS L’OMBRE DE MANHATTAN » (1996)

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RON LIEBMAN, COLM FEORE ET ANDY GARCIA

Sidney Lumet a connu une longue et belle carrière de plus de 70 films. Éclectique et engagé, new-yorkais jusque dans ses gènes, il était inégal, tournait probablement trop, mais il a toujours su surprendre, renaître de ses cendres et a clos son œuvre sur un film magnifique.OMBRE

« DANS L’OMBRE DE MANHATTAN » fait partie des heureuses surprises de sa fin de carrière. C’est un film sobre, sec comme un coup de trique, délibérément linéaire, qui traite sans chichi du compromis. À travers le portrait d’un jeune procureur idéaliste, fils d’un flic exemplaire, le scénario décortique étape par étape, toutes les « bonnes raisons » qui peuvent amener un homme droit jusqu’à en devenir psychorigide, à enfreindre la sacrosainte Loi et à souiller son âme jusque-là immaculée. Une sorte de parcours initiatique vers l’âge adulte, qui s’achève par un superbe monologue en gros-plan extrêmement émouvant et juste, sur les « zones grises » dans lesquelles on doit évoluer quand on a cessé d’être naïf.

On ne peut qu’admirer l’énergie sèche et la rage qui animent ce film passionnant de bout en bout et l’excellence de la direction d’acteurs : Andy Garcia trouve un de ses grands rôles, rendant encore plus inexplicable sa carrière plus ou moins ratée. Ian Holm est superbe, tout en finesse dans le rôle de son père. James Gandolfini génial en ripou touchant de bêtise… Il faudrait tous les citer tant le casting est homogène. Mais la vraie révélation, c’est Ron Liebman, extraordinaire en procureur juif atrabilaire et cabotin, qui crève littéralement l’écran à chaque apparition.

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JAMES GANDOLFINI, ANDY GARCIA ET LENA OLIN

Un peu méconnu, « DANS L’OMBRE DE MANHATTAN » est pourtant un film abouti et adulte, traitant son sujet frontalement, sans digression, jusqu’à atteindre à l’Universel. Oui, le Mal peut naître du Bien et du Bien peut naître du Mal…