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« LE LENDEMAIN DU CRIME » (1986)

11 Mar

DAYÀ ses débuts, Sidney Lumet avait dirigé plusieurs fois Henry Fonda, en particulier dans son chef-d’œuvre « 12 HOMMES EN COLÈRE », son premier film de cinéma. Il a eu beaucoup moins de chance avec Jane, la fille du grand acteur pour « LE LENDEMAIN DU CRIME ».

Ce n’est d’ailleurs pas la faute de celle-ci, puisqu’elle est parfaite, et même plus naturelle que de coutume, en comédienne has-been et alcoolique piégée dans une sordide affaire d’assassinat. Le vrai responsable est le scénario, sorte de ‘whodunit’ bancal et mal fichu, aux protagonistes improbables et aux rebondissements invraisemblables. Les rencontres se font « par hasard », on vit d’intenses love stories en 36 heures et le mystère se dénoue en quelques répliques bien lourdingues à la suite d’une tentative de noyade dans une baignoire.

Pourtant, le film avait des atouts : des repérages originaux dans L.A. avec ses façades en couleurs vives et surtout la rencontre entre Jane Fonda et Jeff Bridges. Un peu comme si la vieille star venimeuse de « YOUTH » et le ‘Dude’ Lebowski s’étaient rencontrés dans leur jeunesse ! Elle assure vaillamment le show, malgré une terrible perruque léonine à la Farrah Fawcett qu’elle arbore les trois-quarts de l’action, lui est bien mais un brin falot et surtout trop jeune pour son rôle, en ex-flic languide et cool. On reconnaît des seconds rôles qu’on aime : l’étrange Diane Salinger en héritière glaciale, Richard Foronjy en flic, Kathy Bates en voisine ou Kathleen Wilhoite en coiffeuse.

DAY2

JEFF BRIDGES, JANE FONDA ET DIANE SALINGER

Visiblement peu inspiré par ce matériau indigne de lui, Lumet signe un polar sans colonne vertébrale ni véritable enjeu. Il tire le meilleur de Miss Fonda et de ses extérieurs, mais se contrefiche clairement de son intrigue policière qu’il délaisse à la première occasion pour des digressions sympathiques mais très démobilisantes.

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2 réponses à “« LE LENDEMAIN DU CRIME » (1986)

  1. JICOP

    11 mars 2016 at 15 h 48 min

    Je suis d’accord .
    Autant  » Contre-enquete  » est un diamant noir , autant ce  » lendemain du crime  » est un  » petit  » polar
    sans asperites et joue mollement par d’excellents acteurs pourtant … pas le meilleur film du grand Sydney , coince entre  » les coulisses du pouvoir  » et  » A bout de course « .

     
  2. Patrick

    11 mars 2016 at 15 h 52 min

    Même avis aussi ce Lumet déçoit beaucoup.

     

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