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« STEVE JOBS » (2015)

16 Mar
KATE WINSLET ET MICHAEL FASSBENDER

KATE WINSLET ET MICHAEL FASSBENDER

À première vue, le biopic d’un génie informatique du 20ème siècle n’a rien d’immédiatement attractif, si on n’est pas un geek assidu. Mais c’est tout à l’honneur du scénariste Aaron Sorkin d’avoir trouvé une approche inédite pour brosser le portrait en creux de « STEVE JOBS ».JOBS

Sur deux heures, le film se divise en trois parties distinctes : partant d’une présentation au public en 1984 du nouveau « mac », il décrit deux autres événements du même style en faisant des sauts dans le temps. Et c’est dans le laps de temps précédant les « cérémonies » qu’on découvre Jobs et son entourage professionnel et familial. Dans l’hystérie, les conflits, l’urgence. Michael Fassbender complètement impliqué dans son rôle, rend avec acuité le génie tourmenté de cet homme difficile, à l’affect gravement perturbé et lui donne une belle texture humaine, tout en demeurant parfaitement odieux et exaspérant. Belle performance, soutenue par la toujours magnifique Kate Winslet jouant son assistante dévouée et ployant sous le poids des responsabilités ou Jeff Daniels excellent dans le rôle de son ex-patron débordé par la personnalité volatile de Jobs.

Axé sur la relation complexe et conflictuelle entre Jobs et sa fille Lisa qu’il n’a jamais reconnue, de ses cinq ans jusqu’à l’âge presque adulte, « STEVE JOBS » est un film brillant, sans temps mort, extrêmement bavard et foisonnant ce qui fait parfois perdre le fil de certaines confrontations (le face-à-face entre Fassbender et Daniels sur deux périodes de temps en même temps, par exemple !), mais laisse sur une sensation de nervosité permanente et addictive.

À noter le rendu de l’image que Danny Boyle fait évoluer du 16MM au HD au fil des époques. Idée discrète mais hautement efficace.

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Une réponse à “« STEVE JOBS » (2015)

  1. Miguel

    16 mars 2016 at 18 h 47 min

    Un film sur l’homme mais peu sur ce qu’il a créé réellement : la machine pour tous, l’interface la plus ingénieuse qui relie l’homme à la machine. J’aime le voir comme à la fois un Henry Ford et un Champollion de l’informatique. Coté cinéma (puisqu’on là pour ça) « Terminator » s’inspire largement du concept où là, l’interface relie la machine au monde de l’homme (c’est plus drôle) et Yul Brynner l’aurait certainement trouvé utile dans « Mondwest ».

     

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