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« UNTEL PÈRE ET FILS » (1943)

30 Mai

UNTELDaté de 1943, « UNTEL PÈRE ET FILS » fut en fait tourné en 1940 et ne sortit en France qu’à la libération. Il en existe une version américaine avec quelques séquences additionnelles et un prologue où apparaît Charles Boyer, qui fait tout de même… 35 minutes de plus ! C’est la version française qui est chroniquée ici.

Sur seulement 78 minutes, Julien Duvivier embrasse trois guerres, de 1871 à 1939, à travers le destin tout ce qu’il y a de banal d’une famille de braves gens. Il y avait suffisamment de matière pour remplir une véritable saga, mais les auteurs concentrent l’écriture sur quelques événements familiaux et une poignée de personnages, passant de décennie en décennie grâce à des dates inscrites en surimpression sur l’image. Le procédé est efficace mais assez frustrant, tout comme l’utilisation qui est faite de Raimu, Louis Jouvet et Michèle Morgan, qui n’ont en fin de compte que des rôles périphériques, laissant la vedette à l’excellent Lucien Nat, qu’on voit passer de l’état de jeune marié à celui de vieillard chenu qui a connu trois guerres.

Le but de tout cela est bien sûr d’encourager les soldats et la population française à combattre pour en finir une bonne fois pour toutes avec les Allemands. C’est naïf et parfois simpliste et même mélodramatique, mais c’est – c’est bien le moins – extrêmement bien réalisé et les acteurs ont quelques jolis moments : Raimu en oncle méridional égrillard et pathétique, Jouvet en solitaire aigri et exilé, Suzy Prim en sœur vieille fille (sa réplique sur les trois baisers d’hommes reçus au cours de sa vie est très émouvante), le petit Jean Claudio jouant Jouvet enfant, remarquable en « Gavroche ». On aperçoit un tout jeune Louis Jourdan à la fin, en étudiant en médecine.

UNTEL2

LOUIS JOUVET ET MICHÈLE MORGAN

Vraiment pas un fleuron de la filmo de Duvivier donc, mais une vraie curiosité. Peut-être faudrait-il un jour jeter un coup d’œil à la version longue pour se faire une idée plus complète de la chose… À quand une restauration en bonne et due forme ?

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3 réponses à “« UNTEL PÈRE ET FILS » (1943)

  1. Seb1878

    30 mai 2016 at 20 h 47 min

    Super l’exploration de la filmographie du maestro. Et en plus : des titres peu connus. Respect…
    P.S : L’homme à l’imperméable. Bernard Blier est hallucinant dedans…

     
    • walkfredjay

      30 mai 2016 at 21 h 17 min

      Merci ! Et bientôt les anciennement introuvables « LA FIN DU JOUR » et « LA BELLE ÉQUIPE ».

      Je reverrais bien « L’HOMME À L’IMPERMÉABLE » (malgré mon peu de goût pour Fernandel !). Je ne me souviens effectivement que de Blier, dedans.

       
      • Seb1878

        30 mai 2016 at 21 h 23 min

        Me tarde…

         

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