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« LA PATROUILLE DE L’AUBE » (1938)

12 Juil

DAWN2« LA PATROUILLE DE L’AUBE » est le remake d’un film sorti à peine huit ans plus tôt. Situé pendant la WW1 en France, le scénario suit les épreuves d’une escouade de pilotes d’élite anglais confrontés à une mort certaine à plus ou moins brève échéance.

C’est une intéressante réflexion sur l’héroïsme et le poids des responsabilités. Serait-il plus facile de défier la mort dans les airs que d’ordonner à ses hommes d’aller au combat ? Le personnage d’Errol Flynn commence le film en tête brûlée insolente et insubordonnée, moquant ouvertement l’autorité de son commandant Basil Rathbone, devenu dépressif à cause des décisions qu’il doit prendre chaque jour. Quand celui-ci est promu, Flynn doit occuper son poste et perd sa joie-de-vivre et son insouciance. Un rôle assez fouillé et évolutif, que l’acteur tient avec sérieux et intensité. Le charme principal du film vient de sa relation avec David Niven, ami d’enfance et complice de chaque instant (ce qu’ils étaient dans la « vraie vie »). Leur alchimie à l’écran est évidente et constitue l’âme et le cœur du film. Leur dernière scène ensemble, une émouvante réconciliation, est extrêmement bien dialoguée et interprétée.

Outre son aspect psychologique « LA PATROUILLE DE L’AUBE » contient d’excellentes scènes d’action, comme l’attaque-surprise de nos deux héros sur le camp allemand. On note une nette différence de qualité d’image dans les séquences de bataille. Seraient-elle issues de la version de 1930 ?

DAWN

ERROL FLYNN, DAVID NIVEN ET BASIL RATHBONE

Quoiqu’il en soit, un beau film de guerre humaniste, dont la conclusion, dite par le toujours remarquable Donald Crisp, met le doigt sur les vies inutilement sacrifiées, sur l’inévitabilité de prochaines guerres, sans aucune gloriole patriotique. Sans oublier la scène très déroutante où Flynn fraternise avec un pilote ennemi qu’il a abattu lui-même et qu’il croit responsable de la mort de son meilleur ami. « C’est la guerre », comme disent nos amis britons.

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2 réponses à “« LA PATROUILLE DE L’AUBE » (1938)

  1. Miguel

    12 juillet 2016 at 18 h 09 min

    Ce n’est pas un grand film d’aviation mais c’est loin d’être aussi ennuyeux que « Hell Angels » d’Howard Hughes ou la version de 1930 d’Howard Hawks. Le duo Errol Flynn / David Niven donne toute la pêche à ce « Dawn Patrol », y’a pas photo. La scène où David Niven débarque à moitié en pyjama, la gueule enfarinée et les bras chargés de bouteilles de champagne est un moment que je me lasse jamais de revoir.

     
  2. lemmy

    12 juillet 2016 at 19 h 10 min

    Petit chef d’oeuvre pour ma part. Flynn et Niven passent du délire à la gravité avec force. C’est ce film qui m’a révélé à quel point Flynn pouvait être un vrai bon comédien, tout en restant flynnesque. Le message du film est terrible. Mais les humains restent des humains, et les adversaires allemands restent des humains digne de respect, sacrifiés sur l’autel de la guerre. La scène avec le prisonnier de guerre allemand est remarquable, sans tomber dans le béat, la gravité est toujours sous-jacente. Quand Basil Rathbone est délivré de sa charge mortifère et en charge Flynn, on croirait qu’il va partir à Honolulu boire des drinks épicés, il exulte, on retrouve là le méchant de Robin des bois 🙂

     

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