RSS

« JORDSKOTT, LA FORÊT DES DISPARUS » (2015)

19 Août

Les séries venues du froid nous ayant agréablement surpris ces dernières années et le mélange polar/fantastique réservant parfois de belles découvertes, c’est avec confiance et appétit qu’on se lance dans les dix heures qui composent « JORDSKOTT, LA FORÊT DES DISPARUS ».JORDSKOTT

Innocents que nous sommes ! Cette minisérie suédoise démarre plutôt pas trop mal, envoie une héroïne flic (la lugubre Moa Gammel) dans la ville où sa fille a disparu sept ans plus tôt, pour enquêter sur d’autres disparitions d’enfants. Mais très vite, on commence à trouver le scénario naïf et répétitif, presque… enfantin en fait, à se dire que les comédiens sont très, mais vraiment TRÈS en-dessous du niveau habituel et… à s’ennuyer ferme. Le montage quant à lui, est d’une lenteur funéraire, ne nous épargnant aucune arrivée et départ de véhicule, les rares scènes d’action sont affreusement mal réglées et filmées.

Mélange de thriller provincial et de superstitions locales sur un « peuple de la forêt » (sic !) luttant contre la déforestation, « JORDSKOTT » se veut écolo, angoissant et étrange. Au final, il n’est que fastidieux, ridicule et risible. À l’image du jeu hallucinant des deux flics : l’involontairement hilarant Göran Ragnerstam, petit bonhomme replet qui roule des yeux effarés à la moindre émotion ou Richard Forsgren, sorte de sosie léthargique d’Edward Norton, au jeu hésitant et surchargé.

C’est tellement raté et à côté de la plaque, que les auteurs ne respectent aucune règle basique : les deux « monstres » qu’on devine et qu’on nous promet implicitement pendant toute la série (celui qui grandit dans la baignoire en avalant du poisson cru – re-sic ! – et le voleur d’enfants, unique survivant de son espèce), eh bien… on ne les verra jamais ! Pas une seule fois, hormis une vague silhouette en reflet dans une vitre de voiture à la fin. Dix heures d’attente et de patience pour… ÇA ?

Amateur de polars suédois, passez votre chemin. Amoureux de contes et légendes occultes, allez chercher ailleurs votre bonheur. Car « JORDSKOTT » est une véritable épreuve…

Publicités
 

Une réponse à “« JORDSKOTT, LA FORÊT DES DISPARUS » (2015)

  1. Marc Provencher

    19 août 2016 at 8 h 05 min

    Hé, hé, hé. Je l’ai lâché dès le second épisode, celui-là ! Pour ne pas rester sur cette désastreuse impression de la téloche scandinave, tu devrais rapidement t’envoyer ‘TRAPPED’ ou ‘LE CHAMP DE LAVE’…

     

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :