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« AVENTURES EN BIRMANIE » (1945)

01 Sep
BURMA

ERROL FLYNN

« AVENTURES EN BIRMANIE » est un des meilleurs films de Raoul Walsh et il offre à Errol Flynn un de ses plus beaux rôles. Ce qui, compte tenu du palmarès des deux gaillards, n’est tout de même pas rien !BURMA3

Pendant la WW2, l’état-major U.S. décide de reprendre la Birmanie des mains des Japonais. Pour ce faire, il faut déjà faire sauter leur radar. Une mission pour Flynn et sa troupe. Mais qui n’occupe qu’un petit tiers du film ! Ensuite, c’est le chemin du retour qui va se transformer en descente aux enfers pour ces courageux soldats perdus dans la jungle, affamés, talonnés par les « japs » (les « singes » comme ils les appellent gracieusement) et peu à peu décimés.

Ce qui fascine d’emblée dans ce film, c’est la précision des stratégies de survie et d’attaque, le côté terre-à-terre du comportement militaire en terrain hostile. Aucun héroïsme de pacotille, très peu de musique (la bande-son est saturée de cris d’oiseaux et de macaques) et une description sobre et efficace de la fatigue physique et morale, de l’entraide, etc. On ne sent pas passer les 141 minutes, tant Walsh parvient à nous immerger dans l’action, grandement aidé par le splendide noir & blanc de James Wong Howe. S’il fallait faire un (tout petit) reproche, ce serait quelques clichés inévitables comme le personnage du « p’tit gars du Bronx » censé faire sourire (le cabotin George Tobias) mais qui irrite plus qu’autre chose et celui du vieux reporter (Henry Hull) un peu trop présent et dont le rôle ne mène finalement nulle part.

Sorti de ces broutilles, c’est un chef-d’œuvre du film de guerre tourné « à chaud » avec des séquences vraiment marquantes comme la découverte des soldats torturés et découpés en morceaux dans le village abandonné ou la bataille finale en pleine nuit, limite cauchemardesque.

BURMA2

ERROL FLYNN, JAMES BROWN ET HENRY HULL

Flynn est magnifique de retenue et de subtilité en officier humain et humble, pétri de doutes, autoritaire sans jamais élever la voix. Il n’adopte à aucun moment la moindre « tough attitude » du cinéma hollywoodien de l’époque, mais occupe l’espace avec une présence inouïe. James Brown (futur héros de la série TV « RINTINTIN ») et Anthony Caruso composent des silhouettes crédibles.

À noter – et c’est franchement impressionnant – que le film a entièrement été tourné dans les environs de Los Angeles ! Un véritable exploit.

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6 réponses à “« AVENTURES EN BIRMANIE » (1945)

  1. Miguel

    1 septembre 2016 at 9 h 49 min

    La scène du briefing est très claire, pas de plans avec des flèches dans tous les sens, une belle maquette et tout le monde à compris. La scène du parachutage est superbe et la musique intensifie très bien le stress avant le « Go ! ». Malgré la confusion visuelle d’une jungle à la végétation dense (et filmée en noir et blanc), on arrive à suivre aisément le commando et on devine facilement où les personnages se trouvent par rapport à d’autres, joli travail de montage. Les dialogues, par contre, sont pas terribles et ça va même jusqu’à hurler à l’extermination du peuple japonais, mais bon c’était la guerre. Quant à Errol Flynn, il est plus mature, d’un naturel agréable et qui peut surprendre si on le connaît seulement que dans ses rôles d’avant guerre.

     
  2. Thomas Pacull

    1 septembre 2016 at 11 h 14 min

    Errol Flynn a tenu un rôle similaire dans Sabotage à Berlin. Walsh a réalisé un remake façon western avec Les Aventures du Capitaine Wyatt avec Gary Cooper et il a largement inspiré également Predator

     
  3. lemmy

    2 septembre 2016 at 17 h 16 min

    Flynn, après-coup, a déclaré que c’était un de ses films ou son film préféré de sa grande période. Dire qu’il se sentait enfermé dans un certain type de rôle et qu’il déclarait vouloir tout faire pour en sortir.

    « Sabotage à Berlin » est plus léger et aventureux dans le style que « Aventures en Birmanie ». L’influence sur « Predator » me semble très vraie, notamment dans sa première partie, dans l’éxécution de la mission. C’est le retour qui consiste en une traque désespérée, tout comme dans « Les aventures du Capitaine Wyatt », mais je trouve « Aventures en Birmanie » plus tripal.

    Fred, il me semble que tu as plutôt pas mal changé d’avis sur Errol Flynn. Moi-même, alors que j’étais déjà un grand fan, en regardant récemment une bonne partie de sa filmo j’ai été surpris de sa sensibilité de jeu et de son humanité.

     
    • walkfredjay

      2 septembre 2016 at 18 h 58 min

      En fait, je ne le connaissais que pour deux ou trois films. Là, c’est une vraie découverte et il est vraiment très intéressant. Pas seulement dans ses rôles « flamboyants ».

       
  4. lemmy

    10 septembre 2016 at 16 h 35 min

    Dans un entretien, consacré à son film sur la guerre, « Hacksaw ridge », Mel Gibson cite deux films de guerre qui l’ont marqué : « Iwo Jima » et surtout « Aventures en Birmanie » dans sa manière de suggèrer l’horreur de la guerre.

    http://deadline.com/2016/09/mel-gibson-hacksaw-ridge-venice-film-festival-the-passion-of-the-christ-1201813728/

     
  5. Patrick

    23 avril 2017 at 11 h 14 min

    Je l’ai vu cette semaine j’avais peur d’un film de guerre qui avait mal vieilli comme Iwo Jima avec John Wayne mais je suis tombé sur une bonne surprise.

     

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