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« LA GUERRE SELON CHARLIE WILSON » (2007)

07 Oct

« LA GUERRE SELON CHARLIE WILSON » est vraiment l’enfant naturel de son auteur, le très politique Aaron Sorkin et de son réalisateur, le caustique Mike Nichols.

Le film relate l’histoire (vraie) d’un membre du Congrès U.S. (Tom Hanks) qui, avec l’aide d’une milliardaire texane (Julia Roberts horriblement mal distribuée) et d’un agent de la CIA indiscipliné (Philip Seymour Hoffman), va débloquer des sommes astronomiques pour armer les rebelles afghans contre l’armée russe.WILSON

C’est un film déroutant, difficile à aimer sans une réelle connaissance des événements décrits en toile de fond. Ça va très vite, trop certainement, les échanges de répliques gardent un rythme tellement soutenu, qu’on a souvent tendance à décrocher. Le ton oscille entre l’ultra-sérieux et l’humour iconoclaste, sans jamais se fixer. Pourtant, peu à peu, on saisit les tenants et aboutissants, on s’attache à ce personnage haut-en-couleur qui permet à Hanks une prestation moins terne que d’habitude. Et il y a Hoffman, excellent comme toujours en agent secret d’origines grecques, mal fagoté mais omniscient et blasé. Seule Julia Roberts – actrice généralement moyenne, à une ou deux exceptions près – ne fait rien d’un rôle qui aurait pu (dû) être flamboyant et sexy. On imagine ce qu’une Julianne Moore aurait pu en tirer !

Un film brillant par moments, lassant à d’autres, truffé de scènes remarquables (les deux visites au camp de réfugiés), de tunnels dialogués assommants, le tout enrobé d’un cynisme pas toujours très sympathique. On a plaisir à retrouver les jolies Amy Adams en assistante compétente et Emily Blunt, ainsi que Ned Beatty en sénateur aisément grugé.

Un curieux film donc, à voir d’un œil distrait pour son ton semi-satirique et son rythme épuisant.

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2 réponses à “« LA GUERRE SELON CHARLIE WILSON » (2007)

  1. Miguel

    7 octobre 2016 at 11 h 16 min

    Je me souviens que d’une seule scène de ce film : Celle où des hélicos russes se font shooter par des afghans. Alors que les roquettes s’approchent de leurs cibles, on assiste au derniers secondes de vie des pilotes se racontant des blagues tout en se délectant du massacre qu’ils vont commettre. Bien que la scène des enfants mutilés rendaient déjà l’ambiance du film amer, cette unique scène de violence, mis en scène de manière très pathétique, la rendra encore plus comme la chute d’une mauvaise blague.

     
  2. Seb

    7 octobre 2016 at 11 h 43 min

     » […] difficile à aimer sans une réelle connaissance des événements décrits en toile de fond.  »

     » […] truffé de tunnels dialogués assommants.  »

    Ça pourrait expliquer le fait que je me sois très vite assoupi devant ce pensum… ça plus deux têtes d’affiche vraiment peu motivantes !

     

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