RSS

« JINDABYNE, AUSTRALIE » (2006)

16 Oct

JINDABYNE2La nouvelle de Raymond Carver « SO MUCH WATER SO CLOSE TO HOME » avait déjà fait l’objet d’une adaptation en 1993 dans « SHORT CUTS » de Robert Altman, dont elle devint un des segments.

Treize ans plus tard, elle sert de base au long-métrage « JINDABYNE, AUSTRALIE », réalisé par l’auteur de l’admirable « LANTANA ». Sans avoir l’universalité et la force tranquille de ce précédent film, celui-ci possède tout de même de nombreux atouts qui en font une œuvre intelligente, subtile et dérangeante, brassant des thèmes comme le pardon, le deuil, la fascination pour la mort et le racisme ordinaire.

La vie de quatre amis bascule quand ils découvrent un corps de femme dans la rivière où ils sont partis pêcher. Montrés du doigt pour n’avoir pas prévenu immédiatement la police, ils vont voir leur quotidien imploser et leur vie remise en question. Parallèlement à cela, les auteurs laissent rôder un serial killer dans son « truck », prêt à faucher n’importe quelle vie au hasard de ses pulsions. Mais l’aspect « polar » est réduit – comme dans « LANTANA » – à portion congrue et ne sert que de catalyseur.

Le bush et les montagnes australiens sont admirablement filmés, le rythme est lent, méditatif et on sent, dans les situations les plus banales, tout le poids d’un passé non résolu, de rancœurs jamais évacuées. Même les enfants sont contaminés, comme hantés.JINDBYNE

En tête d’une distribution d’inconnus, Gabriel Byrne est excellent dans la retenue et la rage contenue, Laura Linney est superbe dans un rôle difficile, à la fois touchant et tête-à-claques. En institutrice, on reconnaît Leah Purcell, qui jouait la coéquipière dans « LANTANA ».

« JINDABYNE, AUSTRALIE » est le troisième et dernier film à ce jour de Ray Lawrence, qui n’a rien tourné depuis dix ans, ce qu’on ne peut que déplorer au vu de la qualité de sa maigre filmographie.

Publicités
 

2 réponses à “« JINDABYNE, AUSTRALIE » (2006)

  1. Kinskiklaus

    16 octobre 2016 at 9 h 56 min

    Gabril Byrne, voilà un comédien discret, au jeu toujours juste même dans des films moyens. Je le rapprocherai d’un Sam Neill pour son parcours éclectique et pour son élégance d’acteur.

     
  2. Kinskiklaus

    1 décembre 2016 at 2 h 25 min

    La jolie Laura Linney joue pour la troisième fois sous la direction de Clint Eastwood dans « Sully » sorti hier après « les pleins pouvoirs » et « Mystic River ». Hormis dans les années 70, il est assez rare voire très rare que le grand Clint fasse autant tourner quelqu’un dans ses films. Très bon choix en tous les cas car Laura Linney se révèle toujours impeccable dans son jeu.

     

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :