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« THE LAST OF ROBIN HOOD » (2013)

21 Oct
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KEVIN KLINE

Tout le monde connaît plus ou moins la légende d’Errol Flynn, aventurier invétéré, amateur incorrigible de nymphettes, soiffard épique… Cela participe d’une image « bigger than life » flamboyante qui a perduré jusqu’à aujourd’hui. Maintenant, a-t-on vraiment envie de savoir ce qui se cachait réellement derrière le mythe ?LAST

À la vision de « THE LAST OF ROBIN HOOD », inspiré du livre de la mère de sa dernière maîtresse (mineure), on peut se poser la question. On assiste en effet à un travail de démythification/démolition en règle, qui présente l’acteur comme un has-been libidineux et pas spécialement sympathique. L’interprétation de Kevin Kline n’est nullement en cause puisque son « imitation » de Flynn est impeccable et que la ressemblance physique est parfois troublante. Il faut dire aussi qu’à 66 ans, Kline semble bien plus en forme que Flynn ne l’était à 50 ! Face à lui, Dakota Fanning, qui a définitivement perdu la magie qu’elle dégageait dans son enfance, ne fait guère d’étincelles dans un rôle de fausse ingénue. C’est Susan Sarandon, actrice généralement pas très emballante, qui rafle la mise dans un personnage horrible et pathétique de mère alcoolique qui tente d’exister à travers sa fille. Un rôle qu’aurait certainement tenu Shelley Winters il y a trente ans.

Écrit sans recherche, tourné sans imagination comme un vulgaire téléfilm d’après-midi, « THE LAST OF ROBIN HOOD » en dit trop ou pas assez sur les derniers mois de la vie du « capitaine Blood ». Les tournages de « UNE FEMME MARQUÉE » ou « LES RACINES DU CIEL » sont mentionnés sans qu’on s’y attarde, le bref face-à-face entre Flynn et Stanley Kubrick au sujet d’un projet commun intitulé… « LOLITA » est excessivement frustrant tant il demeure anecdotique (la fascination de Flynn pour Nabokov aurait mérité d’être développée). Bref, c’est un film routinier et sans envergure sur une légende hollywoodienne qui était exactement l’inverse.

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SUSAN SARANDON ET DAKOTA FANNING

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4 réponses à “« THE LAST OF ROBIN HOOD » (2013)

  1. Patrick

    21 octobre 2016 at 19 h 23 min

    « C’est Susan Sarandon, actrice généralement pas très emballante »

    Une actrice charmante que j’aime bien personnellement.

     
  2. walkfredjay

    21 octobre 2016 at 21 h 13 min

    Je l’ai bien aimée dans un ou deux films comme « LES PRÉDATEURS », mais elle me fait penser à Annie Girardot (grande comédienne par ailleurs) dans ses mauvais films des années 70. Trop de pathos, trop de tics de jeu… Avis perso, of course !

     
  3. Kinskiklaus

    21 octobre 2016 at 21 h 50 min

    J’avais adoré les prestations de Susan Sarandon dans les films de Louis Malle, son compagnon d’alors : « La petite » et surtout le très beau (et drôle) mais méconnu « Atlantic City ». Pour le reste, elle ne m’a jamais touché dans d’autres films. Puis quelle belle charpente, mes amis ! Le plus gros point commun qu’elle a selon moi avec feu Annie Girardot : Grandes gueules. Et le côté militant gauchiste de Sarandon m’a toujours exaspéré au plus haut point.

     
    • Patrick

      22 octobre 2016 at 9 h 08 min

      Oui ce sont 2 bons films ceux de Malle.

       

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