RSS

« LE SEPTIÈME SCEAU » (1957)

22 Oct

SCEAU2Qui ne connaît pas l’image du chevalier blond jouant aux échecs avec la Mort sur une plage désolée ? « LE SEPTIÈME SCEAU » fait aujourd’hui partie des grands classiques incontestés du 7ème Art et il demeure le film le plus universellement connu d’Ingmar Bergman, le plus synthétique de son œuvre.

De retour des croisades, le chevalier Max Von Sydow trouve son pays ravagé par la peste. Alors que la Mort (le glabre et anxiogène Bengt Ekerot) vient le chercher, le guerrier la défie aux échecs pour retarder l’issue fatidique. Alors qu’il retourne chez lui avec son écuyer (Gunnar Björnstrand), il croise une troupe de comédiens, une fille sauvage, une jeune sorcière condamnée au bûcher et plusieurs autres personnages. Tous ont plus ou moins rendez-vous avec la Grande Faucheuse qui ne les lâche pas d’une semelle et les talonne en endossant diverses personnalités.

Sous forme de fable médiévale écrite en tableaux esthétiquement proches des toiles de maîtres de l’époque, le film traite fondamentalement du grand questionnement de l’Homme face à sa propre mortalité : à savoir l’existence de Dieu, la terreur qu’après la mort il n’y ait rien que le Néant, et plus largement de la foi. La tonalité générale est parfois déroutante, alternant les moment solennels, les gros-plans de visages illuminés ou angoissés et les scènes quasiment bouffonnes (le gros forgeron cocu, sa femme à la cuisse leste ou l’acteur libidineux). Il n’est pas sacrilège de dire que l’ennui pointe de temps en temps le bout de son nez, mais on ne peut qu’être envoûté par la photo magnifique, la gestion du noir & blanc et les prestations des comédiens : Von Sydow, sorte d’Hamlet suédois vieilli avant l’âge, curieux mélange de candeur et d’usure, Björnstrand excellent en soudard truculent ou la jeune Bibi Andersson, rayonnante.

SCEAU

BENGT EKEROT ET MAX VON SYDOW

« LE SEPTIÈME SCEAU » est un livre d’images animées aux cadrages inoubliables, qui transporte dans le passé sans grands moyens ni ostentation. Un voyage métaphysique austère et hypnotique.

Advertisements
 

5 réponses à “« LE SEPTIÈME SCEAU » (1957)

  1. Seb

    22 octobre 2016 at 8 h 45 min

    Un film important certes mais que je trouve beaucoup moins abouti, moins touchant et moins universel, finalement, que l’autre oeuvre culte de Bergman de cette même période: Les fraises sauvages.

     
    • walkfredjay

      22 octobre 2016 at 8 h 56 min

      Le film vaut pour son atmosphère et son visuel, mais ne dégage guère d’émotion « universelle », contrairement aux « FRAISES SAUVAGES » chroniqué demain sur « BDW2 ».

       
      • Seb

        22 octobre 2016 at 11 h 05 min

        On est bien d’accord.

         
  2. JICOP

    22 octobre 2016 at 11 h 48 min

    Quel beau film .
    Certes moins chaleureux que  » les fraises sauvages  » mais sa rigueur et son ascetisme font tout le sel de l’envoutement qu’il provoque sur moi .
    Max Von Sidow avait deja une tete de vieux a 28 ans … une tete de moyen-age quoi .
    Quantite de scenes magnifiques emaillent ce metrage , sublimees par la photo de Gunnar Fischer et la fraicheur de Bibi andersson .

     
  3. Miguel

    22 octobre 2016 at 14 h 16 min

    C’est filmé et mis en scène de manière magistrale avec des acteurs et des figurants visiblement très engagés dans cette œuvre.

     

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :