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« THE WALKING DEAD » : saison 6 (2016)

07 Nov

Après l’intensité extraordinairement addictive des saisons 4 et 5, il fallait bien s’attendre à ce que la 6ème année de « THE WALKING DEAD » marque un peu le pas. À l’exception de deux ou trois épisodes bien chargés en violence, les auteurs s’attardent plutôt sur l’évolution des protagonistes, sur une réflexion parfois pertinente sur le dragon que l’homme finit automatiquement par devenir à force de combattre le dragon.wd6

On retrouve les défauts des premières saisons : un certain statisme, un dialogue surabondant (les personnages prennent le temps de philosopher en pleine action ou en perdant tout leur sang). Trop de temps est consacré à Lennie Jones, pacifiste à l’angélisme plus irritant que convaincant et le soudain revirement religieux de Melissa McBride est extrêmement mal amené et illogique. Même chose pour le rapprochement de ‘Rick’ et ‘Michonne’ que rien ne laissait prévoir et qui semble plaqué, comme une idée de dernière minute rajoutée pour pimenter un peu.

Malgré tout cela, la saison fonctionne bon an mal an, grâce au miroir de plus en plus cauchemardesque qu’elle tend à notre société et à notre monde en guerre. Grâce aussi à la façon dont est progressivement introduit le personnage méphistophélique de ‘Negan’, dont on ne fait que redouter l’arrivée. Quand enfin il apparaît, dans le dernier épisode, Jeffrey Dean Morgan est à la hauteur de l’attente et sa grande scène face à tous nos héros agenouillés, à sa merci, vaut à elle seule qu’on voie les 16 épisodes !

Cette 6ème saison ne soulève donc pas l’enthousiasme des deux précédentes (mais la barre était vraiment placée très haut !) et fait figure de transition pour une suite qu’on devine dramatique et bien chargée en adrénaline. À suivre, évidemment.

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3 réponses à “« THE WALKING DEAD » : saison 6 (2016)

  1. Seb

    7 novembre 2016 at 15 h 38 min

    Pour ma part je trouve que la série a toujours été très inégale*, même les saisons 4 et 5: le format « 16 épisodes » est décidément excessif, donnant lieu à de nombreuses séquences vaseuses, bavardes et pseudo-profondes où on sent que les auteurs se regardent trop le nombril. Je regrette aussi depuis 2 ou 3 saisons une certaine monotonie, une certaine stagnation dans les décors, les personnages, les événements, etc. quand bien même on nous propose régulièrement de nouveaux enjeux (mais qui sentent de plus en plus le recyclage de telle ou telle idée déjà abordée sous une forme un peu différente). C’est une série que je continue à suivre avec un certain plaisir, pour ses moments forts et ses occasionnelles prises de risques, mais j’apprécierais que les auteurs resserrent l’action et limitent la psychologie de comptoir: c’est l’exemple-type du spectacle intelligent quand il est bourrin et frontal, neuneu quand il se veut cérébral.

    *sauf peut-être la saison 2, quasi-uniformément ennuyeuse.

     
  2. Patrick

    7 novembre 2016 at 17 h 01 min

    Dans l’ensemble c’est une série qui me plaît mais qui plus convaincante dans l’action que dans ses dialogues parfois bavard et inutilement verbeux.

    Sinon TWD devrait savoir s’achever encore 1 ou 2 saisons mais au-delà cette série n’aura plus grand chose à proposer.

     
  3. Marc Provencher

    7 novembre 2016 at 20 h 54 min

    La première saison était tellement forte que j’ai décroché pour n’y plus revenir dès les deux-trois premiers épisodes de la seconde saison, décevante et statique.

     

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