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« LES OIES SAUVAGES » (1978)

13 Nov
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RICHARD BURTON, ROGER MOORE ET RICHARD HARRIS

Écrit par Reginald Rose (« 12 HOMMES EN COLÈRE »), réalisé par le spécialiste du western Andrew V. McLaglen et produit par la Grande-Bretagne, « LES OIES SAUVAGES », dont la réputation a étonnamment grandi avec les années, n’est en fait – à bien y regarder – qu’un simple remake des « PROFESSIONNELS » (1966) transposé du Mexique à l’Afrique.oies2

Comme dans le chef-d’œuvre de Richard Brooks, quatre mercenaires plus tout jeunes sont engagés pour une mission périlleuse et trahis par leur employeur.

Les 50 premières minutes sont consacrées au recrutement et à l’entraînement de la petite armée privée des « soldats de fortune », le reste se focalise sur l’enlèvement d’un leader prisonnier et la poursuite qui s’ensuit avec les militaires locaux. Le scénario est très mécanique, parfois naïf dans son dialogue très pied-de-plomb, mais le film décolle vraiment avec la débandade finale et la fuite désespérée des hommes en treillis. Le discours « politique » paraît un peu plaqué et simpliste. On sent d’ailleurs la forte influence qu’a sûrement eue le film sur Stallone et ses « RAMBO » ou « EXPENDABLES ». Malgré tout, on a tout de même droit à quelques surprises comme le personnage du « medic » homo et même « folle perdue » et une fin très douce-amère.

De toute façon, « LES OIES SAUVAGES » vaut certainement le coup d’œil pour son casting de vétérans. Richard Burton, hâlé et transpirant, ne semble pas péter la forme, mais il crée un vrai personnage d’aventurier cynique et porté sur le whisky. Et quelle gueule ! Richard Harris tient un rôle moins flamboyant et les scènes censées émouvoir avec son petit garçon, sont un brin embarrassantes. Roger Moore fait moins le guignol que d’habitude, même s’il insiste pour balancer un bon mot dans chaque séquence où il apparaît. Parmi les seconds rôles, tous excellents, on reconnaît avec plaisir Stewart Granger, en traître à l’élégance jamais prise en défaut.

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RICHARD BURTON ET ROGER MOORE

Filmé avec une efficacité toute américaine par McLaglen, bien photographié, « LES OIES SAUVAGES » ne possède pas l’étoffe dont on fait les grands films, mais il s’inscrit dans la lignée des « 12 SALOPARDS » ou de « QUAND LES AIGLES ATTAQUENT » et s’avère être un bon passe-temps. C’est déjà très bien !

À noter que dans la séquence du casino, Burton échange un regard appuyé avec une jeune femme. Ce n’est autre que son épouse de l’époque, Susan Hunt. Liz Taylor avait elle aussi accepté jadis plusieurs « caméos » dans les films de son mari.

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3 réponses à “« LES OIES SAUVAGES » (1978)

  1. Miguel

    13 novembre 2016 at 10 h 26 min

    Une ambiance un peu soldats de plomb. Des scènes de combat un tantinet surréalistes (genre « Le Magnifique ») mais..ça passe malgré tout. Peut être grâce, entre autres, à l’humour assez présent dans les dialogues surtout quand ils sont cités par Richard Burton et à sa manière toute particulière d’afficher le mépris vis-à-vis de ses employeurs.

     
  2. Patrick

    13 novembre 2016 at 11 h 56 min

    Pour l’avoir revu l’an dernier je craignais qu’il avait mal vieilli mais il tient plutôt bien la route et rien que pour son casting il est quasiment impossible de ne pas aimer Les Oies sauvages.

     
  3. Claude

    13 novembre 2016 at 19 h 21 min

    Marrant ce casting ultra-britannique pour un cinéaste très américain .

     

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