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« BANSHEE » : saison 4 (2016)

06 Déc

bansheebisAinsi donc, la voici l’ultime saison d’une série tellement intense et excessive qu’elle ne pouvait, de toute façon, pas durer très longtemps. Sur huit épisodes, au lieu des dix habituels, « BANSHEE » s’achève de manière méthodique en refermant toutes les portes demeurées ouvertes, en réglant tous les comptes.

Le début, la découverte du cadavre nu et éventré de Lili Simmons, renvoie immédiatement à « TWIN PEAKS », et c’est autour de la morte – qu’on revoit heureusement souvent en flash-back – que va se focaliser une enquête ultra-violente et rédemptrice où se côtoient un serial killer sataniste, un gang néonazi, une fliquette du FBI chnouffée, une « vigilante », un cartel colombien, etc., etc. Le tout réuni dans cette petite bourgade de Pennsylvanie d’apparence si paisible.

Si l’histoire en elle-même n’a rien d’extraordinaire, les personnages occupent le devant de la scène et paient parfois le prix fort : les deux années de torture de Hoon Lee sont éprouvantes à contempler, la déchéance physique et morale de notre héros Antony Starr démoralise un peu, la prise de pouvoir du caïd amish Ulrich Thomsen semble inéluctable… Mais les créateurs de « BANSHEE » ont une réelle volonté de ne rien laisser en suspens et chacun connaîtra la fin qu’il mérite.

Si les personnages récurrents suivent leur route sans surprise majeure, l’accent est mis sur des seconds rôles comme Matt Servitto, shérif honnête mais médiocre qu’on a vu évoluer de saison en saison, Matthew Rauch, terrifiant garde-du-corps à lunettes aussi émotif qu’un Terminator, Chris Coy néonazi sombrant dans la folie ou Eliza Dushku en agent du FBI destroy (seul rôle un peu trop caricatural de la saison).

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MATTHEW RAUCH, ANTONY STARR ET ULRICH THOMSEN

Avec ses bagarres sanglantes, ses tortures, ses clins d’œil à un cinéma populaire (le final chez Thomsen renvoie instantanément à « SCARFACE »), « BANSHEE » s’achève comme il a démarré : dans le bruit et la fureur. On ressent toutefois un infime essoufflement, une sensation de surprise déjà un peu éventée qui nous laisse à penser qu’elle s’est arrêtée pile au bon moment. La suivante aurait probablement été celle de trop.

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