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« MAFIA BLUES » (1999)

07 Jan
mafia

ROBERT DE NIRO

Les idées sont dans l’air et c’est la même année que furent tournés « MAFIA BLUES » et la première saison des « SOPRANO », basés sur un ‘pitch’ similaire : un caïd mafieux dépressif se confiant à un psy.mafia2

Harold Ramis avait déjà signé deux comédies : « UN JOUR SANS FIN » et « MES DOUBLES, MA FEMME ET MOI » d’après des « high concepts ». Aussi est-il parfaitement à l’aise avec celui-ci. L’idée est bonne certes, mais pas autant que le casting : Robert De Niro dans un autopastiche de ses rôles de mafiosi est confronté à Billy Crystal. En gros, le parrain chez Woody Allen !

Porté par un scénario simple mais efficace et surtout par un dialogue souvent étincelant, « MAFIA BLUES » est désopilant, truffé de répliques-qui-tuent et de situations absurdes. Mais les vrais moments de grâce sont les échanges entre les deux protagonistes et quelques seconds couteaux formidables comme Joe Viterelli.

Grimaçant et en pleine forme, De Niro se maintient à l’extrême limite du cabotinage. Il parvient à être à la fois hilarant dans les scènes où il part « en sucette » et sanglote convulsivement, émouvant quand il parle de son père et menaçant comme dans un film de Scorsese. Sa façon de se moquer de lui-même sans sombrer dans la bête caricature, rappelle l’exercice de haut-vol de Brando se caricaturant lui-même dans « LE PARRAIN », dans la comédie « PREMIERS PAS DANS LA MAFIA ». C’est vraiment virtuose. Crystal n’est pas en reste. Roi de l’humour pince-sans-rire, il forme un duo fabuleux avec De Niro et leur complicité crève l’écran. Autour d’eux, Chazz Palminteri en rival félon et Lisa Kudrow en fiancée excédée ne font que ramasser les miettes. À revoir donc, ce « MAFIA BLUES » enjoué et bourré de clins d’œil comme ce cauchemar de Crystal, recréant une fameuse séquence du « PARRAIN » jusque dans les moindres détails.

Trois ans plus tard, la même équipe se reconstituera pour une sequel pas indispensable.

mafia3

ROBERT DE NIRO, BILLY CRYSTAL ET JOE VITERELLI

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14 réponses à “« MAFIA BLUES » (1999)

  1. Patrick

    7 janvier 2017 at 14 h 35 min

    Tiens j’aurais cru que vous allez démonter cette comédie, perso je l’ai trouvé amusant mais sans plus, comme vous dites les acteurs sont la force du film.

    La suite est décevante.

     
  2. Seb

    25 janvier 2017 at 1 h 27 min

    Critique pour le moins indulgente ! Ramis, auteur de l’excellent Un jour sans fin, signe une comédie très platement mise en scène qui accumule les saynètes tiédasses et manque totalement de l’esprit et la finesse qu’on aurait pu espérer d’un tel argument. Même De Niro n’est pas très bon là-dedans, recyclant mollement ses rôles de mafieux chez Scorsese en versant de temps à autre dans la bouffonnerie simpliste (les scènes de pleurs, très lourdes) pour bien montrer qu’il ne faut pas le prendre au sérieux. La même année paraissait sur une idée similaire la première saison des Soprano pour un résultat à la fois autrement plus riche, inquiétant et drôle !

     
    • walkfredjay

      25 janvier 2017 at 8 h 28 min

      Ça ne se compare pas une seconde aux « SOPRANO » sur le plan de la qualité, évidemment. Mais j’avoue que, malgré les gros sabots, j’ai passé un moment plaisant et j’ai souvent souri.

       
      • Miguel

        25 janvier 2017 at 13 h 53 min

        Je me suis aussi bien marré. Je trouve ce film très bien construit, les scènes s’enchaînent parfaitement les unes aux autres et sont en plus servis par des dialogues qui font mouche à chaque fois. La scène où Billy Crystal fait l’accolade à un gros mafioso comme s’il tentait de soulever un énorme jambon me fait crouler de rire à chaque fois.

         
      • Seb

        25 janvier 2017 at 14 h 45 min

        Peut-être que j’en attendais trop et aurais dû limiter mes attentes à un bon vieux divertissement du dimanche soir…

         
      • walkfredjay

        25 janvier 2017 at 14 h 53 min

        Peut-être aussi qu’à l’époque, on attendait encore de De Niro qu’il apparaisse dans des oeuvres plus ambitieuses ? Depuis, on a appris à se contenter de peu…

         
      • Seb

        25 janvier 2017 at 18 h 53 min

        Voilà. En 99, on était encore fraîchement sortis du De Niro de Casino, Heat, Jackie Brown ou Le fan (si si, je le trouve très bon là-dedans: aussi inquiétant et monstrueux que dans Les nerfs à vif)… rien qui nous laissait présager celui des Mon Beau-père, Mafia Blues, Showtime et cie !

         
      • walkfredjay

        25 janvier 2017 at 19 h 03 min

        C’est vrai que de 1998 à 2012 environ, et à une ou deux exceptions près, la filmo de De Niro est catastrophique. Mais Pacino n’a rien à lui envier. Je viens de voir « MANIPULATIONS » qui compte parmi les plus mauvais films tous genres confondus que j’aie vus ces dix dernières années.

         
      • Seb

        25 janvier 2017 at 19 h 15 min

        C’est pas faux. D’ailleurs la cassure dans leurs filmo respectives a à peu près eu lieu à la même époque: après Révélations (le meilleur Mann pour moi) en 99 où il était impérial, Pacino a subitement tourné dans des projets beaucoup moins intéressants dans lesquels il offre le service minimum ou, à l’inverse, la caricature extrême. Une exception peut-être: Insomnia de Nolan. Mais bon, c’était il y a déjà quinze ans…

         
  3. Kinskiklaus

    25 janvier 2017 at 15 h 50 min

    Jamais accroché à « Mafia Blues » malgré mes sympathies envers De Niro et Harold Ramis. Globalement d’accord avec les critiques de Seb. Pour revenir à De Niro, comme tout le monde, je n’en attends plus rien depuis un sacré bail. Depuis « Jackie Brown » et « Copland » je ne l’ai trouvé très bon que dans « Happiness Therapy ».

     
  4. walkfredjay

    25 janvier 2017 at 16 h 23 min

    Il est bien aussi dans « LE NOUVEAU STAGIAIRE ».

     
  5. Kinskiklaus

    25 janvier 2017 at 16 h 37 min

    Pas vu celui-ci. Je note.

     
  6. walkfredjay

    25 janvier 2017 at 16 h 51 min

    Gentille comédie pour seniors, bientôt chroniquée ici. Mais à voir pour De Niro, impliqué et pas grimaçant (ou presque pas). Et pour Anne Hathaway, aussi…

     
  7. Miguel

    25 janvier 2017 at 18 h 37 min

    Les fans des « Sopranos » n’ont peut être pas trop appréciés comment la série s’est faite méchamment « Analysée » dans le sequel.

     

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