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« THE PATRIOT : LE CHEMIN DE LA LIBERTÉ » (2000)

12 Jan

patriotDifficile de se faire une opinion tranchée sur « THE PATRIOT : LE CHEMIN DE LA LIBERTÉ ». Le film emprunte sans complexe le sentier déjà balisé par « LE DERNIER DES MOHICANS » de Michael Mann, traitant de la même période de l’Histoire américaine (l’Indépendance), se repose énormément sur la photo splendide mais un brin esthétisante du grand Caleb Deschanel, mais comment oublier que c’est Roland Emmerich, le responsable de « INDEPENDENCE DAY » qui est aux commandes ?

L’histoire de cette famille décimée par la guerre est plombée par les excès complètement hors-contrôle du réalisateur : ralentis, contre-jours, musique « héroïque » (John Williams qui prend parfois des accents morriconiens), complaisance dans la direction d’acteurs. Le style est pompier, outrancier… Mais Emmerich connaît son affaire et parvient par moments à faire décoller son film, à susciter l’intérêt. Il a fort à faire avec un scénario décousu, qui promet beaucoup plus qu’il ne tient au final (le fameux mythe du « fantôme » lié au passé de Mel Gibson, n’est pratiquement pas exploité) et qui cède trop souvent au mélodrame lacrymal. C’est un mélange bizarroïde des méthodes narratives du vieil Hollywood et des techniques contemporaines.

Filmé en icône, Gibson s’appuie sur ses vieux tics, mais possède une vraie présence et assure dans les scènes d’action. Autour de lui, de bons comédiens comme Joely Richardson sous-employée, Tom Wilkinson, parfait en général anglais fat et calculateur, Heath Ledger très bien en fils ainé tête brûlée et surtout Jason Issacs magnifique « villain » à la cruauté sans limite. Un de ces personnages qu’on se délecte à haïr et dont on attend la punition en se frottant les mains à l’avance.

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JOELY RICHARDSON, MEL GIBSON ET JASON ISSACS

« THE PATRIOT » se laisse regarder, si on a trois heures à tuer, mais il manque d’âme et d’émotion. C’est très beau à voir, mais trop fabriqué.

À noter pour finir sur une note triste que Ledger et la petite Skye McCole Bartusiak, jouant deux des enfants de Gibson sont décédés tous les deux.

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9 réponses à “« THE PATRIOT : LE CHEMIN DE LA LIBERTÉ » (2000)

  1. Patrick

    12 janvier 2017 at 13 h 17 min

    Vu au cinéma et j’avais adoré puis revu à la télé ou ses défauts m’ont davantage frappé pourtant ça reste plus que recommandable dans son genre.

    Dans votre critique vous oubliez ou omettez de signaler 2 points d’abord pour un Emmerich malgré des moments lacrymaux c’est plus violent que ses autres films et on en vient au scènes de combat qui sont le point fort du film car superbement filmées (je me souviens d’un joli plan ou le père et le fils découvre une bataille de la maison d’une demeure).

     
  2. Miguel

    12 janvier 2017 at 13 h 30 min

    Les extérieurs nuits sont bien fait surtout la scène de liesse dans la capitale.

     
    • walkfredjay

      12 janvier 2017 at 17 h 01 min

      Caleb Deschanel quand même !

       
      • Miguel

        12 janvier 2017 at 19 h 31 min

        Je connaissait pas, je me suis renseigné et ho surprise « Abraham Lincoln, chasseur de vampires », la photo, c’est lui. Je me souviens très bien des scènes de nuits de ce film là.

         
      • walkfredjay

        12 janvier 2017 at 19 h 44 min

        Magnifique travail sur l’image de « L’ÉTOFFE DES HÉROS » et « LE MEILLEUR ».

         
      • Patrick

        13 janvier 2017 at 12 h 20 min

        Tiens je ne savais pas mais c’est le père des sœurs Deschanel.

         
  3. JICOP

    12 janvier 2017 at 17 h 58 min

    Attendre de Roland Emmerich qu’il soit nuance ou moins pompier … hihihi , autant attendre un solo de guitare dans un concert de Nana Mouskouri …
    Ceci dit ,  » the patriot  » n’est pas du tout desagreable a regarder .
    Peut etre parce que cette tranche de l’histoire Americaine n’a pas ete si souvent evoquee que ca au cinema ( hormis  » revolution  » ou  » le dernier des Mohicans  » ).
    Et puis il y a suffisamment de lyrisme et d’enthousiasme dans le film pour convaincre .
    C’est vrai que ca manque de psychologie mais le grand spectacle est present .
    Quand a Mel Gibson , il change juste de defroque apres  » Braveheart  » mais continue a bastonner ses ennemis en hurlant , et dans cet art il reste tres bon .

     
  4. Hubert

    13 janvier 2017 at 11 h 17 min

    attention!! Le dernier des mohicans se déroule durant la Guerre de 7 ans. qui oppose les anglais et les français au Canada. En gros 10 ans plus tôt que la dite guerre d’Indépendance. qui commence en 1776. Sur le sujet, un film français, pas mal de mémoire, La Fayette. un téléfilm sur Washington (que je n’arrive pas à trouver). peu de film au final.

     
  5. walkfredjay

    13 janvier 2017 at 11 h 27 min

    Merci pour la précision, Hubert. Je parlais en fait de la « période » de façon plus générale, sans en être spécialiste. 🙂

     

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