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« WOLF CREEK » (2016)

25 Jan
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LUCY FRY ET JACK CHARLES

En 2005, on découvrait (avec effroi) « WOLF CREEK », mélange australien de ‘survival’ et de film d’horreur. Suivi quelques années plus tard d’une sequel presque aussi violente et traumatisante, qui acheva d’installer ‘Mick Taylor’ parmi les croque-mitaines les plus iconiques du cinéma contemporain. C’est par le biais de la TV que son créateur Greg McLean revient à présent avec une minisérie de 6 x 45 minutes, qui boucle la boucle en explicitant les origines de Mick et – plus symboliquement – les racines du Mal.wolf-copie

Autant le dire tout de suite, télévision ou pas, c’est un pur chef-d’œuvre du genre. Mieux produit, mieux filmé, mieux scénarisé que les longs-métrages, « WOLF CREEK » suit le parcours d’une jeune héroïne américaine, rescapée d’un carnage perpétré par l’équarisseur du bush et se lançant à sa recherche au milieu de nulle part. On pense à des œuvres ambitieuses australiennes des seventies comme « LA RANDONNÉE » ou « RÉVEIL DANS LA TERREUR » (surtout dans la séquence avec le « mentor » aborigène qui soigne Eve), bien davantage qu’à de banales séries B horrifiques. La quête de l’adolescente est tout à la fois une descente au fin-fond des enfers et un voyage initiatique. Malgré la maigre matière à développement laissée par les deux films, les auteurs parviennent à construire une histoire parfaitement tricotée, truffée de surprises et de coups de théâtre, de personnages inattendus. On voit cela comme un film de quatre heures, d’une intensité sidérante.

La jeune Lucy Fry traduit avec finesse l’évolution de ‘Eve’, de l’ado boudeuse et accro aux antidouleurs à la guerrière implacable à la volonté de fer. Même s’il apparaît relativement peu, John Jarratt fait froid dans le dos à chacune de ses interventions finement amenées. Leur face-à-face final dans la maison en ruines ramène à « MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE », en beaucoup plus chargé émotionnellement. Un final absolument époustouflant de tension et de violence.

À condition d’avoir le cœur bien accroché, « WOLF CREEK » est un incontournable du film de suspense et d’angoisse. Une mention au générique visuellement magnifique et synthétisant superbement la substantifique moelle de la minisérie. La chanson « Who killed Cock Robin ? » susurrée par Lisa Salvo évoque les grandes heures de David Lynch et hante longtemps la mémoire.

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JOHN JARRATT ET LUCY FRY

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Une réponse à “« WOLF CREEK » (2016)

  1. lemmy

    26 janvier 2017 at 17 h 40 min

    Cette série ne donne guère envie de visiter l’Australie 🙂 Excellente série avec une sacrée galerie de personnages tous bien interprétés.. J’avais peur que faire une série et donner les « origines » de Mick Taylor atténuerait la portée du personnage des films. Que nenni ! Mick Taylor est et reste une ordure absolue, mélange détonnant dont les « traits d’humour » n’enlèvent rien à l’horreur.

     

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