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« TAKEN » (2008)

29 Jan

Depuis son accès au vedettariat américain grâce à « LA LISTE DE SCHINDLER » (1993), Liam Neeson a tenu plusieurs premiers rôles (« ROB ROY », « MICHAEL COLLINS ») et fait pas mal de courtes apparitions dans de gros films comme « GANGS OF NEW YORK », « BATMAN BEGINS » ou « KINGDOM OF HEAVEN ».taken

C’est paradoxalement une production française : « TAKEN », qui le fit subitement accéder, à l’âge de 56 ans, au statut d’action star. Coécrit par Luc Besson, ce thriller n’existe que pour et par Neeson. Surmontant le handicap d’un scénario disons… très simple, truffé de petites et d’énormes invraisemblances, d’un dialogue rudimentaire et d’un casting très moyen dans l’ensemble (la minaudante Maggie Grace un peu mûre pour jouer les teenagers survoltées de 17 ans), « TAKEN » se laisse regarder – même en grinçant souvent des dents – par la seule présence de l’acteur irlandais.

En ex-mercenaire/espion/agent secret/ tueur (on ne sait pas trop) à la recherche de sa fille kidnappée, il parvient à donner une épaisseur humaine à un personnage unidimensionnel, taillé au burin, auquel il apporte un mélange d’entêtement et de vulnérabilité. Toute relative la vulnérabilité, ne nous méprenons pas ! Notre héros massacre à lui tout seul la mafia albanaise de Paris, démantèle un trafic de jeunes filles, fracasse des nuques à tout-va… Mais ses regards mouillés de papa repentant le rendent attachant. L’acteur effectue lui-même la plupart des combats à mains nues, et il y en a BEAUCOUP, il court, saute, avec une énergie qui lui vaudra de tourner plusieurs autres films plus ou moins plagiés sur celui-ci et même deux sequels officielles.

« TAKEN » accumule pas mal de défauts du cinéma hexagonal (et aussi hollywoodien), mais il passe, par moments, une vraie énergie et certaines scènes de torture rappellent les grandes heures de « 24 HEURES CHRONO ». La fin justifie les moyens et planter de grosses tiges de fer dans les cuisses d’un prisonnier et y brancher des électrodes ou tirer à bout-portant sur une innocente pour faire parler son époux, ne rend pas notre Liam moins sympathique. Pourquoi se gêner ?

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74 réponses à “« TAKEN » (2008)

  1. JICOP

    29 janvier 2017 at 8 h 06 min

    heureusement qu’il est là le Liam , c’est vrai , insufflant un peu d’humanité dans un scénario écrit par Luc Besson .
    Ecrit par Besson signifie barbouillé par notre champion sur un carton de pizza en livraison rapide entre deux parties de jeux video .
    La mise en scene revenant à un de ses fidèles lieutenants interchangeables ; Pierre Morel ( dont le cv est un poeme en soi ) appliquant à la lettre les directives de son patron : des méchants betes et méchants , on fracasse un maximum de bagnoles et on castagne tout ce qui est patibulaire .
    Recette simple pour des films à voir dans un multiplex sans ame , entre un resto et une boite de nuit .
    Certains vont en  » direct to dvd  » pour moins que ça 🙂

     
    • walkfredjay

      29 janvier 2017 at 8 h 14 min

      Je n’en ai pas vu beaucoup des films Europa, mais c’est vrai que c’est un cinéma à part, visant un public international peu exigeant et recyclant des acteurs anglo-saxons en perte de vitesse ou désireux de changer leur statut. Sans Neeson, je pense que je n’aurais pas tenu plus de vingt minutes…

       
  2. Simon95

    29 janvier 2017 at 9 h 26 min

    La situation de ce père, c’est à la fois le cauchemar de voir sa fille enlevée, et le bonheur de la retrouver. Le scénario est simple ? Il est linéaire, certes : tout se suit. Mais dans le genre, c’est une vraie réussite. Pas un temps mort, mais pas de rapidité excessive. Et la fin… « Papa, c’est toi ? Tu es venu me chercher ! », on en pleure de bonheur, encore.

     
    • walkfredjay

      29 janvier 2017 at 9 h 28 min

      Encore ? Bientôt sur « BDW2 » les n°2 et 3 ! 🙂

       
  3. Thomas

    29 janvier 2017 at 9 h 43 min

    Le film est quand même très inspiré par Commando avec Schwarzenegger mais la scène du kidnapping est vraiment efficace et la tirade de Neeson par téléphone aux kidnappeurs est excellente .Les 2 suites sont sans intérêts.

     
    • walkfredjay

      29 janvier 2017 at 9 h 50 min

      Très juste la comparaison avec « COMMANDO » ! Comme d’ailleurs le n°3 est très inspiré du « FUGITIF ».

      Mais franchement, pour avoir découvert les trois films d’affilée, il n’y a pas grande différence de qualité entre eux. Le premier a juste le petit avantage de faire découvrir le sérieux Neeson dans un rôle de castagneur, c’est tout.

       
  4. Miguel

    29 janvier 2017 at 10 h 36 min

    Un gros carton au box office. Budget: 25.000.000 $, recette 227.000.000 $. Le Jackpot ! Malgré tout ce qu’on peut reprocher à Luc Besson, il faut reconnaître que coté production visiblement il connaît son affaire, tout comme l’était la Cannon Group dans les années 80, je présume.

     
  5. walkfredjay

    29 janvier 2017 at 11 h 04 min

    Les mêmes qualités que la Cannon, et aussi les mêmes manques. À une plus grande échelle…

     
    • Miguel

      29 janvier 2017 at 12 h 19 min

      La Cannon ne manquait surtout pas de choix pour puiser dans son sac à vilains : Colombiens, Cubains, Arabes, Vietcong, Communiste, Ninja, etc… Besson, visiblement, n’a eu droit qu’a des albanais.

       
  6. Seb

    29 janvier 2017 at 11 h 16 min

    En principe, j’ai des furoncles qui me poussent sous les aisselles à la seule écoute du patronyme de Besson mais là, c’est passé crème ! Très bon film d’action, fluide et linéaire comme on les faisait dans les 80’s – 90’s mais avec la forme plus léchée des productions 00’s. Le monstre de charisme qu’est Liam Neeson apporte évidemment une énorme plus-value à l’ensemble, même dans un rôle à l’écriture basique comme ici. Le second opus est beaucoup plus faible avec des séquences d’action bâclées et illisibles et une intrigue traitée par-dessus la jambe. Je ne me suis pas risqué à voir le troisième où le niveau a, paraît-il, encore baissé de plusieurs crans…

     
  7. walkfredjay

    29 janvier 2017 at 11 h 20 min

    Le vrai problème n’est pas que les suites soient plus mauvaises. C’est simplement qu’elles n’avaient aucune raison d’exister. Artistiquement, s’entend… Désolé de dire des gros mots ! 😉

     
    • Seb

      29 janvier 2017 at 11 h 26 min

      Je trouve quand même qu’il y a un bon écart entre l’intrigue conventionnelle mais bien menée du premier et le je m’en-foutisme routinier du second.

       
      • walkfredjay

        29 janvier 2017 at 11 h 33 min

        Oui, forcément. Le 2 est tellement tiré par les cheveux ! Tout est tellement absurde… Mais on peut préférer les paysages turcs aux quais de Seine. De toute façon, je ne vais pas me battre pour défendre tel ou tel « TAKEN » ! 😀

         
  8. Kinskiklaus

    29 janvier 2017 at 12 h 23 min

    On passe un bon moment à regarder ce film sans prétention. C’est con et assumé. Miguel faisait le parallèle avec les productions Cannon et effectivement, on peut rapprocher Europacorp de ce groupe. Je fais partie de ceux qui défendent Luc Besson bien que je n’apprécie pas particulièrement ses réalisations, c’est en grande partie grâce à lui que le cinéma français brille à l’étranger. Et les journalistes haineux mentionnent peu le fait qu’une partie de l’argent engendré par ses films d’action servent à produire des films d’auteurs ( « Trois enterrements », « La source des femmes », « Saint-Laurent », « Le concert », « A l’origine » et des dizaines d’autres). De plus, j’apprécie l’investissement, tant financier que personnel, avec lequel il s’est battu pour qu’il existe en France (à Saint-Denis) des grands studios de cinéma. Les français aiment bien critiquer et beaucoup n’acceptent pas que certains réussissent dans notre pays, moi je dis chapeau Monsieur Besson !

     
    • JICOP

      29 janvier 2017 at 13 h 10 min

      Bravo pour votre plaidoirie monsieur l’avocat .
      Ces memes journalistes haineux et cruels qui ont piétiné l’œuvre de l’inestimable Max Pecas , ne lui pardonnant pas la réalisation et la production d’œuvres avant-gardistes hors de tout système de subvention habituel .;)

       
    • Miguel

      29 janvier 2017 at 13 h 37 min

      Je suis d’accord avec toi Kinskiklaus, Luc Besson est épatant car il a assuré tout seul son rang de Nabab. Producteurs et à la tête de studios de cinéma digne de Cinecitta. Bon évidement ses films sont ce qu’ils sont et là c’est autre chose.

       
      • walkfredjay

        29 janvier 2017 at 13 h 39 min

        C’est autre chose, oui, d’accord… Mais la qualité d’un film, ça reste quand même la priorité, non ?

         
      • Miguel

        29 janvier 2017 at 13 h 59 min

        D’après un interview que j’ai entendu de lui à RTL au sujet de « Valérian », la qualité chez lui semble être avant tout technique. Il innove beaucoup dans le rendement d’un tournage.

         
      • Seb

        29 janvier 2017 at 15 h 26 min

        Le problème de la qualité, c’est qu’elle est dans une certaine mesure subjective: j’en connais beaucoup qui trouvent que Léon et Le grand bleu sont des oeuvres remarquables alors que personnellement, j’aurais tendance à penser le contraire…

         
      • walkfredjay

        29 janvier 2017 at 15 h 29 min

        Je pense comme toi, mais ça fait bien longtemps que j’ai renoncé à discuter avec ceux qui adorent ces films. Grand bien leur fasse ! C’est un cinéma auquel je suis hermétique.

         
  9. Kinskiklaus

    29 janvier 2017 at 13 h 28 min

    Farpaitement Monsieur Jicop ! Et ces mêmes journalistes haineux et cruels qui ont piétiné également l’oeuvre de Robert Thomas, cinéaste visionnaire qui ofra à un public qui n’en demandait pas tant des classiques tels que « Les brésiliennes du bois de Boulogne » ou l’inénarrable « Mon curé chez les Thaïlandaises », film à l’époque sponsorisé par « Le guide du routard » et qui valut à son auteur la remise de la médaille de la légion d’honneur par Frédéric Mitterrand lui-même, rien que ça, oui Monsieur !

     
    • JICOP

      29 janvier 2017 at 13 h 44 min

       » Mon curé chez les nudistes  » : arretes tu me fais chialer .
      Katia Tchenko aurait pu avoir une carrière à la Catherine Deneuve si … si … heu … enfin , avec un peu de chance quoi !! putain de destin contrarié .

       
      • walkfredjay

        29 janvier 2017 at 14 h 03 min

        Katia Tchenko partenaire de l’ami Klaus dans « L’IMPORTANT C’EST D’AIMER » !

         
  10. Kinskiklaus

    29 janvier 2017 at 15 h 19 min

    Mais aussi au générique de « Haine » avec le même Klaus !

     
  11. Dino Barran

    29 janvier 2017 at 15 h 41 min

    Et Raoul André et Jacques Besnard, qui furent trainés dans la boue par cette même critique téléramiste ? Vous les oubliez ? Il est temps de réhabiliter La dernière bourrée à Paris ou C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule.
    Fred, je compte sur toi.

     
    • JICOP

      29 janvier 2017 at 18 h 05 min

      Dino . Tu parles d’or .
      J’adore  » c’est pas parce qu’on a rien a dire …  » : chef d’oeuvre que je revois regulierement . Quel talent .
       » le jour ou on mettra les cons dans un panier , tu seras pas sur le couvercle  » , quelle poesie .

       
    • Marc Provencher

      30 janvier 2017 at 16 h 38 min

      Eh bien, quoi, ‘C’EST PAS PARCE QU’ON N’A RIEN À DIRE QU’IL FAUT FERMER SA GUEULE’, c’est plutôt amusant, grâce surtout au Bernard Blier show.

       
  12. walkfredjay

    29 janvier 2017 at 15 h 56 min

    Je commencerai par l’intégrale Philippe Clair. Comptez sur moi !

     
  13. Kinskiklaus

    29 janvier 2017 at 15 h 59 min

    Et ce casting improbable composé de Darry Cowl, de Klaus Kinski, de Robert Castel et de Marie-Christine Barrault, vous imaginez le film que ça aurait pu donner ? (Voir Kinski se poiler devant les blagues de Darry Cowl, je ne m’en lasse pas !)

    http://www.ina.fr/video/I04300144

     
    • walkfredjay

      29 janvier 2017 at 17 h 37 min

      Excellente trouvaille ! Je note que 1) KK paraît quand même un brin médusé par moments 2) qu’il ne tente rien à l’encontre de sa voisine MC Barrault… Était-ce lui ou un sosie ?

       
  14. Patrick

    29 janvier 2017 at 17 h 18 min

    Taken 2 et 3 sont moyens mais le 1er est très efficace et le film doit beaucoup à Liam Neeson.

     
  15. Claude

    29 janvier 2017 at 19 h 15 min

    Longtemps que j’évite un film avec Liam Neeson au générique après avoir été un enthousiaste (« Michael Collins ! » par exemple).
    Quant à Besson, j’ai arrêté après « Subway » … C’est dire .
    Financer un film comme « Trois enterrements » me rappelle comment Lucas promotionne Kurosawa en gagnant beaucoup d’argent avec des films qui ne donnent pas aux gens l’envie de découvrir Kurosawa : le comble de l’hypocrisie artistique d’une culture essentiellement capitaliste (même Georges Marchais n’aurait pas dit mieux, non ?)

     
    • JICOP

      29 janvier 2017 at 21 h 40 min

      T’es un peu dur , Claude .
      Coppola et Lucas etaient sincerement heureux de produire Kurosawa comme des disciples aidant leur mentor .
      A l’epoque les producteurs Japonais ne se bousculaient pas au portillon pour financer le vieux maitre .
      Besson est sans doute aujourd’hui plus financier que cinephile mais si ca peut aider des bons films a sortir , pourquoi pas ?

       
  16. Kinskiklaus

    29 janvier 2017 at 19 h 32 min

    Faux ! Besson a participé grandement aux promotions de « Trois enterrements » et à d’autres de ses productions. Je ne suis pas adepte des réalisations et des productions « grand public » de Besson, mais c’est faire preuve de mauvaise foi en prétendant cela, Claude. Qu’on aime ou pas Besson, il s’investit non seulement financièrement mais aussi personnellement pour faire découvrir des films qu’il produit à un public qui n’est généralement pas le sien. En ça, je défendrais toujours Besson. Il gagne de l’argent ? Bien entendu, encore heureux! Le cinéma est de toute façon lié d’une façon ou d’une autre au capitalisme. Quant à Georges Marchais, le guignol des médias qui espérait le retour des goulags, merci bien !

     
  17. Dino Barran

    29 janvier 2017 at 21 h 36 min

    Besson a un défaut rédhibitoire aux yeux des bien-pensants : il a du succès.
    Comme disait Cocteau : dans notre pays, l’égalité consiste à couper les têtes qui dépassent. La citation a été mentionnée par Belmondo dans sa riposte aux critiques qui s’en prenaient à L’As des as en pleurnichant parce que les spectateurs préféraient le film d’Oury au film de Demy.

     
    • JICOP

      29 janvier 2017 at 21 h 49 min

      Exact Dino .
       » une chambre en ville  » le Demy …
      Bebel ajoutait meme a l’epoque chez Denisot dans  » Zenith  » sur Canal + ( a lire avec la voix de Jean-Paul ) :  » Vous comprenez Michel , s’ il n’y avait pas des gens comme moi pour attirer les spectateurs dans les salles avec des films populaires , on pourrait pas produire des films d’auteur ou on se masturbe le cerveau pendant 1heure et demi  » .
      Bon , il a pas rajoute  » ta ga da boum boum « mais il aurait pu .;)

       
  18. Kinskiklaus

    29 janvier 2017 at 22 h 07 min

    Bien entendu. Et regardez Thomas Langmann, sans le succès de plusieurs de ses comédies populaires, aurait-il pu miser autant sur « The Artist » un film muet et en noir en blanc ? Fallait oser quand même. Tout est affaire de redistribution. Personnellement, Besson peut bien produire dix « Taken » et dix « Le transporteur », plus il aura du succès, plus il financera des films plus exigeants. Faut pas oublier que bien souvent, ils perdent de l’argent sur les films d’auteurs. Non, vraiment c’est de la mauvaise foi que de croire que tout est fric. La plupart des producteurs (pas tous!) portent un vrai amour pour le cinéma avec un grand A. Quand je vois Besson à la télévision, je ne vois pas un affreux nabab prétentieux, je vois un amoureux du cinéma qui se bat comme un fou pour transmettre sa passion et qui a su garder son âme d’enfant. Et encore une fois, je n’aime pas ses films, même si je lui reconnais du talent.

     
    • Marc Provencher

      30 janvier 2017 at 17 h 13 min

      Le problème à mes yeux n’est pas du tout que Luc Besson produise un cinéma populaire, destiné an priorité non aux critiques, mais au public : au contraire, j’ai laissé assez de messages sur ce forum au sujet du principe ‘No money, no candy’ pour ne pas avoir à les répéter ici. Le problème, c’est que Luc Besson insiste pour SCÉNARISER les films du producteur Besson Luc, ce qui les plombe presque à tout coup. Dans la série des ‘TAXI’ (j’ai vu les quatre), c’était particulièrement flagrant. Bon sang, qu’il engage des scénaristes ! Dans le temps, un professionnel tout-terrain comme Ennio De Concini lui aurait arrangé le coup pour pas cher.

       
  19. Kinskiklaus

    29 janvier 2017 at 22 h 17 min

    Et Depardieu, alors au sommet de sa carrière qui a aidé à distribué en France dans les années 90 les films de John Cassavetes, c’était aussi pour le pognon ? Et Menhaem Golan de la Cannon qui produisit entre deux bastons de Chuck Norris le « Love Streams » du même Cassavetes mais aussi « Barfly » sur un scénario de Bukowski par Barbet Schroeder, encore du pognon ?Mais j’en redemande du pognon comme ça, moi !

     
  20. Kinskiklaus

    29 janvier 2017 at 22 h 35 min

    Et pour terminer ma défense de Besson, je soulignerais une dernière chose: Son succès est mondial, aussi bien terme de réalisations que de productions. Beaucoup de ses castings sont internationaux afin justement de mieux s’exporter à l’étranger, mais si vous regardez attentivement, vous verrez que 95% de ses techniciens (et ça représente un sacré paquet de monde!) sont des français. Il est multimillionnaire, peut-être même milliardaire. Il aurait pu s’exiler aux Etats-Unis ou en Angleterre, payer moins d’impôts, n’employer que des étrangers etc. Au lieu de ça, il fait vivre beaucoup de français, a crée un immense studio de cinéma à Saint-Denis et donc, produit beaucoup de films d’auteurs alors même que la presse et beaucoup de monde se défoule sur lui pour des raisons qui m’échapperont toujours. Moi je dis: chapeau Monsieur Besson.

     
    • walkfredjay

      29 janvier 2017 at 22 h 38 min

      En tout cas il suscite des réactions, le bougre ! Si on additionne tous les messages de ce dimanche, ça doit être plus volumineux que le scénario de « TAKEN » !

       
      • Kinskiklaus

        29 janvier 2017 at 22 h 41 min

        Rires! Ça, c’est certain ! Je dirais même plus volumineux que les 3 « Taken » !

         
    • Claude

      30 janvier 2017 at 18 h 12 min

      Au sujet de la « cité du cinéma » de Luc Besson, lire « Le Canard enchaîné » pour connaître les substantiels avantages fiscaux que cela rapporte à sa société de production . J’ai passé l’âge
      de croire en la conviction artistique ou culturelle de ce monsieur .’

       
      • walkfredjay

        30 janvier 2017 at 19 h 01 min

        J’ai lu ce numéro spécial du « CANARD » assez passionnant, et qui ôte effectivement toute illusion sur pas mal de sujets concernant le monde du cinéma français…

         
      • JICOP

        30 janvier 2017 at 19 h 16 min

        De toute façon le cinéma Français est sans doute le plus subventionné du monde .
        Subventions qui bénéficient de plus en plus aux fils et filles de …
        Le cinéma Français , c’est comme les banques : on nationalise les pertes et on privatise les recettes : recette gagnante à tous les coups .
        Besson ; l’ami des banlieues ; a très tot compris comment fonctionnait cet attrape-couillons .

         
      • Miguel

        30 janvier 2017 at 21 h 07 min

        On reproche à Besson de faire des film en anglais avec les avantages fiscaux réservés à une production française…Et alors ?

         
    • Seb1878

      31 janvier 2017 at 7 h 22 min

      Sacré conchieur : tjs le roi de la blague. Bouleversant ode. Perso : J’adore sa vision des chintocs ds Taxi 2 et son portrait de Ramirez : le plombier voleur et menteur ds The Family.

       
      • walkfredjay

        31 janvier 2017 at 12 h 59 min

        « DÉLIVRANCE » (au hasard), le chef-d’oeuvre de Boorman suscite 13 commentaires sur « BDW2 ». « TAKEN » approche des 65. Cela doit vouloir signifier quelque chose. Mais quoi ?

         
      • Miguel

        31 janvier 2017 at 19 h 39 min

        On ne parle pas de Taken, on parle de Besson. C’est un sujet à polémique dans le cinéma et ça part vite en live, j’ai vu pire sur d’autres blog de ciné.

         
      • Seb

        31 janvier 2017 at 21 h 02 min

        Au risque de passer pour un hérétique, j’ai éprouvé plus de plaisir devant Taken que Délivrance qui ne m’a pas fait le choc escompté…

         
      • walkfredjay

        31 janvier 2017 at 22 h 44 min

        Euh… Je passe mon tour, là ! 😉

         
  21. JICOP

    29 janvier 2017 at 22 h 45 min

    Bon c’est bien joli mais si on parlait un peu de l’oeuvre de Paul Preboist hein !!

     
    • Kinskiklaus

      31 janvier 2017 at 13 h 16 min

      Fred, ça signifie rien du tout. En comparaison, c’est la même chose dans le nombre de commentaires entre les forums de Fast-food et les forums de grande gastronomie. En tous les cas, je vois ça comme ça !

       
  22. Kinskiklaus

    29 janvier 2017 at 22 h 50 min

    Par ordre alphabétique, je propose de débuter par l’oeuvre de Philippe Castelli !

     
    • walkfredjay

      29 janvier 2017 at 22 h 53 min

      Et Chevallier et Laspallès, alors ? Rien ?

       
    • JICOP

      29 janvier 2017 at 22 h 56 min

      Un grand homme .
      Je conseille a tous et toutes son imperissable et vibrant cri d’amour sorti en 1987 :  » Toutes . Je les veux toutes !!  » . C’est dechirant .

       
      • Kinskiklaus

        29 janvier 2017 at 23 h 05 min

        Magnifique, je ne connaissais pas cette pépite ! Ne surtout pas rater la cruelle seconde partie de la chanson où Castelli égrène des noms de célébrités, disons un peu moins gâtées par la nature, avec les rires en guise de chœurs…

         
  23. Kinskiklaus

    29 janvier 2017 at 22 h 56 min

    Ça, c’est vous qui voyez !

     
  24. Corey

    30 janvier 2017 at 0 h 48 min

    Taken ? C’est juste LE meilleur « action movie » de ces dix dernières années, au moins. Un film toboggan qui vous prend aux tripes dès les début et qui ne vous lâche plus. Le scénario ? On s’en fout, c’est réalisé au cordeau, ça dure 1h30 et il y n’y pas une minute en trop. C’est totalement jubilatoire, et pour moi, de loin, la meilleure des productions Besson.

     
  25. Claude

    30 janvier 2017 at 18 h 21 min

    Si penser que l’on peut avoir du succès « commercial » autrement qu’avec des « oeuvres » du calibre du »Cinquième élément » ou « Taxi », revient à être de « mauvaise foi » ou « bien-pensant », alors, oui, je confesse n’avoir jamais confondu Gérard Oury avec Max Pecas . Pourtant, je préfère le succès de « L’homme de Rio » à celui de « L’as des as » .Et Belmondo (qui fut l’une de mes idoles) a dû oublier
    le temps où il « se masturbait intellectuellement » en reprenant Kean au théâtre …
    Je reconnais aussi avoir toujours apprécié « Le corniaud », voire « L’aile ou la cuisse » et ne pas être pour autant un grand fan d’Ingmar Berman (bénissez-moi car j’ai beaucoup péché) .

     
    • JICOP

      30 janvier 2017 at 19 h 11 min

      Pour le coup je précise car je ne l’avais pas fait que les déclarations de Bebel sur la  » masturbation intelectuelle  » datent de 1984/85 ( de mémoire ) et que Kean date de 87 .
      A l’époque de  » Kean » , c’est sans doute la seule fois ou j’en ai voulu à Bebel qui en faisait des tonnes sur le théaaaaaatre ( pour complaire aux bobos de l’époque ), unique endroit ou pouvaient s’épanouir les acteurs alors que c’est le cinéma qui avait fait sa légende .
      Ce désamour pour le 7eme art m’avait déplu mais on peut pas en vouloir longtemps en Jean-Paul …

       
      • Kinskiklaus

        30 janvier 2017 at 20 h 04 min

        J’crois qu’toi et moi Jicop, nous éprouvons la même aversion pour les bobos.

         
    • Kinskiklaus

      30 janvier 2017 at 20 h 01 min

      Bien entendu Claude, je pense que nous la faisons tous cette distinction. Simplement, les grands succès populaires permettent aussi de produire des films plus exigeants Les uns aident les autres, la machine est bien huilée. Quant à Besson, oui je sais, la cité du cinéma et d’autres choses ne sont pas claires mais force est de reconnaître que là où beaucoup se seraient exilés, lui a choisi de rester et de s’implanter en France. Les déductions fiscales, bien entendu, mais croyez-vous qu’il ne serait pas assez riche pour produire ses films ailleurs ? Vraiment, je trouve détestable le procès qu’on lui fait sans arrêt. C’est un fou de cinéma, il aurait pu prendre sa retraite depuis belle lurette et se dorer la pilule dans une île déserte avec une miss siliconé. Or, il est resté. (Quand même dingue que je défende un mec dont je déteste le travail artistique !)

       
      • Seb

        30 janvier 2017 at 20 h 06 min

        En étant mauvaise langue on pourrait dire que pour quelqu’un qui aime le cinéma, il lui fait régulièrement beaucoup de mal ! 😀

         
  26. Kinskiklaus

    30 janvier 2017 at 20 h 11 min

    Mauvais langue oui et non. Quand je lis « Europacorp », j’ai plutôt tendance à fuir moi aussi. N’empêche que je reste persuadé que cet homme aime profondément le cinéma. C’est un grand gamin avec plein de pognon, c’est comme ça que je le perçois.

     
    • JICOP

      30 janvier 2017 at 20 h 18 min

      C’est vrai qu’on peut pas lui enlever l’amour du cinoche ; au moins ça .
      Marc Provencher a raison . Il faudrait qu’il embauche un scénariste digne de ce nom .
      Pour le reste , un coup il tourne un ambitieux  » Jeanne d’Arc  » , un coup il produit ces ignobles  » Taxi  » ou  » transporteur  » .
      On imagine le brainstorming autour de ces films … le temps d’un café . Pas plus 😉

       
      • Patrick

        30 janvier 2017 at 23 h 59 min

        Jeanne d’Arc ambitieux ? Peut-être mais gâché par la prestation lamentable de Milla Jovovich.

         
  27. Corey

    30 janvier 2017 at 23 h 58 min

    Sans oublier une chose, Taken n’a même pas 10 ans, pourtant ce film est déjà un classique du genre. On dit déjà « faire un film à la Taken »…

     
  28. Kinskiklaus

    5 septembre 2017 at 19 h 10 min

    Alors, les amis, que vaut « Valérian et la cité des mille planètes » ? Je ne connais pas la bédé et, même si je défends l’entrepreneur et le créateur, le cinéma de Besson m’a toujours laissé plus ou moins de marbre (plus que moins). Le film va dépasser les quatre millions d’entrée /France en fin de carrière et je ne lis quasiment que des critiques négatives, comme systématiquement ici pour un film de Besson.Mais que vaut-il vraiment ?

     
    • walkfredjay

      5 septembre 2017 at 19 h 17 min

      À mon avis, ce n’est pas ici que tu auras ta réponse ! 😉

       
    • JICOP

      5 septembre 2017 at 19 h 35 min

      Déjà le casting, quelle horreur. On se croirait dans une pub pour un parfum et eau de toilette.
      Bon j’ai eu deux retours chez moi.
      Pas déshonorant mais pas génial non plus.
      Pour le coup je vais me faire l’avocat de Besson qui m’agace pourtant.
       » Valérian  » arrive trop tard, la b.d ayant influencé énormément la s.f de l’époque et notamment LUCAS et  » Star Wars « .
      Du coup ces influences se retournent contre le film de Besson qui se retrouve moqué pour  » pompage « .
      Et ce n’est pas avec son précédent  » 5ème élément  » empruntant à tous les sauces les classiques de la science fiction que Besson avait donné des gages d’originalité de toute façon.

       
  29. Kinskiklaus

    5 septembre 2017 at 19 h 51 min

    Merci Jicop pour ton retour, ton sacrifice me touche au plus haut point !!!

     
    • JICOP

      5 septembre 2017 at 20 h 00 min

      Uniquement pour toi mon Klaus.
      Et pour la bande -annonce du film, aérienne sur le sublime  » because  » des Beatles.

       
  30. Zach

    5 septembre 2017 at 22 h 11 min

    Le film aura au moins eu le mérite de relancer l’intérêt sur la bande dessinée, qui avait tendance à ne plus être connue que de quelques happy few, alors qu’elle était considérée comme incontournable jusqu’au début des 90’s.
    C’est vrai que le choix des acteurs du film de Besson apparaît comme des plus discutables, mais en tout cas il ne faut pas hésiter à découvrir les albums de la série « Valérian et Laureline », surtout « l’ambassadeur des ombres » dont la trame semble avoir servi de base au scénario du film.

     

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