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« LE SECRET DU RAPPORT QUILLER » (1966)

30 Jan

quiller2« LE SECRET DU RAPPORT QUILLER » tourné à l’époque où les 007 faisaient fureur et relançaient le film d’espionnage, est un des plus bizarroïdes fleurons du genre.

Ici pas de bagarres, ni de poursuites (ou si peu…), pas de voyages à travers le monde : on reste à Berlin, pas de super-héros ou de maîtres du monde en puissance. Non, on suit l’enquête statique d’un Américain (George Segal) cherchant à démasquer un réseau de néonazis. Capturé, il est torturé, puis relâché, il couche avec une plantureuse Allemande (Senta Berger) et se refait capturer, etc. etc.

On a la curieuse sensation de faire du sur-place, les décors sont austères, quasi-abstraits par moments, mais ce qui rend le film presque absurde sont les dialogues brillants mais complètement décalés de Harold Pinter. La longue séquence où Max Von Sydow questionne un Segal drogué au penthotal atteint des cimes dans la stylisation et semble annoncer l’esprit de la série « LE PRISONNIER ». Quant à l’ultime face-à-face entre les deux amants dans l’école, il donne l’occasion à Pinter d’exercer son génie de l’ambiguïté et du non-dit. Après le mot « FIN », on se demande un peu ce qu’on vient de regarder : certainement pas un énième avatar de John LeCarré ou Ian Fleming, mais plutôt un exercice de style ironique et légèrement abscons dont l’esprit est parfaitement incarné par le jeu nonchalant et excentrique d’un Segal au diapason. Parmi les seconds rôles, on aperçoit George Sanders et Alec Guinness en chef des services secrets qui s’est fait la tête de… De Gaulle !

quiller

MAX VON SYDOW, GEORGE SEGAL, ALEC GUINNESS ET SENTA BERGER

Si le look général a pas mal vieilli, « LE SECRET DU RAPPORT QUILLER » n’en reste pas moins une vraie curiosité dont l’humour pince-sans-rire et truffé de sous-entendus plus ou moins lisibles, fait tout le prix. Agréable BO de John Barry pour arrondir les angles…

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2 réponses à “« LE SECRET DU RAPPORT QUILLER » (1966)

  1. Kinskiklaus

    30 janvier 2017 at 12 h 23 min

    Ah, Senta Berger… Depuis « Croix de fer », je rêve que toutes les infirmières lui ressemblent !

     
  2. Patrick

    30 janvier 2017 at 12 h 57 min

    Il est pas mal du tout ce film.

     

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