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« MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS » (2016)

09 Fév

Inspiré d’un roman de Ransom Riggs, « MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS » semble avoir été écrit pour Tim Burton. On y retrouve ses obsessions récurrentes sur les monstres, les exclus, la puissance des rêves. Malgré l’absence presque déroutante d’une BO de Danny Elfman, le film laisse la sensation d’un « ALICE AU PAYS DES MERVEILLES » revisité.miss

L’univers recréé de ces ‘freaks’ regroupés dans une école et protégés du monde extérieur par une boucle temporelle fait parfois penser à « X-MEN », mais en infiniment plus délicat et inventif. Burton manie en maître les fables enfantines, les mythes de l’horreur (joli hommage à Ray Harryhausen avec l’armée de squelettes à la fête foraine) et compose de magnifiques tableaux, comme la remise à flot de cette épave échouée au fond des mers.

Deux heures, cela paraît un peu long, mais l’univers dépeint dans le film possède sa propre logique et ne cède jamais à la surenchère ou au n’importe quoi. À part peut-être lors des apparitions de Samuel L. Jackson dans son maintenant habituel numéro de cabotinage qui devient de plus en plus exaspérant et systématique.

Heureusement, le casting est d’une belle homogénéité : le jeune Asa Butterfield dégage une naïveté attachante dans le rôle principal du voyageur temporel, Terence Stamp est excellent en grand-père « passeur », Judi Dench apparaît trop brièvement et Rupert Everett est méconnaissable. Mais le clou du film, c’est bien sûr Eva Green, qu’on est heureux de voir dans un rôle sympathique. Celui de ‘Miss Peregrine’ femme-oiseau toute de noir vêtue, fumant la pipe et protectrice des enfants « singuliers » dont elle a la charge. Elle prend toujours le même plaisir à camper des personnages excentriques et improbables et dégage cette folie douce, cet humour pince-sans-rire qui en ont fait une icône du cinéma fantastique de ces dernières années.

Peut-être pas un grand Tim Burton, car paradoxalement, il ressemble trop à… du Tim Burton, mais une œuvre bien pensée, extraordinairement bien faite et d’une poésie des plus séduisantes.

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10 réponses à “« MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS » (2016)

  1. JICOP

    9 février 2017 at 7 h 44 min

    Oh !! Un film avec Eva Green chroniqué sur BDW2 … étonnant . 😉
    Et elle fume la pipe en plus , quel talent !
    Bon . Dire qu’il va falloir se fader Sam Jackson pfuiiii … autant se mettre au point mort dans une rue en virage de San Francisco . Quelle plaie !!!

     
  2. Kinskiklaus

    9 février 2017 at 10 h 13 min

    Un film qui m’a un peu réconcilié avec le cinéma de Tim Burton comme l’avait déjà fait « Dark Shadows ». Je dirais qu’il s’agit d’un film sympathique assez divertissant. Un peu trop long,comme tous les films de Burton. Gros bémol, alors que je l’ai regardé il y a environ un mois, j’en ai quasiment oublié toutes les scènes. J’ai passé un agréable moment, un petit tour de manège, l’absorption d’une friandise. Je n’ai pas été très convaincu par l’interprétation d’Eva Green, trop en dedans, mollassonne, pas crédible pour un sou quand elle fume la pipe. Donc oui, petit film sympathique, mais trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès loin du chef-d’oeuvre annoncé par bon nombre de critiques ciné.

     
    • walkfredjay

      9 février 2017 at 11 h 03 min

      J’ai cru déceler l’amorce d’une critique sur le jeu d’Eva Green… J’ai dû lire trop vite !

       
      • Marc Provencher

        9 février 2017 at 16 h 51 min

        Je commence vraiment à croire que visionner tous ces films d’action où le héros finit par s’en sortir vivant contre toute vraisemblance, ça finit par user subtilement l’instinct de conservation.

        Aussi, même si je n’ai pas encore vu ce Burton, je tiens à me dissocier des propos dangereux de KinskiKlaus et je stipule par la présente que le jeu d’Eva Green dans ce film est parfait !

        Ouf. Voilà qui est fait. Comme disait l’architecte Amonbofis dans ‘ASTÉRIX ET CLÉOPÂTRE’ : « Là où il y en a un, inutile d’en mettre deux. »

         
  3. Kinskiklaus

    9 février 2017 at 11 h 18 min

    Mais non, voyons, vous vous faites de ces idées…

     
  4. Kinskiklaus

    9 février 2017 at 19 h 15 min

    « Aussi, même si je n’ai pas encore vu ce Burton, je tiens à me dissocier des propos dangereux de KinskiKlaus et je stipule par la présente que le jeu d’Eva Green dans ce film est parfait ! »
    Fayot, va !

     
  5. Edmond

    9 février 2017 at 19 h 57 min

    Contrairement à ses dernières apparitions , Eva Green est habillée ! Pas l’ombre d’un téton pointant à l’horizon Ne boudons donc pas notre plaisir 😀

     
    • Kinskiklaus

      9 février 2017 at 20 h 09 min

      Ah! Enfin un contributeur qui me comprend! Merci Edmond !

       
  6. Edmond

    10 février 2017 at 14 h 55 min

     
  7. walkfredjay

    10 février 2017 at 15 h 02 min

    🙂

     

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