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« STAR TREK » (2009)

11 Fév

trek2Après la série TV initiale des années 60, après les dessins animés, les longs-métrages cinéma des années 80 avec le cast d’origine, puis les ‘spin-off’, voici maintenant le ‘reboot’ de « STAR TREK ».

J.J. Abrams ne coupe pas tous les ponts avec le passé, puisqu’on retrouve un Leonard Nimoy octogénaire dans le rôle de Spock. On retrouve également pas mal d’allusions aux sixties, dans le prologue délibérément kitsch, puis par la présence de l’officier ‘Pike’ (Bruce Greenwood) qui fut – rappelons-le – le héros éphémère du « pilote » de la série avant que Jeffrey Hunter ne soit remplacé par William Shatner. Bref : le « trekkie » est au paradis !

Si on met un certain temps à entrer dans le film, à accepter ses codes, à comprendre son ton très singulier, entre l’héroïsme emphatique à la « STAR WARS » et la semi-parodie (les allergies de Kirk, le numéro comique de Simon Pegg), « STAR TREK » finit par happer dans son univers délirant et souvent très beau esthétiquement. Bien sûr, le scénario basé sur les paradoxes temporels, n’est pas toujours facile à suivre, mais on finit par se laisser porter et à profiter du voyage.

La distribution est très réussie : du fougueux bellâtre aux yeux bleus Chris Pine, jouant un ‘Kirk’ rebelle, à Zachary Quinto absolument parfait en Spock (jeune), en passant par Karl Urban en doc râleur et Zoë Saldana en membre d’équipage sexy. Les mamans des deux héros ont les traits de Winona Ryder et Jennifer Morrison. Mais elles ne font que passer !

trek

CHRIS PINE, ZACHARY QUINTO, LEONARD NIMOY ET WINONA RYDER

« STAR TREK » connaît donc un bon redémarrage avec ce film ludique, opulent et ne se prenant heureusement pas trop au sérieux. Les séquences d’action sont efficaces, les décors grandioses et le dernier face-à-face entre les deux Spock (le jeune et son alter-ego âgé) est aussi absurde que réjouissant. Le film n’est en tout cas pas tombé dans le piège de la grandiloquence et de la « prise de tête » des récents comebacks de Superman ou Batman. À suivre, donc.

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5 réponses à “« STAR TREK » (2009)

  1. Patrick

    11 février 2017 at 11 h 00 min

    Je n’ai pas trouvé ce film de SF très emballant, ça manque follement d’originalité et Chris Pine est un Capitaine Kirk un peu agaçant.
    Seule la scène avec Leonard Nimoy est vraiment réussie dans ce reboot cinématographique de Star Trek.

     
  2. Miguel

    11 février 2017 at 12 h 54 min

    Ce Star Trek là ne m’a laissé aucun souvenir à part peut être Spock et McCoy plutôt bien interprétés.

     
    • walkfredjay

      11 février 2017 at 15 h 37 min

      Je ne pense pas que ce genre de films soit conçu pour laisser des souvenirs, en fait… 😉

       
      • Miguel

        11 février 2017 at 21 h 24 min

        C’est que j’en attendais beaucoup, sans vraiment trop y croire. Faire du neuf avec du vieux, c’est rare que ça marche. 🙂

         
  3. lemmy

    1 mars 2017 at 11 h 21 min

    Je constate avec joie que le blog du west s’est paré des plus beaux atours de l’Enterprise et de l’univers ‘optimiste » de Star Trek. Le fan du casting originel (série et films) était inquiet à l’annonce de ce film (je ne me flagellais pas à l’avance, ce n’est qu’un film).

    Respecter les codes Star Trek signifiait aller à la catastrophe commerciale, un tel film ne devant que réaliser un énorme box office histoire de relancer la franchise aux Etats-Unis ( le producteur : comment plaire aux jeunes habitués à un rythmne trépidant, des réflexions amincies et à une SF basée sur l’action) et spécialement dans le monde non anglophone où les films Star Trek n’ont jamais été un grand succès ; ne pas les respecter signifiait aller à l’avalanche critique des trekkies (le producteur : relancer une vieille franchise adulée par des trekkies capables de s’habiller en membres de l’Enterprise et de se transformer en kamikazes en cas de trahison – et ne pas périr sous les piques d’un Shatner voulant revenir en Kirk) et pouvant entraîner des critiques négatives. Bref concilier les jeunes et attirer les trekkies.

    Ce qui fait que ce Star Trek est à la fois un reboot dans un nouvel univers alternatif tout en conservant l’univers d’origine, gardant la timeline de l’ancienne équipe, qui existe toujours et en garde la quintessence : le Spock originel qui vient observer et changer le tout – gonflé. Le beurre et l’argent du beurre. Eh bien, le crémier en fut content, tout en admirant le relatif cynisme de l’entreprise et en se réjouissant de la présence de Nimoy dont le personnage ne peut que commenter ce nouvel univers à son remplaçant et lui donner d’avance les réponses. Où a-t-on déjà vu dans un remake une conversation entre le personnage originel et son remplaçant ? (Ok, il y a eu Terminator 5…). Abrams adapte cet univers en le rendant plus rude et moins optimiste avec un changement personnel fort (la mort du père de Kirk, rendant différent ce dernier) et un changement cosmique : la destruction de Vulcain, artifice scénaristique stupéfiant (voilà pour le nouveau Spock et pour ce nouvel univers). La vitesse de ce film annihile tout arrêt sur ces points.

     

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