RSS

« BONJOUR TRISTESSE » (1958)

23 Fév

bonjour2Sans doute faut-il connaître et apprécier la littérature de Françoise Sagan, pour trouver de l’intérêt à « BONJOUR TRISTESSE ». Si ce marivaudage méditerranéen s’achevant de façon tragique n’est déjà pas palpitant en soi, la mise-en-scène rigide et statique d’Otto Preminger n’arrange rien, pas plus que sa direction d’acteurs flottante : quand a-t-on vu David Niven, le plus british des acteurs anglais, plus mal distribué qu’en playboy… parisien avec sa petite moustache en baguette ? Ou Deborah Kerr aussi peu attractive ?

Ce qui intrigue tout de même, c’est la construction passé-présent, courant tout au long du film et plutôt inédite pour l’époque. Si inédite d’ailleurs, que les flash-backs sont en couleur, probablement pour éviter toute confusion. La Côte d’Azur est joliment photographiée, l’ambiance des années 50 bien captée, mais franchement, les drames agitant ces nantis oisifs et têtes-à-claques, de boîtes de nuit en villas de luxe tapent rapidement sur les nerfs.

Reste qu’il est toujours émouvant de revoir Jean Seberg dans n’importe quoi. Tourné entre son premier film, déjà réalisé par Preminger : « SAINTE JEANNE » et « À BOUT DE SOUFFLE » son rôle le plus emblématique, « BONJOUR TRISTESSE » la montre ravissante, névrosée, charmante malgré un jeu assez mécanique et superficiel. Mais son charisme crève l’écran et fait regretter sa carrière si décevante. Parmi les seconds rôles : Mylène Demongeot amusante en idiote enjouée et Walter Chiari en millionnaire sud-américain.

bonjour

DEBORAH KERR ET JEAN SEBERG

« BONJOUR TRISTESSE » est certainement le film d’une époque, d’un « mood », mais cette production internationale où tout le monde parle anglais avec plus ou moins d’accent, empêche toute émotion vraie. C’est une approche hollywoodienne d’un sujet bien français et l’apparition de Juliette Greco jouant son propre rôle dans une cave de Saint-Germain et chantant… en anglais, achève de décrédibiliser le tout.

Advertisements
 

2 réponses à “« BONJOUR TRISTESSE » (1958)

  1. Patrick

    23 février 2017 at 17 h 12 min

    Adorant David Niven comme acteur je l’ai trouvé très bon bon dans ce rôle, le film n’est pas déplaisant il ressemble beaucoup au roman.

     
  2. Marc Provencher

    23 février 2017 at 17 h 42 min

    « Reste qu’il est toujours émouvant de revoir Jean Seberg dans n’importe quoi. »

    Très juste. Comme dans ‘ONDATA DI CALORE’ de Nelo Risi (1970), par exemple.

     

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :