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« GOLDENEYE » (1995)

15 Mar

goldeneye« GOLDENEYE » marque les débuts de Pierce Brosnan, 42 ans, dans le rôle de James Bond 007. À première vue, il semble représenter le compromis idéal entre la virilité agressive de Sean Connery, la suavité de Roger Moore et le côté terre-à-terre d’un Timothy Dalton. De bons augures, donc.

Et d’ailleurs, il ne déçoit nullement. C’est plutôt le film lui-même qui peine à trouver son rythme de croisière : les enjeux dramatiques sont quasi-inexistants, les coups de théâtre prévisibles dès les premières séquences (Sean Bean serait-il en seconde position au générique s’il mourait réellement au bout de dix minutes ?), les seconds rôles caricaturaux à l’excès et les incursions à Moscou, Cuba ou Monaco uniquement justifiées par le besoin d’en mettre plein la vue.

C’est l’opulence des moyens mis en œuvre, le soin apporté aux scènes d’action et, il faut bien le dire, la beauté des ‘Bond girls’ Izabella Scorupco et Famke Janssen (drôle en tueuse qui fait un orgasme à chaque fois qu’elle tue quelqu’un), qui empêchent de s’ennuyer à mourir. Car franchement, savoir si les missiles atteindront leur but et si l’Angleterre « retournera à l’âge de pierre » (sic), on s’en fiche comme de notre premier Walther PPK.

Brosnan donc, est la bonne surprise du film. Il entre dans les smoking de 007 avec décontraction et détachement. Son face-à-face avec le nouveau « M » campé par une femme pour la première fois, et pas n’importe laquelle, Judi Dench, donne lieu à de savoureux échanges de vacheries. Parmi les comparses, on retrouve avec bonheur Joe Don Baker en agent de la CIA « ricain » jusqu’au bout des ongles, Alan Cumming qui en fait des tonnes en geek moscovite et dans une rapide apparition, Minnie Driver hilarante en chanteuse russe braillant « Stand by your man » comme une casserole.

« GOLDENEYE » se situe donc dans une honnête moyenne de la franchise des 007 et propose un Bond séduisant et encore jeune.

goldeneye2

PIERCE BROSNAN, JUDI DENCH, IZABELLA SCORUPCO ET JOE DON BAKER

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32 réponses à “« GOLDENEYE » (1995)

  1. JICOP

    15 mars 2017 at 11 h 04 min

    Un bon souvenir que ce  » Goldeneye  » avec Brosnan , synthese interessante entre la virilite velue de l’Ecossais Sean et l’ironie decontractee de Roger Moore .
    Certes on est dans un classicisme affirme mais le spectacle est la .
    Retrospectivement on peut apprecier cet opus encore teinte de cet humour british bienvenu avant la noirceur des annees Craig .
    Dommage qu’on ne voit plus trop Famke Janssen et son jeu de jambes accrocheur 🙂
    Quand a Isabella Scorupco elle est partie rejoindre le club tres ouvert des James Bond girls oubliees .
    Les face-a-face entre Bond le macho et la caution feministe Judi Dench sont desopilants.

     
  2. Kinskiklaus

    15 mars 2017 at 11 h 37 min

    Une évidence pour moi que d’avoir choisi Brosnan pour incarner Bond. J’apprécie ceux avec Monsieur Weisz mais je ne les considère pas comme des vrais James Bond.

     
  3. walkfredjay

    15 mars 2017 at 11 h 42 min

    C’est juste. Brosnan aurait pu être le 007 idéal, si ses films avaient été meilleurs. Mais ils ont le cul entre deux chaises : entre le style « old school » à la Moore et le renouveau apporté par Bourne, Mission : impossible, etc.

     
  4. Seb

    15 mars 2017 at 13 h 34 min

    Oui, Brosnan est un bien meilleur Bond que Craig mais les films qu’il a tournés ont pris un méchant coup de vieux, finalement beaucoup plus que les premiers avec Connery qui ont une agréable patine vintage.

     
  5. Marc Provencher

    15 mars 2017 at 14 h 25 min

    « Brosnan aurait pu être le 007 idéal, si ses films avaient été meilleurs. »

    Transposons :

    « Dalton aurait pu être le 007 idéal, si ses films avaient été meilleurs. »

    Paresseux ce matin, je fais dans le copier-coller. Moi qui ai toujours détesté Roger Moore, j’ai été terriblement déçu que Timothy Dalton ne tourne que deux Bond.

     
  6. walkfredjay

    15 mars 2017 at 14 h 51 min

    J’aime bien Moore comme personnage de bellâtre semi-comique dans ses séries télé, il a même été pas mal dans un ou deux films cinéma. Mais en 007, je n’ai jamais pu… Oui, Dalton a été un soulagement après les années Moore !

     
    • Seb

      15 mars 2017 at 15 h 00 min

      Idem, allergie totale à Moore en JB. Perso j’aurais bien aimé voir George Lazenby dans quelques autres Bond, Au service secret de Sa Majesté étant à mon avis une belle réussite dans la saga, en terme d’interprétation comme de réalisation.

       
      • JICOP

        15 mars 2017 at 15 h 29 min

        Et pan un debat sur les Bond ou une fois de plus Roger Moore est la cible ideale .
        Surtout pour encenser Lazenby .
        Certes Seb a raison quand il cite  » Au service secret de sa majeste  » qui est un des meilleurs Bond mais , franchement Lazenby est un pietre acteur .
        Et bien moi je dis : stop au Roger Moore bashing , et stop aux aphtes douloureux mais la n’est pas le debat 🙂
        Connery est toujours porte au pinacle , c’est oublie le mediocre  » les diamants sont eternels  » .
        Parlons aussi de Dalton et le gentillet  » Tuer n’est pas jouer  » : allons voyons .
        Oui mes freres , rehabilitons Moore ( heu pardon je m’emballe un peu 😉 )
        Il est quand meme bien , Roger , surtout dans le spectaculaire  » l’espion qui m’aimait  » ou plus serieux dans le role de Rufus Excalibur Ffolkes , chef des commandos marine Britanniques dans  » le commando de sa majeste  » .

         
  7. walkfredjay

    15 mars 2017 at 15 h 39 min

    Le Moore bashing ne concerne que les 007, Jicop !

     
    • JICOP

      15 mars 2017 at 15 h 58 min

      Oui oui j’avais bien compris .
      Meme si j’ai cite un film hors Bond .
      C’est souvent que Moore se fait torpiller un peu gratuitement dans des debats sur Bond , je voulais juste un peu defendre .
      Mon client est injustement condamne , sans doute a cause de son air narquois , de son sourcil gauche en accent circonflexe qui lui conferent un cote « foutage de gueule  » , et surtout victime de jalousies venant de ceux qui n’ont pas supporte de l’avoir vu embrasser la divine Barbara Bach .
      Mon client ne merite pas d’etre la tete de turc sur le dossier  » James Bond  » , je demande sa rehabilitation .
      Merci monsieur le president , messieurs les jures 😉

       
      • Marc Provencher

        15 mars 2017 at 16 h 38 min

        « … jalousies venant de ceux qui n’ont pas supporte de l’avoir vu embrasser la divine Barbara Bach.»

        Malédiction, je suis découvert !! Damné avocat, quelle perspicacité, ça alors.

         
      • Kinskiklaus

        15 mars 2017 at 17 h 02 min

        Très bien, cher maître, mais n’avez-vous jamais trouvé bizarre que la voix de Roger Moore ressemblait étrangement à celle de Charley Bronson, de Bud Spencer et de Baloo ? Roger Moore n’était-il qu’une pâle copie de ces derniers ? L’entendre fredonner « il en faut peu pour être heureux » tout en sachant qu’il vit à Monaco, cela ne vous dérange pas ?

         
    • JICOP

      15 mars 2017 at 17 h 07 min

      Dans mon emportement , j’ai commis une effroyable coquille : il fallait lire  » les loups de haute mer « 

       
  8. Patrick

    15 mars 2017 at 17 h 14 min

    Goldeneye est l’un des meilleurs opus de la saga, il représente ce qui fait un vrai film de James Bond au contraire de l’ère Daniel Craig avec des films qui se prennent parfois trop au sérieux.

    Brosnan était vraiment excellent dans le smoking de 007.

     
    • Seb

      16 mars 2017 at 0 h 57 min

      À mon avis l’approche plus sombre des Bond avec Craig était un virage nécessaire pour la franchise qui se serait sûrement auto-détruite en reprenant la même formule ad nauseam. Et puis l’humour y est toujours présent, simplement il est plus cynique et « voilé » qu’auparavant. Question d’époque, sans doute. J’ai été convaincu par tous les films avec Craig (sauf l’assez raté Quantum of Solace) bien que je tienne l’acteur pour un de ceux ayant le moins bien endossé le costume de JB…

       
      • Kinskiklaus

        16 mars 2017 at 1 h 26 min

        Absolument d’accord avec tout ce que tu écris là, Seb.

         
      • Seb

        16 mars 2017 at 1 h 58 min

        Il y a quelque chose chez Craig de profondément antipathique voire épidermique mais je n’arrive pas vraiment à mettre le doigt dessus…

         
      • walkfredjay

        16 mars 2017 at 8 h 32 min

        C’est le parti-pris de froideur qu’il adopte dans les 007 qui peut rebuter, je pense. C’est moins sensible dans ses autres rôles. J’ai encore du mal à l’accepter comme Bond, sans doute à cause de son physique d’athlète russe et de son manque total d’élégance… S’il s’appelait « John Smith » au lieu de « James Bond », cela irait probablement beaucoup mieux ! 😉

         
      • Seb

        16 mars 2017 at 10 h 36 min

        J’avoue l’avoir très peu vu dans d’autres rôles mais j’ai le souvenir qu’il n’était pas terrible du tout en petit frère teigneux dans Les sentiers de la perdition.

         
      • walkfredjay

        16 mars 2017 at 11 h 04 min

        Il faut le voir dans « LA TRANCHÉE », « LAYER CAKE » et surtout « THE MOTHER ».

         
      • Patrick

        16 mars 2017 at 11 h 27 min

        Des 4 Craig Skyfall est de loin le meilleur pareil sinon Craig j’ai du mal à le voir en 007, on dirait un trop autre personnage.

         
  9. Miguel

    15 mars 2017 at 20 h 11 min

    Le début de la fin pour la franchise 007

     
  10. Corey

    15 mars 2017 at 20 h 52 min

    Chouette, un débat sur Bond ! Pas facile. En fait, on a tous un avis différent sur les interprètes de Bond, souvent en fonction de notre génération, ou de l’époque ou on l’a découvert…

     
    • Kinskiklaus

      15 mars 2017 at 22 h 45 min

      Pas faux, Corey. N’empêche que pour moi, le flegme, l’humour et le charme de Pierce Brosnan en font un excellent James Bond, le meilleur après Sean Connery (je ne parle pas en terme de qualité des épisodes).

       
  11. walkfredjay

    15 mars 2017 at 20 h 55 min

    Très juste.

     
  12. Corey

    16 mars 2017 at 16 h 46 min

    Bon, en tant que fan inconditionnel de la saga, j’ai longtemps fréquenté les différents clubs et forums bondiens et leurs débats interminables, avant de me lasser un peu.
    Mais aujourd’hui encore, je ne peux juger un film de bond qu’à l’aune d’un autre film de bond…

    En étant le plus impartial possible, on peut dire que Goldeneye est considéré par la majorité des bondfans comme un film icône, référence, un des meilleurs de la série. Parce qu’il l’a considérablement modernisé, et a jeté les bases d’une nouvelle génération de films, (avec le recul, on peut même dire que Brosnan a ouvert le voie à Craig) après les dernières prestations un peu poussives de Roger Moore (Roger Mou pour ses détracteurs) et les échecs commerciaux et critiques de Dalton, jugé fadasse (ce qui n’est pas mon avis).
    Inconditionnel de Brosnan, en Bond ou pas, je ne vais pas être objectif, mais il est pour moi le meilleur Bond, je partage votre avis.

    Cela dit, chaque génération a ses points forts et ses points faibles. Perso, je ne me pâme pas devant les films de Connery, d’abord parce que son meilleur film est celui qu’il n’a pas voulu tourner : Au service secret de sa majesté, pour moi un petit bijou, notamment grâce à la mise en scène très personnel de Peter Hunt et à la fraîcheur de Lazenby.
    Pour Roger, pareil que Brosnan, je l’aime, parce que, comme je disais, il représente pour moi le symbole de mon enfance, avec Bond et Amicalement votre. Et puis il a lui aussi un film icône a son palmarès, L’espion qui m’aimait. La voiture sous marine, le géant au dents d’acier, le sex-appeal de Barbara Bach, ce sont des choses qui vous marquent, et dont on ne se remet pas. Et surtout, les Moore sont les derniers Bond que l’on peut voir avec ses enfants…

    Enfin, pour Craig (et après j’arrête, promis), il est devenu le héros des Bondfans du 21e siècle, peut-être comme jamais aucun autre ne l’a été. On oublie le charme, la classe et un certain 2nd degré, le Bond de Craig est sérieux, il n’a plus de gadget mais est devenu physiquement presque aussi fort qu’un super héros. Il s’est « jasonbournisé », « takenisé », mais c’est ce que le public aime. Les producteurs ont parfaitement su prendre ce virage, tant mieux pour la pérennité de la saga, puisque Craig est devenu l’acteur le plus rentable de l’histoire. C’est dire qu’ils tremblent pendant qu’il se fait désirer…

     
    • Patrick

      16 mars 2017 at 18 h 34 min

      Belle analyse

       
      • Kinskiklaus

        16 mars 2017 at 18 h 40 min

        Je dirais même plus: excellente analyse de Corey.

         
  13. Corey

    16 mars 2017 at 23 h 37 min

    Merci les amis

     
  14. JICOP

    17 mars 2017 at 2 h 51 min

    Tres bonne analyse de l’ami Corey qui plussoie ma dithyrambe sur Moore et l’epique  » espion qui m’aimait  » avec Barbara Bach en espionne Sovietique et Caroline Munroe en pilote d’helicoptere tueuse allumeuse …rhaaa lovely !!!

     
    • Patrick

      17 mars 2017 at 11 h 49 min

      Perso j’ai un faible pour Roger Moore qui est sans doute l’incarnation la plus sympathique et décontracté de James Bond.

      Le tout 1er 007 que j’ai vu en salles c’était Dangereusement vôtre.

       
    • Corey

      17 mars 2017 at 12 h 25 min

      Je crois qu’on a jamais fait plus sexy dans un Bond ! Il y a toute la démesure et la folie des années 70 dans ce film…

       

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