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« MICHAEL COLLINS » (1996)

20 Mar

collinsBiopic hagiographique sur le leader révolutionnaire irlandais qui mena dans les années 1910 et ‘20 la lutte armée contre l’Angleterre et négocia la création d’un traité pour un état indépendant, « MICHAEL COLLINS » est bâti sur le même schéma que « VIVA ZAPATA ! » d’Elia Kazan.

Auteur et réalisateur, Neil Jordan entretient l’intérêt du spectateur néophyte en maintenant un rythme soutenu, en alignant les séquences courtes, jamais trop bavardes et évite le côté téléfilm grâce à une photo bleutée et très stylisée de Chris Menges. C’est un beau spectacle, ambitieux et plein de bruit et de fureur, même s’il manque parfois un peu d’âme et cède à une simplification quasi-hollywoodienne. De plus, « MICHAEL COLLINS » est plombé par un gros vice-de-forme : le personnage de Julia Roberts, artificiellement plaqué sur l’action principale, très mal distribuée qui plus est. La sous-intrigue à la « JULES ET JIM » ne s’intègre jamais au mouvement général et l’actrice – aussi peu enthousiasmante que d’habitude – semble être la star incongrue d’un film dans le film. Ça sent le gros compromis avec le studio pour avoir une star féminine au générique !

Heureusement, Liam Neeson occupe l’espace de sa haute stature. Un peu âgé à 44 ans pour jouer ce guerrier impétueux mort à 31 ans seulement, il parvient tout de même à donner à Collins une dimension légendaire et terre-à-terre à la fois. Il est très bien entouré par Alan Rickman en chef révolutionnaire planche-pourrie, Aidan Quinn en frère d’armes et par une magnifique brochette de seconds rôles comme Charles Dance en superflic implacable, Stephen Rea, Brendan Gleeson ou Ian Hart.

Une intéressante leçon d’Histoire, très léchée esthétiquement, aux beaux morceaux de bravoure à laquelle manque juste une petite étincelle de génie, ou tout du moins de folie pour convaincre à 100%.

collins2

STEPHEN REA, LIAM NEESON ET ALAN RICKMAN

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3 réponses à “« MICHAEL COLLINS » (1996)

  1. Seb1878

    20 mars 2017 at 10 h 42 min

    Le court de Boorman, réalisé lors du tournage, est un magnifique hommage au cinéma.

     
  2. JICOP

    20 mars 2017 at 18 h 39 min

    Il manque un je ne sais quoi a ce film pour me faire vibrer .
    Pourtant les moyens sont la , l’histoire a priori interessante .
    Mais l’ensemble est un brin scolaire .
    Neeson a une presence mais on reste en dehors , ca manque de chair .
    Jim Sheridan aurait ete un meilleur choix pour cette histoire Irlandaise .
    Quand a Julia Roberts , elle retrouve son role favori : caution glamour inutile et pub detournee pour dentifrice email diamant .

     
    • Kinskiklaus

      20 mars 2017 at 22 h 57 min

      « Scolaire », c’est exactement ça !

       

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