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« JOY » (2015)

24 Mar

Trois ans après « HAPPINESS THERAPY », David O. Russell retrouve Jennifer Lawrence, Bradley Cooper et Robert De Niro pour « JOY », un film manifestement très personnel, basé sur des faits réels.joy

C’est une fable au ton décalé et doucement excentrique sur une petite fille dans les années 80, rêveuse et créative, qui en grandissant va être tirée vers le bas par une famille dysfonctionnelle, une belle brochette de « losers » jaloux et avaricieux, qui va transformer ses rêves en cauchemar. Que raconte « JOY » en fait ? Que le talent et l’ambition ne suffisent pas dans ce bas-monde ? Que pour réussir dans la vie, il faut aussi (surtout ?) acquérir des réflexes de « killer » ? Sans rien asséner, sans lourdeur, le film donne matière à réflexion, fonctionne sur la frustration de voir son attachante héroïne échouer sans arrêt, se fracasser systématiquement sur une réalité âpre et cruelle et sur l’indécrottable médiocrité de son entourage.

C’est globalement assez déprimant, même si Joy finit tout de même par comprendre la leçon. Mais le film est porté par la jolie prestation de Jennifer Lawrence, au jeu intériorisé et à fleur de peau. De Niro est formidable dans le rôle de son père, minable individu grenouilleur et pleutre. Autour d’eux : Isabella Rossellini, qu’on est tout surpris de retrouver largement sexagénaire, parfaite en riche veuve dépourvue de charité, Virginia Madsen tout aussi méconnaissable en mère asociale, passant ses journées devant un « soap » diffusé en boucle à la télé, Diane Ladd en grand-mère à la foi inébranlable et Bradley Cooper en producteur de télé-achat se prenant pour Darryl Zanuck.

« JOY » est une œuvre bizarre, quasiment impossible à placer dans une case, ce qui dans le cinéma U.S. actuel est plutôt une bonne chose. On peut mettre un certain temps à pénétrer cet univers particulier, mais le jeu en vaut la chandelle.

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3 réponses à “« JOY » (2015)

  1. Simon95

    24 mars 2017 at 9 h 02 min

    J’avais adoré HAPPINESS THERAPY, comédie romantique qui m’avait permis de découvrir Jennifer Lawrence et Bradley Cooper. J’avais admiré la prestation de De Niro, qui sait se faire petit pour apporter son expérience à la réussite d’un film.
    HAPPINESS THERAPY est une histoire optimiste. À lire votre synopsis, avec JOY, on a affaire à une histoire déprimante. Ai-je envie de voir cela ? S’il passe sur le câble, je jetterai un coup d’œil.

     
  2. Kinskiklaus

    24 mars 2017 at 10 h 05 min

    En clair, pour voir un bon De Niro, c’est toujours dans un David O’Russell que ça se passe !

     

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