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HAPPY BIRTHDAY, QUENTIN !

27 Mar
TARANTINO

QUENTIN TARANTINO, AUTEUR-RÉALISATEUR, CINÉPHAGE RECYCLEUR, SENSATION DES ANNÉES 90, DONT ON NE SAIT PLUS TROP QUE PENSER.

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76 Commentaires

Publié par le 27 mars 2017 dans ANNIVERSAIRES

 

76 réponses à “HAPPY BIRTHDAY, QUENTIN !

  1. Patrick

    27 mars 2017 at 8 h 50 min

    Quelques bons films mais je n’ai jamais fais partie de ses admirateurs qui lui vouent souvent un culte excessif et exagéré.

     
  2. Seb

    27 mars 2017 at 10 h 13 min

    J’ai l’impression que Tarantino fonctionne surtout quand on est ado, quand une succession de saynètes, dialogues et clins d’oeil cinématographiques ou musicaux « cools » peuvent suffire. Mais une fois qu’on a grandi et qu’on retente ses films (la plupart du moins) on réalise qu’ils sont d’un vide abyssal…

     
    • walkfredjay

      27 mars 2017 at 10 h 21 min

      Il y a de ça, oui. Les 3/4 de ses films supportent très mal la re-vision. Poudre aux yeux, effets « gaguesques », musiques souvent hors-sujet… Étonnant qu’il n’ait pas suivi la voie ouverte avec « JACKIE BROWN », son seul film à peu près « mature ».

       
      • Seb

        27 mars 2017 at 11 h 19 min

        J’ai pendant longtemps considéré Jackie Brown comme la seule oasis de grandeur dans un cinéma de petit malin (trop) ancré dans son époque… mais pour l’avoir revu il y a quelque temps, même celui-là m’a déçu: des dialogues étirés jusqu’à la lie (les séquences avec Samuel L. Jackson en particulier), une intrigue qui avance à deux à l’heure, une BO en soi excellente mais encore une fois sans cesse utilisée pour combler la pauvreté dramatique de l’ensemble, etc. bref un mélange d’ennui et d’agacement. Par contre, j’ai revu à la hausse Kill Bil Vol. 1 qui reste son film le plus dynamique, le plus inventif (toutes proportions gardées, hein) ou disons plutôt celui où les personnages ont le moins de temps pour palabrer, ce qui est déjà fort appréciable !

         
      • walkfredjay

        27 mars 2017 at 11 h 24 min

        Pas étonné pour « JACKIE BROWN ». Je n’ai jamais eu envie de le revoir…

         
    • Kinskiklaus

      27 mars 2017 at 10 h 21 min

      Absolument d’accord avec toi, Seb. Néanmoins, je considère toujours « Pulp Fiction » et plus encore « Jackie Brown » comme deux pépites du cinéma. Tarantino recommencera à réaliser de bons films le jour où il cessera de se regarder le nombril. Dans la mesure où il commence à vieillir, la sagesse devrait bientôt s’emparer de lui. Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai remarqué une chose: dans la majorité des cas, ceux qui vénèrent son cinéma ne sont pas des cinéphiles avertis mais plutôt des consommateurs du dimanche. C’est paradoxal pour un réalisateur aussi érudit (on ne peut pas le nier).

       
      • JICOP

        27 mars 2017 at 10 h 58 min

        Moi je pense qu’il a toujours été comme ça presque dès le début .
        Il y a dans  » Pulp fiction  » déjà tous les tics qui seront ses marques de fabrique : la violence gratuite , les dialogues à l’emporte-pièce comme la scène gonflante ou Travolta et Jackson explosent la tete du type dans la bagnole et philosophent là-dessus pendant des plombes .
        Je n’ai pas été plus touché par  » Jackie Brown  » qui se veut plus profond mais qui tourne à vide .
        Tarantino , c’est la cinéphilie pour les nuls expliqué par un excité .
        Le plus étonnant chez le gus ; c’est que beaucoup de ses films préférés sont plutôt des œuvres graves sans aucun deuxième ou troisième degré .
        Je pense à  » Blow out  » , les films de sabre Japonais ou  » légitime violence  » de John Flynn par exemple .
        C’est le syndrome Luc Besson :  » dès que j’ai une caméra entre les mains , je m’amuse comme un gosse , tout étonné de faire du cinéma  » .
        Toutefois je lui sais gré d’avoir fait connaitre au plus grand nombre des films peu connus , de continuer à tourner en pellicule encore aujourd’hui et d’etre plutôt sympathique .
        Happy birthday .

         
  3. walkfredjay

    27 mars 2017 at 11 h 01 min

    On oublie de préciser qu’il adora faire l’acteur, alors que c’est un des pires comédiens vus sur un écran de cinéma ! 🙂

     
    • Kinskiklaus

      27 mars 2017 at 11 h 07 min

      D’accord sauf pour sa composition du frérot dingue dans l’aussi dingue « Une nuit en enfer » où il était plutôt bon voire très bon. Peut-être que la danse du serpent de Salma Hayek trouble mon jugement ceci dit.

       
      • walkfredjay

        27 mars 2017 at 11 h 09 min

        Je crois, oui. Il est aussi mauvais que d’habitude ! Mais Clooney est tellement bien dans son rôle, qu’il doit déteindre… 😉

         
      • JICOP

        27 mars 2017 at 11 h 20 min

        Role de composition ? . Pas si sur Klaus .
        Quand tu l’entends parler le Quentin ; il est un peu fou ; avec ses yeux exorbités , son teint fiévreux et son débit mitraillette .;)

         
  4. Kinskiklaus

    27 mars 2017 at 11 h 04 min

    Le mec sait comment filmer, on ne peut quand même pas lui retirer ça. Quoi qu’il en soit, depuis « Jackie Brown » (vingt ans quand même), je considère ses films au mieux comme passables, au pire comme affligeants. Je pense vraiment qu’il parviendra dans les prochaines années à nous livrer une oeuvre magistrale. Secrètement, je l’espère.

     
    • Kinskiklaus

      27 mars 2017 at 11 h 24 min

      Jicop, déjà au début de sa carrière, il possédait ce débit « mitraillette » et ses yeux exorbités. Tu rajoutes de la coke à ce profil déjà hors-norme, le résultat devient explosif.

       
      • Edmond

        27 mars 2017 at 21 h 10 min

        Pour info , j ‘ai lu que Q T serait fétichiste des pieds et que dans Une nuit en Enfer , il a pu assouvir sa passion en matant les yeux exorbités les pieds de Juliette Lewis dans une des scènes du film

         
  5. Kinskiklaus

    27 mars 2017 at 11 h 20 min

    Tiens, je n’y avais jamais pensé, Fred. Je me rend compte que Clooney ne m’a jamais paru aussi bon que dans ce film.

     
    • walkfredjay

      27 mars 2017 at 11 h 22 min

      Ça reste le rôle de sa vie, oui. Un charisme à la Sean Connery qu’on n’a jamais revu ensuite.

       
      • JICOP

        27 mars 2017 at 11 h 25 min

        Tout à fait d’accord . Et le film est bon aussi !!

         
      • Kinskiklaus

        27 mars 2017 at 11 h 26 min

        Selon moi, le problème de Clooney est le même que celui de Johnny Depp: ils se sont reposés sur leurs tics de jeu et c’est devenu insupportable pour le spectateur que je suis.

         
  6. JICOP

    27 mars 2017 at 11 h 32 min

    Je te conseille le très beau film  » the descendants  » mon Klaus . Clooney y est très touchant .

     
  7. Kinskiklaus

    27 mars 2017 at 11 h 37 min

    Ah mon Jicop, je veux le voir depuis des années celui-ci car j’avais adoré le « Monsieur Schmidt » du même réalisateur.

     
  8. Miguel

    27 mars 2017 at 11 h 38 min

    Un cinéaste qui c’est fait grâce à la passion du cinéma et le visionnage de cassettes VHS. J’imagine ce que cela aurait pu donner si chacun d’entre nous avait pu saisir une telle opportunité 🙂

     
    • Kinskiklaus

      27 mars 2017 at 11 h 54 min

      Ah ah ah, Miguel ! Pour mon cas personnel, je ne préfère même pas imaginer ! Un western sans doute avec Barbara Crampton dans le rôle d’une prostituée unijambiste, Ben Gazzara en prédicateur sataniste, Bud Spencer dans le rôle d’un shérif alcoolique vegan. Roddy Piper en héros masqué bisexuel.Lieu de tournage, la « mer de sable » pour des questions budgétaires.

       
      • Miguel

        27 mars 2017 at 14 h 54 min

        Quand je filme des canards pendant mes vacances, je trouve que je m’en tire pas trop mal 🙂

         
  9. Seb

    27 mars 2017 at 12 h 20 min

    Pas faux, Jicop… dès son premier opus, le très surestimé Reservoir Dogs, QT avait recours à une ribambelle de techniques pour masquer la misère crasse de son film: dialogues à rallonge, BO en forme de jukebox bien pratique, bonnes idées repiquées à d’autres (notamment le Hong-kongais Ringo Lam et son City on Fire), etc. quant à Pulp Fiction, je me suis risqué à le revoir il y a quelques années après l’avoir adulé durant mon adolescence… verdict: c’est sans doute son film le plus creux, con et ennuyeux aux côtés de Death Prof et Les huit salopards !

     
    • JICOP

      27 mars 2017 at 12 h 30 min

      Bon sang de bois :  » Death Proof  » … j’ai détesté .
      Oser traiter Kurt Russell comme il l’a fait , en tueur pleurnichard .
      Heureusement qu’il y avait la délicieuse Mary-Elisabeth Winstead en cheerleader

       
      • Kinskiklaus

        27 mars 2017 at 12 h 35 min

        « Boulevard de la mort », un ennui profond comme il m’est rarement arrivé d’en ressentir au cinéma. Je trouve aussi qu’il a complètement foiré sa deuxième collaboration avec Kurt Russel dans son dernier film. Quand ça veut pas, ça veut pas.

         
  10. Kinskiklaus

    27 mars 2017 at 12 h 26 min

    Pas d’accord avec toi Seb concernant « Pulp Fiction », je l’ai revu plusieurs fois depuis mon adolescence il reste à mon sens un excellent film au caractère unique. Quant à l’utilisation de la musique dans ses films, là aussi on voit que le bonhomme a perdu la grâce au fil des années: au début de sa carrière, il savait les utiliser de manière absolument géniales, ce qu’il n’a pas su reproduire par la suite.

     
    • Seb

      27 mars 2017 at 12 h 34 min

      Oui, to each his own, Klaus. Personnellement, un peu dans le même esprit je trouve Snatch cent fois plus marrant, inventif et bien fichu que Pulp Fiction alors que ce dernier le pré-date de six ans.

       
      • Kinskiklaus

        27 mars 2017 at 12 h 37 min

        Oui mais là, Seb, tout est histoire de goût: personnellement, je ne suis jamais parvenu à entrer dans l’univers de Guy Ritchie.

         
      • JICOP

        27 mars 2017 at 12 h 46 min

        Pas le moindre des défauts du Quentin : avoir enfanté des dizaines de clones singeant son cinéma avec force violence décomplexée , dialogues inutiles , personnages idiots et intrigue tarabiscotée .
        Les memes regrets que Sergio Leone quand il découvrait les westerns Italiens parodiques qu’il considérait comme une descendance dégénérée .

         
      • walkfredjay

        27 mars 2017 at 12 h 48 min

        Très vrai, hélas !

         
      • Seb

        27 mars 2017 at 12 h 51 min

        Je tiens à préciser qu’en dehors de Snatch, le peu de films de Guy Ritchie que j’ai vus m’a paru d’une nullité accablante… je ne me considère donc pas non plus comme étant particulièrement sensible à son univers !

         
  11. nico

    27 mars 2017 at 12 h 28 min

    Tarantino …
    Rien à dire de plus sur cette arnaque, si ce n’est que le gars a réussi à nous transposer ses phantasmes immatures sur grand écran suite à l’excès de visionnages dans son vidéo-club.
    Tous les Arts souffrent des personnages comme lui, qui recyclent, mélangent, et arrivent à ne rien créer d’original. Ce cinéaste n’a aucune imagination autre que celle d’un fumeur de pétards.

    Le cinéma …
    « Il n’y a pas de film. Le cinéma est mort. Il ne peut plus y avoir de film. Passons, si vous voulez, au débat. » G. Ernest D.
    Certes il était tranchant notre ami situ, mais il n’avait pas encore vu « Il était une fois dans l’Ouest », sinon j’entends bien ce qu’il disait dans  » Hurlements … », vu qu’il n’y avait rien à voir ^^

    Le film le plus récent que je considère comme un vrai bon film ça date, Collateral, désolé je n’en vois pas d’autre. Mais Collateral s’inscrit dans la tendance « film des années 80 » pour moi avec ce coté bling-bling tape-à-l’œil froid et sophistiqué. LA tendance avait été relancée avec Mulholland Drive et Eyes Wide Shut, deux films qui nous ramenaient encore et toujours en plein dans les petits problèmes de la vie des grands-bourgeois et de ceux qui veulent leur ressembler. Lassant.

    On ne se refait pas, nourri à Terminator, Alien, Indiana, Rocky, et autres maîtres Jedis, difficile de sortir du schéma hollywoodien tout en restant film à l’américaine, avec belle photo, plan large, acteur et action au top, ouais difficile à l’époque de ne pas avoir flashé sur Reservoir Dogs puis Pulp Fiction, c’était revivifiant à coté du cinéma tous publics et donnait presque envie de croire qu’on regardait du cinéma élitiste sauce populo avec découpage du scénario en tranches s’il vous plaît !

    Que de fourvoiement de la part des amateurs, que de « bafouement » à l’encontre des spectateurs, le tout pour jouer au cinéaste/cinéphile/kéké révolutionnant son Art en violant l’histoire, excepté dans Jackie Brown cause rapport au roman toussa…
    N’est pas Alexandre Dumas qui veut.
    (oui Dumas réalisait des films sous forme de feuilletons romancés :p)

     
  12. Kinskiklaus

    27 mars 2017 at 12 h 33 min

    Oulà Nico, t’es sûr que tu ne fumes pas des pétards toi aussi ? (sourire !) Attends, je digère, je vais manger et j’essaierai de comprendre ensuite.

     
    • nico

      27 mars 2017 at 12 h 58 min

      Oui le shit est très mauvais par chez moi, ça joue.
      Et désolé si c’est confus. 🙂

       
      • Kinskiklaus

        27 mars 2017 at 13 h 13 min

        Je rigolais nico, pas de soucis ! C’est un peu confus quand même pour mon cerveau étriqué cela dit. En fait je sais pas trop quoi dire à part: C’est pas faux !

         
  13. JICOP

    27 mars 2017 at 12 h 49 min

    Fred , je crois qu’on va battre des records de commentaires avec l’homme au menton à galoche .

     
    • Seb

      27 mars 2017 at 13 h 06 min

      C’est toute l’absurdité de Tarantino: faire des films parfaitement insignifiants et parvenir assez inexplicablement à soulever à chaque fois des discussions passionnées !

       
  14. walkfredjay

    27 mars 2017 at 13 h 50 min

    Le syndrome Besson, quoi…

     
  15. Kinskiklaus

    27 mars 2017 at 14 h 36 min

    Oui, les deux cas se rapprochent d’ailleurs sur le plan cinématographique: l’un fut le renouveau du cinéma français, l’autre celui du cinéma américain. Un style identifiable de suite et puis pshiiit. Je n’ai jamais aimé les films du premier, j’ai apprécié deux films du second mais ce sont tous deux de grands réalisateurs à mon sens.

     
  16. walkfredjay

    27 mars 2017 at 14 h 41 min

    De grands communicants surtout, je dirais…

     
  17. Kinskiklaus

    27 mars 2017 at 14 h 51 min

    Aussi bien sûr, mais toutes critiques rentrées, ce sont quand même des réalisateurs talentueux. J’entends par là des mecs qui savent construire et découper leurs films et surtout tenir leur caméra d’une façon magistrale. Non?

     
    • walkfredjay

      27 mars 2017 at 14 h 54 min

      Je vais être (un peu) de mauvaise foi en te répondant que c’est quand même la moindre des choses de nos jours. Je préfère des films moins léchés et plus humains et émouvants, personnellement. La maestria technique à vide m’intéresse de moins en moins…

       
      • Kinskiklaus

        27 mars 2017 at 15 h 06 min

        Absolument d’accord avec toi Fred sur ce sujet. Je disais juste qu’on peut leur reprocher de faire de mauvais films tout en soulignant leur talent de metteur en scène. Je préférerai toujours et dans tous les domaines la pudeur à la frime de toute façon.

         
      • Kinskiklaus

        27 mars 2017 at 15 h 09 min

        « La maestria technique à vide m’intéresse de moins en moins… » J’inclus dedans Nicolas Winding Refn. Coquille à la mode (déjà passée de mode?) très très vide.

         
  18. Kinskiklaus

    27 mars 2017 at 15 h 10 min

    Et j’ajoute dans le paquet Paul Thomas Anderson.

     
    • JICOP

      27 mars 2017 at 16 h 14 min

      Fais attention Klaus , si tu continues tu es a 2 doigts de citer Philippe Clair et son fabuleux  » fuhrer en folie  » .
      Je ne permettrai pas d’attaquer cet auguste realisateur qui a certes un style tapageur mais quand meme .

       
      • Kinskiklaus

        27 mars 2017 at 16 h 25 min

        Ballon, va !

         
  19. Marc Provencher

    27 mars 2017 at 15 h 40 min

    Les clins d’oeil à d’autres films, c’est une chose qui me tombe souvent sur les nerfs (et plus les cinéphiles sont en joie et flattés de reconnaître telle citation, plus ça m’énerve), sauf bien sûr en cas de parodie (exemple: Woody Allen citant ‘PERSONA’ de Bergman dans sa farce ‘GUERRE ET AMOUR’).

    Il est vrai que ‘JACKIE BROWN’ est un bon film, mais en général, en y pensant bien, ce qui me rend Quentin Tarantino si insupportable, c’est que pour ainsi dire, chez lui le cinéma a remplacé la réalité. Il a beau rendre un hommage insistant à Sergio Leone ou aux chambaras japonais, ‘IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST’ ou ‘GOYOKIN’ sont aussi des films historiques ambitieux, où l’on entendait bel et bien se référer à la réalité, faire revivre une époque, nous immerger dedans, histoire qu’on la sente passer. Eh bien, contrairement aux films de Leone ou Gosha qu’il dit tant admirer, les films de Tarantino ne renvoient jamais à la réalité, au monde – seulement à d’autres films. Je crois bien que c’est ça qui m’horripile : cette espèce d’enfermement où ne se réfère plus à rien hors du cinéma lui-même.

     
  20. Kinskiklaus

    27 mars 2017 at 15 h 52 min

    Yep, belle analyse, Marc. Entièrement d’accord avec toi. Tarantino a inventé un nouveau genre: la masturbation pop-corn. Pour reprendre ton exemple de Leone, autant je me sens souvent totalement immergé par ce qui se passe sur l’écran avec ce dernier, autant chez Tarantino, je vois tout ce qui se passe autour, à la manière d’un tour de manège. C’est une fois de plus ce qui pêche dans les « huit salopards », plus on avance, plus c’est bourré de références (piquées à des œuvres infiniment plus intéressantes), plus on tombe dans la parodie. Tarantino a fait figure de surdoué au début de sa carrière, depuis 15 ans, il me fait davantage pensé à un attardé mental.

     
    • JICOP

      27 mars 2017 at 16 h 02 min

      Pour equilibrer un peu le debat , il est vrai qu’a l’instar de Besson , Tarantino a ete chouchoute des le debut par la presse et son cinema constamment sur-evalue .
      Je pense que les commentaires laudateurs des medias ou critiques ne font pas forcement du bien a un createur , ne l’obligeant pas a se remettre en question ou a creuser d’autres pistes de reflexion .

       
      • Kinskiklaus

        27 mars 2017 at 16 h 18 min

        Yep, surtout dans le cas de Tarantino. Il fut quand même présenté comme un génie du septième art à l’époque (la presse n’était pas tendre avec Besson), glorifié par tous les critiques cinéma influents. Le festival de Cannes l’a glorifié encore un peu plus. Il est sûrement très compliqué de gérer un tel engouement venu de par le Monde mais à 54 ans, il serait tant qu’il fasse gicler son gros melon pour enfin réaliser une oeuvre digne de ce nom.

         
      • Kinskiklaus

        27 mars 2017 at 18 h 39 min

        Jicop, tu écris « Je pense que les commentaires laudateurs des medias ou critiques ne font pas forcement du bien a un createur , ne l’obligeant pas a se remettre en question ou a creuser d’autres pistes de reflexion . » On peut aussi se poser une autre question: si Tarantino n’avait pas reçu autant de louanges de la part des médias ou critiques, nous mêmes, en tant que spectateur, ne l’aurions pas nous-mêmes défendu davantage?

         
  21. Seb

    27 mars 2017 at 17 h 28 min

    « Je vais être (un peu) de mauvaise foi en te répondant que c’est quand même la moindre des choses de nos jours. »

    Avec un gramme de mauvaise foi moi aussi, j’aurais tendance à dire que hormis ses « tics » à proprement parler, Tarantino a un style visuel très classique pour ne pas dire un peu ch****, avec un éternel Scope écrasant qui est encore une fois plus utilisé à titre de frime que de façon réellement intéressante. Ses mises en scène manquent souvent de folie et pour prendre un exemple à la volée, je préfère presque le dynamisme un peu clipesque et putassier mais quelque part revigorant qu’avait un Tony Scott à tout hasard.

     
  22. Laché

    27 mars 2017 at 17 h 35 min

    J’ai vu tous ses films,mais j’ai une assez nette préference pour RESERVOIR DOGS-PULP FICTION et le très nostalgique JACKY BROWN !!!!

     
  23. Val

    27 mars 2017 at 17 h 49 min

    Je vais me permettre de rentrer dans cet intéressant débat, bien que je ne connaisse pas toute la filmographie de Tarantino, mais j’ai deux ou trois griefs contre lui :
    Je lui en veux en premier lieu de dénigrer Ford et son cinéma, alors que l’un de ses maîtres à penser, Leone, avait compris tout ce que le 7ème Art devait au réalisateur irlandais.
    Tarantino ne comprend pas par ailleurs le sens du mot « hommage » : il se contente de placer des scènes « référentielles » dans ses films de manières brouillonne et se montre tout fier de l’avoir fait.
    En conséquence, je le trouve trop imbu de lui-même.
    Voilà, j’en ai terminé avec mon « cadeau d’anniversaire » à « Q.T »…

     
    • Kinskiklaus

      27 mars 2017 at 17 h 51 min

      Coucou Val! Il va être drôlement content de ton cadeau le Quentin !!!

       
  24. Kinskiklaus

    27 mars 2017 at 17 h 50 min

    Tony Scott reste un réalisateur étrange pour moi. Moi qui suis pourtant un grand fan de Bowie, j’exècre justement le côté clipesque de « Les prédateurs ». Que j’aime ou pas n’est pas la question mais hormis à la toute fin de sa carrière, il a perdu son originalité clipesque justement. J’adore le « Dernier Samaritain » par exemple, mais, et c’est mon sentiment, il ne porte aucune identité dans sa signature. J’avais beaucoup aimé « Man on fire » dans lequel justement il avait retrouvé un peu sa patte d’antan, ce côté épileptique dans le montage. J’ai quasiment vu toute sa filmographie et hormis les films que je viens de citer, je ne suis pas fan de ses bobines. Très franchement et pour reprendre tes mots Seb, je préfère encore le « style visuel très classique » de Tarantino au « dynamisme un peu clipesque et putassier » de Scott.

     
    • JICOP

      27 mars 2017 at 18 h 09 min

      Toujours se replacer dans le contexte , Klaus .
      Dans les annees 80 , le mode clip etait a la mode et Scott en realisant  » les predateurs  » ne fit que se mettre au gout du jour et pousuivre sur grand ecran ce qu’il avait appris dans la pub avec son frangin .
      Maintenant il y a clip et clip .
      A titre personnel j’adore  » les predateurs  » et j’execre  » Top gun  » du meme Scott , lui aussi realise a grand coup de filtres et de montage  » arty  » .
      La mise en scene est une chose ; le propos d’un film est tout autre .
      Tony Scott a eu du mal a changer sa philosophie de mise en scene , en temoigne l’assommant  » Domino  » .

       
      • Kinskiklaus

        27 mars 2017 at 18 h 21 min

        Je sais bien Jicop, je replace toujours les oeuvre dans le contexte de l’époque, c’est pas le sujet; je déteste ce côté clipesque. Certes c’était une technique nouvelle venue dans le cinéma mais ça n’en fait pas moins une technique qui peine à dépasser les années 80. Je trouve que ce film a bien plus vieilli que d’autres pourtant réalisés dans les années 60. Certaines œuvres de Tony Scott, c’est un peu le générique de « Rick Hunter » répété durant 1h30. Je ne peux pas, c’est une torture et pour mes yeux, et pour mon cerveau. Je suis même prêt à déclarer mon amour pour « Scarface » pour éviter le visionnage d’un de ses films ! Et mine de rien, le cinéma de Tarantino vieillit plutôt bien, lui.

         
      • Seb

        27 mars 2017 at 20 h 31 min

        Bof. Pour ma part un film comme Pulp Fiction a très mal vieilli, peut-être pas vraiment dans son aspect visuel mais par son ton, son ambiance « décalée et rock’n’roll » qui paraît aujourd’hui forcée et laborieuse. Il faut dire que l’abondance de productions plus ou moins dans cette veine qui ont suivi (dont certaines, il faut bien l’avouer, n’étaient pas si déshonorantes) n’est pas étrangère à ce côté « grillé » qu’a le film aujourd’hui.

         
      • walkfredjay

        27 mars 2017 at 22 h 02 min

        C’est curieux… Je n’ai jamais eu envie de revoir aucun film de QT, pas même ceux que j’avais plutôt appréciés comme « RÉSERVOIR DOGS » ou « JACKIE BROWN ». Et pourtant, ça commence à dater, tout ça ! Un peu comme si inconsciemment, je sentais qu’il n’y avait rien de plus à voir que ce que j’avais vu à l’époque.

         
  25. Kinskiklaus

    27 mars 2017 at 18 h 33 min

    En France par exemple, Gaspar Noé possède son propre style. Il est sans cesse défendu par une certaine presse et par plein de gens, moi, je ne peux pas. L’originalité ne me fait pas oublier le côté putassier de son entreprise. Idem pour Jan Kounen.

     
  26. JICOP

    27 mars 2017 at 19 h 01 min

    Oui c’est sur que les films de Tarantino sont moins influences par de quelconques modes en terme de mise en scene , je comprends ce que tu veux dire .
    A propos as tu vu  » Revenge  » de Tony Scott avec entre autres le regrette Tomas Milian ?

     
  27. lemmy

    27 mars 2017 at 19 h 11 min

    Ce matin, en inspectant le blog du west et en voyant que ce post consacré à Tarantino n’avait aucun commentaire, je me suis dit que ça allait changer. Je ne me suis pas trompé, Tarantino déchaîne les passions. J’ai été très sévère en voyant son « Django », le détestant au ciné, embrouillé par ce qu’il avait pu éructer contre Ford. Le blu-ray de ce film, dans une pile commençant à prendre la poussière entre le super « Bone Tomahawk » et « The Homesman » commence à me faire de l’oeil. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé « Inglorious Basterds » (à part les scènes avec des acteurs français, à l’exception de la première, formidable) et « The Hateful Height », film m’ayant beaucoup branché, alors que je m’apprêtais à le détester. Il ne fait pas de références comme un Besson qui plagie quelques fois ouvertement dans ses productions. Tarantino ne plagie pas, bon des fois ça ne passe pas. Finir Django par une référence à Hill/Spencer, est à la fois irritant et classe. Leone a bourré ses films de références et d’inspiration du western US sans plagier. Tarantino c’est le mec qu’on aime bien et qu’on aime bien détester.

     
    • Kinskiklaus

      27 mars 2017 at 19 h 19 min

      Oui ami lemmy, on l’aime bien Tarantino au final. Django m’avait plu à sa sortie malgré son côté donneur de leçon quant à l’Histoire et pire encore, malgré les cabotinages de Jamie Foxx et de l’éternel Samuel L. Jackson. (pour ta gouverne, j’ai adoré « Bone Tomahawk » et plus encore « The Homesman », ce dernier étant produit par Besson!!!)

       
      • Marc Provencher

        27 mars 2017 at 21 h 03 min

        J’ai commencé à regarder ‘THE HOMESMAN’ et j’aime beaucoup, même si je trouve ça très dur pour la malheureuse Hilary Swank de se faire dire je ne sais combien de fois qu’elle est laide (c’est même pas vrai !!). Je pourrais te citer aussi ‘LA TURBULENCE DES FLUIDES’ (2005), bon film avec Pascale Bussières. Le problème n’est pas du tout qu’un film soit produit par Luc Besson : le problème surgit dès lors qu’un film produit par Luc Besson est également SCÉNARISÉ par Luc Besson. Alors là, bonjour les dégâts.

         
      • walkfredjay

        27 mars 2017 at 22 h 00 min

        Concernant Hilary dans ce film, tu n’es pas au bout de tes surprises ! Mais chut…

         
    • JICOP

      27 mars 2017 at 19 h 20 min

      Ce qui peut accentuer le cote  » plagieur  » , Lemmy , c’est son recyclage de vieux morceaux musicaux de Morricone ou d’autres pour les inclure dans ses films , c’est quand meme gonfle .
      A titre d’exemple , la tarantelle d’  » Allonsanfan  » ( re ) utilisee dans  » Inglorious bastards .

       
      • Marc Provencher

        27 mars 2017 at 21 h 12 min

        «À titre d’exemple , la tarentelle d’’ALLONSANFAN’ (ré) utilisée dans ‘INGLORIOUS BASTARDS.’»

        Ah oui, celle-là m’est particulièrement restée en travers de la gorge. Magnifique collaboration Morricone/Taviani. Et en plus, ça se passe pendant le Risorgimento ! Ah oui, j’étais vraiment en pétard, d’autant que l’univers de l’un et l’autre film sont vraiment sans rapport.

         
      • walkfredjay

        27 mars 2017 at 21 h 59 min

        Plus de 70 commentaires pour QT ! Demain, on a un Bunuel au menu, ça va être plus calme… 🙂

         
      • Seb

        27 mars 2017 at 22 h 27 min

        On dira que Buñuel est si grand qu’il se passe de commentaire(s) 😉

         
  28. Kinskiklaus

    27 mars 2017 at 19 h 12 min

    Yep Jicop, vu mais je n’en garde que très peu de souvenirs. L’écrivain Jim Harrison évoque l’adaptation de sa nouvelle dans ses fabuleux mémoires intitulés « En Marge ». Je regarderai ce soir s’il y mentionne Milian mais dans mon souvenir je ne crois pas.

     
  29. Seb

    27 mars 2017 at 19 h 45 min

    C’est juste Klaus, les films de Tony Scott auront davantage tendance à vieillir de par leur style visuel souvent très marqué par leur époque ou plutôt une inspiration très « pubesque » de l’époque en question, qu’il s’agisse des années 80, 90 ou 2000. Il faut dire que je suis surtout fan de sa filmo à partir du Dernier samaritain et me suis royalement ennuyé devant quasiment toutes ses oeuvres antérieures, y compris Les prédateurs dont je n’ai jamais trop compris l’engouement. True Romance, précisément scénarisé par Tarantino himself, est un bon exemple de film que j’apprécie et n’aurais probablement pas autant apprécié s’il s’était également occupé de la réalisation: l’ensemble est monté et conté avec une belle énergie (sans qu’on atteigne l’hystérie illisible de Domino), un côté pétillant et exalté qu’on ne retrouve quasi-jamais dans les pelloches mornes du mentonneux Quentin. L’autre soir en zappant je suis retombé sur une course-poursuite en voiture de Déjà vu et ça m’a donné direct envie de le revoir: la séquence est filmée et découpée de façon survitaminée, presque épiléptique mais à la différence de Michael Bay et tant d’autres tâcherons adeptes de la « shakycam » ou du montage stroboscopique il y a chez Scott une tension, une valeur émotionnelle (on s’attache d’emblée au personnage de Denzel) et une maîtrise de l’espace.
    Après, loin de moi l’idée de condamner le choix d’une forme « classique »: un cinéaste comme James Gray par exemple l’assimile remarquablement et sa filmo pourtant encore courte comporte déjà plusieurs chefs-d’oeuvre.

     
  30. Seb

    27 mars 2017 at 20 h 00 min

    « On peut aussi se poser une autre question: si Tarantino n’avait pas reçu autant de louanges de la part des médias ou critiques, nous mêmes, en tant que spectateur, ne l’aurions pas nous-mêmes défendu davantage? »
    Il est indéniable que dans une certaine mesure, notre opinion est biaisée par le fait que Tarantino soit souvent porté aux nues, que ce soit par le cinéphile de base un peu « geek » qui n’a jamais trop cherché à aller voir plus loin que le bout de son nez autant que par certains « spécialistes » qui l’analysent comme on disséquerait du Bergman – de façon certes beaucoup plus fantasmée que lucide ! Après, reste le problème de ses films en eux-mêmes: bien trop longs, prétentieux et « self conscious » pour être les petits divertissements sympatoches qu’ils pourraient théoriquement être…

     
  31. Corey

    27 mars 2017 at 22 h 08 min

    Tarantino ? je n’ai vu que ses deux westerns. Django, j’ai décroché au bout d »une heure, et les 8 salopards, j’ai baillé d’ennui dès les bla-bla dans la diligence au début. Je crois avoir été difficilement au bout… ou pas d’ailleurs, je ne m’en rappelle plus. Voilà, c’était ma modeste contribution, merci, bonne soirée !

     

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