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« MICKEY LES YEUX BLEUS » (1999)

31 Mar

mickeyLe concept, il est aussi simple à vendre que difficile à louper : on reprend tel quel l’antihéros anglais maladroit mais séduisant de « 4 MARIAGES, UN ENTERREMENT » et de « COUP DE FOUDRE À NOTTING HILL » et on le jette tout vif dans l’univers des « SOPRANO », dont la 1ère saison fut diffusée la même année.

« MICKEY LES YEUX BLEUS » fait feu de tous bois, recycle tous les vieux trucs du film de mafia, les gimmicks les plus éculés (la fin est carrément décalquée sur celle de « L’ARNAQUE ») et mise tout sur les réactions d’un Hugh Grant au sommet de sa carrière. Et là, pour le coup, c’est vraiment une fête ! Les scènes où, englué dans un engrenage criminel, il tente de singer l’accent mafieux et de se faire passer pour un ‘tough guy’, sont à pleurer de rire. Ses échanges de répliques avec James Caan sont de purs régals qu’on peut revoir plusieurs fois d’affilée en riant toujours autant. Bien sûr, tout cela n’est pas d’une grande finesse, le scénario tire en longueur et fait fi de toute vraisemblance, mais ça fonctionne. D’autant que le moindre petit rôle de porte-flingue est tenu par une « tronche » vue dans « LES AFFRANCHIS », « LE PARRAIN » ou « LES SOPRANO », et que le plus modeste personnage a son moment hilarant (la cousine dépressive avec son appareil-photo, les deux agents du FBI, irrésistibles).

« MICKEY LES YEUX BLEUS » réalisé par Kelly Makin, (qui n’a rien fait de marquant depuis) touche au cœur de la cible qu’il s’était fixée : signer un pastiche du film de gangster moderne, en montrer les aspects ridicules et bidonnés, grâce à un grain de sable qui décale tout. Autour de Grant, vraiment exceptionnel de drôlerie, Jeanne Tripplehorn est très bien en « mafia princess », Burt Young anxiogène en caïd taciturne, Joe Viterelli égal à lui-même et James Fox fabuleux en galeriste snob et un peu givré. Sa scène avec Grant dans les WC est anthologique !

Moins connu mais certainement plus réussi que « MAFIA BLUES », dans un créneau très similaire. À savourer. Dernière recommandation : un film à voir absolument en v.o. pour goûter les différences d’accents.

mickey2

HUGH GRANT, JAMES CAAN, JEANNE TRIPPLEHORN ET JAMES FOX

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6 réponses à “« MICKEY LES YEUX BLEUS » (1999)

  1. Patrick

    31 mars 2017 at 15 h 59 min

    Vu une fois mais je l’avais trouvé amusant.

     
  2. JICOP

    31 mars 2017 at 16 h 25 min

    Le choc des cultures ou situations ; ça marche toujours .
    Bon souvenir que ce film .
    En effet j’ai encore mal aux cotes en repensant aux grimaces de Hugh Grant tentant de jouer les caids dans la scene du restaurant ou il balance à James Fox  » shut up asshole !!  » devant des mafiosis incrédules est irresistible .

     
  3. Miguel

    31 mars 2017 at 22 h 55 min

    Je me souviens d’un film drôle mais beaucoup moins subtil que « Mafia Blues »

     
    • Kinskiklaus

      31 mars 2017 at 23 h 49 min

      Dans la mesure ou « Mafia Blues » est à la subtilité ce que Kim Kardachieuse est à l’élégance, je crains le pire pour ce « Mickey les yeux bleus ». J’ai comme l’impression que vos avis divergent quant à votre perception de l’humour, Messieurs.

       
    • Patrick

      1 avril 2017 at 9 h 30 min

      Je ne peux pas dire que subtil soit le 1er mot qui vient à l’esprit pour décrire Mafia Blues.

       
  4. Simon95

    1 avril 2017 at 9 h 42 min

    Avec un titre pareil, jamais je n’aurais envisagé de le regarder, même si j’aime bien Hugh Grant . Votre analyse donne vraiment envie de le voir.

     

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