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Archives Mensuelles: mars 2017

« EL PERDIDO » (1961)

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KIRK DOUGLAS ET ROCK HUDSON

Robert Aldrich à la réalisation, le scénariste Dalton Trumbo et la star Kirk Douglas qui sortaient à peine de leur succès « SPARTACUS », Rock Hudson et Dorothy Malone pour la troisième fois partenaires après deux Douglas Sirk, les décors arides du Mexique, l’ambiance western… On voit mal comment « EL PERDIDO » pourrait être inintéressant.last3-copie

D’ailleurs il ne l’est pas, loin de là. Mais bizarre, il l’est, sans le moindre doute ! C’est en fait un mélodrame classique avec son lot d’amours contrariées, de séparations irréparables, de coups de théâtre et de grands sentiments, relocalisé dans l’univers du Far-West hollywoodien.

Le film est inégal, par moments assez âpre (l’humiliation de Joseph Cotten, juste avant sa mort), à d’autres complaisant (les chansonnettes hors-sujet poussées par Douglas), et souvent même assez osé : l’ombre de l’inceste plane au-dessus de la dernière partie non-exempte d’ambiguïté sur la consommation de l’acte. Quelque chose a dû échapper aux censeurs !

Aldrich a toujours ce vieux sens du cadrage dynamique, du montage « cut », mais son film paraît bancal : il prend le temps de présenter des cowboys menaçants (Neville Brand et Jack Elam) pour ne leur donner que de fugaces silhouettes (coupes montage ?), il s’attarde sur une tempête de sable qui rend l’action pratiquement illisible et dilue l’intérêt et le suspense. Il met tout en place pour un face-à-face bourré de testostérone et n’offre à Douglas que Hudson comme rival. Si le premier exulte dans un personnage de voyou poète et névrosé rappelant « L’HOMME QUI N’A PAS D’ÉTOILE », le second semble distrait, jamais tout à fait présent. Leurs scènes ensemble ne prennent jamais corps tant leurs styles sont mal accordés. À leurs côtés, Malone est très bien en ‘tough girl’ à qui on ne la fait pas et Carol Lynley adorable en jeune fille pure mais déterminée. Regis Toomey tient un rôle intrigant de témoin muet mais dont le regard en dit long, préfigurant un peu ‘Alias’ dans « PAT GARRETT & BILLY THE KID ».

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KIRK DOUGLAS, CAROL LYNLEY ET DOROTHY MALONE

Sans compter parmi les vraies réussites d’Aldrich, « EL PERDIDO » tient tout de même bien la route, supporté en grande partie par les épaules de Douglas, charismatique à souhait en « good bad guy » névrosé, tout de noir vêtu et portant de surprenants foulards de couleur.

À noter : inédit en Blu-ray aux U.S.A. et en France, le film est récemment sorti sur ce support en Allemagne sous le titre « EL PERDIDO », dans une copie propre mais hélas, exagérément lissée, sans le moindre grain pellicule. Reste à attendre une vraie restauration…

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BLUE JUBAL…

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SORTIE FRANÇAISE ET EN BLU-RAY DE « L’HOMME DE NULLE-PART », HONNÊTE WESTERN DE 1956 AVEC STEIGER, BRONSON, BORGNINE, ELAM…

 

CHRISTINE KAUFMANN : R.I.P.

KAUFMANN

CHRISTINE KAUFMANN (1945-2017), ACTRICE AUTRICHIENNE À LA CARRIÈRE INTERNATIONALE, ELLE FUT L’ÉPOUSE DE TONY CURTIS.

 
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Publié par le 28 mars 2017 dans CARNET NOIR, CINÉMA INTERNATIONAL

 

ITALIANO DELON…

DELON IT

4 JAQUETTES DE DVD ÉDITÉS EN ITALIE DE FILMS AVEC ALAIN DELON DES ANNÉES 60 ET 70. UNE APPROCHE DIFFÉRENTE DE CES FILMS !

 

HAPPY BIRTHDAY, FLORA !

 

ROBSON

FLORA ROBSON (1902-1984), GRANDE ACTRICE DE COMPOSITION AUSSI CRÉDIBLE EN ESCLAVE CRÉOLE QU’EN IMPÉRATRICE CHINOISE.

 
 

« LE CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE » (1972)

charme2« LE CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE » est un des derniers films de Luis Buñuel, produit en France et plongeant dès les premières minutes dans un univers finement décalé, jusque dans le jeu atone des comédiens parfaitement au diapason.

Pour résumer (mais est-ce possible ?) : deux couples bourgeois de province, un ambassadeur d’Amérique du Sud et une belle-sœur alcoolique passent tout le film à s’inviter à déjeuner ou à dîner les uns chez les autres et à chaque fois, un événement incongru vient gâcher leur repas : des manœuvres militaires, l’intrusion d’un évêque jardinier, des policiers venus les arrêter (il faut préciser qu’ils font un peu de trafic d’héroïne). Parfois cela dérape dans le surréalisme le plus complet, jusqu’à ce qu’on réalise que c’était un rêve. Les auteurs ont beau faire le coup plusieurs fois, on se fait berner systématiquement. Ce petit jeu est assez amusant, d’autant plus qu’on ne sait jamais qui sera le prochain à rêver ! Et puis de temps en temps, des seconds rôles racontent leur enfance, leurs cauchemars, sans que cela n’étonne personne.

Il faut s’abandonner à la narration dérivative et élégamment absurde pour apprécier ce film plaisant, pataugeant en pleine folie douce.

Le cast est vraiment délectable : Fernando Rey en diplomate cynique et charmeur, Delphine Seyrig complètement « perchée », Paul Frankeur ou Stéphane Audran qui semble évoluer dans une dimension parallèle, Claude Piéplu toujours savoureux en militaire. On aperçoit même Michel Piccoli vers la fin en ministre de l’Intérieur.

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FERNANDO REY, DELPHINE SEYRIG ET PAUL FRANKEUR

Pour goûter le film, il faut prendre le temps de s’acclimater, d’en accepter les règles, ce qui n’est finalement pas si ardu, puisqu’il est probable que tout ce qu’on vient de voir ne soit qu’un rêve. Ou pas…

 
 

HAPPY BIRTHDAY, QUENTIN !

TARANTINO

QUENTIN TARANTINO, AUTEUR-RÉALISATEUR, CINÉPHAGE RECYCLEUR, SENSATION DES ANNÉES 90, DONT ON NE SAIT PLUS TROP QUE PENSER.

 
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Publié par le 27 mars 2017 dans ANNIVERSAIRES