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« DEEPWATER » (2016)

21 Avr

Réalisé par l’acteur-réalisateur Peter Berg (qui apparaît dans une silhouette au début), « DEEPWATER » s’inspire de l’incendie d’une plate-forme pétrolière américaine qui causa de nombreuses victimes.deepwater

Dès le début, on est en terrain familier : la construction du récit renvoie aux films-catastrophe d’Irwin Allen, les raisons du désastre découlent d’économies mal avisées de décideurs rapaces. On retrouve même des idées du plus récent « BACKDRAFT » : le pétrole est identifié comme un « monstre préhistorique », comme le feu était diabolisé dans le film de Ron Howard. Sans parler de la présence iconique de Kurt Russell qui relie encore les deux films !

C’est très bien fichu, bien sûr, les CGI frisent la perfection, mais les personnages sont tellement cliché, le dialogue si plat, qu’on a un mal fou à se passionner pour tout cela. Il faut vraiment attendre la dernière partie, où l’incendie et les explosions évoquent littéralement l’enfer de Dante, pour se sentir impliqué. C’est à partir de là qu’on voit les images les plus impressionnantes, que les enjeux humains commencent à se dessiner. Mais un peu tard tout de même.

Mark Wahlberg est plutôt bien en électricien héroïque, Russell assure en vieux cowboy buriné responsable de la passerelle, John Malkovich en fait des caisses en visqueux de service. Kate Hudson et Gina Rodriguez font ce qu’elles peuvent de rôles sans aucune épaisseur.

Sans son côté « inspiré de faits réels » et son épilogue composé d’un montage de séquences du procès où on découvre les véritables visages des protagonistes, « DEEPWATER » ne serait rien d’autre qu’un film à grand spectacle, une prouesse technique de plus, qui laisse après le mot « FIN » une étrange sensation de vide. Qu’est-ce que « LA PLATE-FORME INFERNALE » raconte de plus que « LA TOUR INFERNALE », quatre décennies après ? Pas grand-chose, hélas. Et on n’a même pas McQueen, Newman, Holden ou Dunaway pour aider à passer le temps.

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5 réponses à “« DEEPWATER » (2016)

  1. Thomas

    21 avril 2017 at 7 h 46 min

    dommage que le projet ne soit pas rester dans les mains de J.C Chandor (Margin Call, A Most Violent Year) qui voulait s’intéresser aux conséquences économiques & écologiques de cette catastrophe

     
  2. Kinskiklaus

    23 avril 2017 at 15 h 06 min

    C’est marrant, y a certains films, juste en scrutant leurs affiches, on en déduit qu’on ne rate absolument rien à ne pas les voir. Ceci dit, j’avais apprécié le film de Peter Berg « Du sang et des larmes ». Sans CGI, l’un des meilleurs films sur « le feu » qui soit demeure le documentaire de Werner Herzog « Leçons de Ténèbres », l’enfer sur Terre. Pendant que j’y suis, les gars et les filles, l’été approche donc redoublez de vigilance quand vous vous baladez dans la nature. Avec un pote, à l’âge de 14 ans j’ai vécu une expérience traumatisante avec le feu (plus d’un hectare de cramé), c’est juste l’enfer sur terre et seul on ne peut rien faire pour l’arrêter. Pour les fumeurs (j’en suis), éteignez vos mégots et rangez-les dans vos poches, ne les jetez pas. Voilà, c’était mon conseil citoyen du jour.

     
    • JICOP

      23 avril 2017 at 18 h 02 min

      Ouais . Laissez les forets en paix , on en a de moins en moins alors les clopes bien ecrasees et pas de barbecue sauvage svp . Bravo Klaus

       
  3. Daniel

    23 avril 2017 at 22 h 29 min

    La différence entre ce film et  » La tour infernale  » ? Outre le casting bien entendu , les effets spéciaux. On l oublie mais le tournage du film de Guillermin a peu d effets spéciaux et les acteurs étaient impliqués (  » je n ai jamais eu aussi peur de ma vie  » Fred Astaire ). Plus le temps passe plus je trouve la scène finale de  » La tour infernale’ magnifiquement réalisée et dans le  » making off » on sent bien les acteurs peu rassurés par ce qui va leur tomber sur la tête . J ai toujours un à priori sur les films a grand renfort de CGI …autant dire que j ai peu l occasion d aller au ciné !

     
  4. Kinskiklaus

    23 avril 2017 at 23 h 09 min

    Idem pour moi Daniel, les CGI me font de plus en plus déserter les salles obscures. Bravo à Georges Miller qui a su redonner de la fraîcheur d’antan au Dieu réalisme et cascades grâce à son dernier « Mad Max ».

     

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