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« EASY RIDER » (1969)

15 Mai
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DENNIS HOPPER ET PETER FONDA

Certains films sont de petits miracles cinématographiques, qui parviennent – parfois « à l’insu de leur plein gré » – à capter l’air du temps, à en encapsuler l’atmosphère, à synthétiser des états d’esprit. « EASY RIDER » est clairement de ceux-là.easy2

Revu presque 50 ans après sa mise en production, on s’étonne de sa simplicité, de son évidence. Le scénario, aussi improvisé soit-il, est l’essence-même du ‘road movie’ : deux petits dealers de L.A. qui viennent de gagner un gros paquet de dollars, partent à moto pour aller voir le carnaval de New Orleans. En chemin, ils rencontrent de gentils hippies, des ploucs intolérants, des prostituées et un avocat alcoolique. Peter Fonda, sorte d’avatar ultra-cool d’Eastwood, joue « capitaine America », un « dude » souriant et idéaliste, Dennis Hopper – également réalisateur du film – est son copain plus brouillon et rigolard.

Cherchent-ils l’Amérique, comme l’affirme la ‘tagline’ sur l’affiche ? Ou désirent-ils simplement goûter à la liberté, maintenant qu’ils sont riches ? Est-ce la désillusion du voyage qui transformera leur périple en cauchemar ?

Le bande-son extraordinairement bien dosée est pour beaucoup dans le charme inaltérable de « EASY RIDER », au même titre que la photo splendide de László Kovács. Manifeste pour une jeunesse utopiste à sa sortie, en pleine guerre du Vietnam, le film est aujourd’hui un véritable bond dans le passé. Malgré des longueurs, c’est brillamment réalisé et monté (la séquence du ‘bad trip’ au LSD) et si Fonda et Hopper sont irremplaçables, ils sont rudement concurrencés par la prestation de Jack Nicholson, formidable en fils de famille ivrogne et bavard au destin tragique. Le rôle qui le fit connaître. Parmi les seconds rôles, des visages familiers comme Luke Askew, Karen Black et Robert Walker, Jr. Bridget Fonda, enfant, apparaît fugitivement en fillette dans la communauté hippie.

Si une décennie devait être résumée, concentrée en 95 minutes, ce seraient assurément les années 60 dans « EASY RIDER ».

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PETER FONDA, JACK NICHOLSON, DENNIS HOPPER ET KAREN BLACK

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8 réponses à “« EASY RIDER » (1969)

  1. Kinskiklaus

    15 mai 2017 at 9 h 06 min

    Alors que je connais sa B.O par cœur, je ne garde quasiment plus aucun souvenir de ce film « culte » que j’avais vu un soir à 18 ans. Pour cause, j’avais souhaité me mettre dans une certaine disposition d’esprit en fumant quelques grammes d’herbe et en arrosant le tout de beaucoup d’alcool. On m’avait réveillé le lendemain alors que je dormais dans mon vomi…

     
  2. Seb

    15 mai 2017 at 9 h 29 min

    Même souvenir flou que Klaus sauf que l’expérience était nettement moins arrosée, embaumée et grumeleuse: je l’ai vu à 12-13 ans et me suis prodigieusement ennuyé devant. À retenter, donc.

     
  3. JICOP

    15 mai 2017 at 11 h 41 min

    A jeun je vis ce film , sur un tempo laid back il pulverisa les records d’entree et contribua a faire rentrer de jeunes realisateurs barbus au sein d’Hollywood .
    Un film mythique et representatif d’ une epoque auquel il convient d’associer selon moi son contrepoint ideologique , le  » Electra glide in blue  » de James William Guercio .

     
  4. Kinskiklaus

    15 mai 2017 at 11 h 48 min

    Je le reverrais bien un jour, ne serait-ce que pour retrouver dans le même film Nicholson et Karen Black, duo qui se retrouvera un an après dans l’indépassable « Cinq pièces faciles ».

     
  5. Patrick

    15 mai 2017 at 11 h 55 min

    C’est clairement un film culte à découvrir pour autant je ne l’ai pas particulièrement aimé.

     
  6. Marc Provencher

    15 mai 2017 at 16 h 42 min

    Dans plusieurs entrevues au fil des ans, Hopper et Fonda ont rappelé parmi les influences sur leur célèbre road movie, celle du ‘FANFARON’ de Risi (1962).

     
    • JICOP

      16 mai 2017 at 12 h 05 min

      Quel chef d’œuvre ce  » fanfaron » .
      Pas étonnant que les deux stone qui roulent citent ce film comme influence .

       
  7. Miguel

    16 mai 2017 at 12 h 01 min

    J’aime bien la scène du premier joint de Jack Nicholson. Son délire à la « Fox Mulder » me fait rire à chaque fois.

     

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