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« SELF CONTROL » (2003)

19 Mai
ANGER

JACK NICHOLSON

« SELF CONTROL » commence de façon très laborieuse, prend un temps infini à mettre en place son postulat, à présenter les personnages, à démarrer la machine burlesque. On pourrait se décourager, mais on aurait bien tort ! Non pas que le film de Peter Segal devienne progressivement un chef-d’œuvre, mais on se surprend à sourire, puis à rire, puis à exploser de rire, comme dans la séquence du monastère bouddhiste avec John C. Reilly totalement surréaliste ou celle dans la voiture où les deux protagonistes chantent « I’m so pretty ».ANGER2

L’idée est simple : un garçon timide et complexé (Adam Sandler) se voit obligé à la suite d’un quiproquo, de suivre une thérapie pour gérer ses colères, avec un psy excentrique (Jack Nicholson) qui va lui coller aux basques, jusqu’à le rendre fou. L’invraisemblance totale du sujet est (un peu) rattrapée par un sympathique ‘twist’ final qui remet les pendules à l’heure.

Sandler est plutôt plus supportable que d’habitude dans son rôle de victime-née, mais il est bien sûr oblitéré par Nicholson, à qui on a visiblement demandé de « nicholsoniser » à donf, dans ce rôle de manipulateur allumé et tête-à-claques. Même s’il dérape souvent dans le n’importe quoi, il a de grands moments comiques et s’éclate de façon communicative. L’autre bonheur du film, ce sont les vedettes venues jouer les « guest stars » dans des petites apparitions hilarantes : Luis Guzmán en « folle perdue », John Turturro en fou furieux paranoïaque, Woody Harrelson en travesti à l’accent allemand, Harry Dean Stanton en aveugle combatif, January Jones en porn star lesbienne, etc. C’est un défilé parfaitement orchestré. Sans oublier la toujours charmante Marisa Tomei un peu sous-employée. À noter également le bref mais savoureux caméo de John McEnroe…

Il faut donc voir « SELF CONTROL » sans rien à attendre de génial, mais en se tenant prêt pour quelques éclats de rire irrépressibles et salutaires.

ANGER3

MARISA TOMEI, JACK NICHOLSON, ADAM SANDLER ET WOODY HARRELSON

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11 réponses à “« SELF CONTROL » (2003)

  1. Thomas

    19 mai 2017 at 7 h 34 min

    le film a inspiré une série avec Charlie Sheen ,très sympathique

     
  2. Kinskiklaus

    19 mai 2017 at 8 h 46 min

    Wahooo, quel casting ! Hormis le désolant Adam Sandler, on y trouve que des pointures. Rien que pour la sublime mais trop rare Marisa Tomei, je mets une option dessus.

     
    • JICOP

      19 mai 2017 at 10 h 47 min

      Quel charme cette Marisa .
      Et accessoirement une des plus belles poitrines d’Hollywood .

       
      • Kinskiklaus

        19 mai 2017 at 15 h 27 min

        « Et accessoirement une des plus belles poitrines d’Hollywood . » J’sais pas, j’y connais rien et c’est pas ce que je regarde en premier chez un film !!!

         
      • JICOP

        21 mai 2017 at 8 h 58 min

        Oui oui je sais bien Klaus .
        C’est pas pour toi que j’écrivais ça , c’est pour Edmond , il nous aurait envoyé une photo 😉

         
  3. Seb

    19 mai 2017 at 10 h 35 min

    Vu il y a des années lors d’un passage à la TV et j’avais trouvé ça d’une platitude désolante. À quelques exceptions près les années 2000 furent une période catastrophique pour Nicholson. Il paraît qu’il va sortir de sa semi-retraite pour jouer dans un remake de Toni Erdmann, le film allemand qui a fait parler de lui à Cannes l’année dernière (pas vu).

     
  4. walkfredjay

    19 mai 2017 at 13 h 02 min

    Platitude, oui. Mais au fond, pas désagréable…

     
  5. Kinskiklaus

    19 mai 2017 at 15 h 33 min

     » À quelques exceptions près les années 2000 furent une période catastrophique pour Nicholson. » Ouaip Seb, enfin on parle quand même de sacrées exceptions là: « The pledge », « Monsieur Schmidt » (son dernier grand film pour moi) et « Les infiltrés »… Un remake de « Toni Erdmann » ? Déjà que l’original m’a laissé perplexe…

     
    • Seb

      19 mai 2017 at 16 h 35 min

      Mouais trois films plutôt tiédasses pour ma part, encore qu’il me faudrait revoir The Pledge découvert dans des conditions assez barbantes: doublé en teuton en classe de langue – quelle idée… Par contre, j’avais bien aimé How Do You Know qui est sauf erreur le dernier film dans lequel il apparaît à ce jour. Une comédie assez pétillante et, pour reprendre un terme à Fred, pas désagréable du tout même si Nicholson y a un rôle presque insignifiant.

       
  6. Kinskiklaus

    19 mai 2017 at 17 h 53 min

    Pas vu le film dont tu parles, Seb. Pour ma part, j’en reste à « Monsieur Schmidt ». A quelques exceptions près, Jack Nicholson était devenu une caricature en terme de jeu depuis un sacrée paquet d’années. On est loin d’un Gene Hackman !

     
    • Seb

      19 mai 2017 at 20 h 07 min

      Dans ce dernier film il est au contraire dans un mode « underplay » complètement éteint voire déprimant pour le peu de scènes dans lesquelles on le voit. J’espère que sa carrière ne s’arrêtera pas sur cette note !

       

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