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LE JACKPOT MEXICAIN !

27 Mai

Voilà bien longtemps que « BDW2 » n’avait pas déniché une jaquette DVD destinée à arnaquer le gogo. C’est aujourd’hui réparé avec « MEXICAN JACKPOT », un petit bijou venu d’Allemagne !

JACKPOTLe film apparaît comme un blockbuster d’aventures exotiques, où Lee Van Cleef de dos, mais dont le nom apparaît en énorme au-dessus du titre, jouerait une sorte d’Indiana Jones chevelu armé d’une tronçonneuse et prêt à affronter des guerriers africains poursuivant une jeune femme en monokini sur un pont de lianes. De quoi attiser la curiosité des cinéphiles et des obsédés !

Bien sûr, le titre étant « LE JACKPOT MEXICAIN », on peut se demander pourquoi on se retrouve en Afrique. Alors évidemment, un peu méfiants, on fait une rapide recherche et on s’aperçoit qu’il s’agit en fait de « THIEVES OF FORTUNE », une série B de 1990, le tout dernier film de Van Cleef, qui y joue un vieux rancher et… qui meurt au bout de cinq minutes !

Cette incroyable jaquette n’a donc strictement rien, mais RIEN à voir avec le contenu du film qu’il est censé vendre. Et par conséquent, il a toute sa place dans le musée de horreurs illustrées de « BDW2 ». Dommage, tout de même, on l’aurait bien acheté ce DVD pour voir ‘Sentenza’ emperruqué se bastonner avec des guerriers masaï à coups de tronçonneuse.

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42 réponses à “LE JACKPOT MEXICAIN !

  1. Kinskiklaus

    27 mai 2017 at 8 h 17 min

    Plus rien ne m’étonne aujourd’hui! Je remarque surtout que je bave d’envie devant cette jaquette absolument magnifique ! On dirait du Melki tant c’est réussi.

     
  2. Val

    27 mai 2017 at 10 h 20 min

    Quelle jaquette magnifique, en effet !
    Et… c’est un cas unique à ma connaissance où le « héros » est présenté… de dos ! Je tire mon chapeau au dessinateur, même si je le soupçonne fort de ne pas avoir su dessiner LVC et qu’il ait opté pour cette solution étonnante.

     
    • walkfredjay

      27 mai 2017 at 10 h 47 min

      Clint était aussi de dos sur l’affiche de « IMPITOYABLE ». 😉 Mais sans fille en monokini !

       
      • Kinskiklaus

        27 mai 2017 at 11 h 06 min

        Exact. Autre exemple, Zara Whites sur l’affiche de « Joy chez les pharaons ». Parfois, l’envers se révèle être une bonne, une très bonne chose.

         
      • Val

        27 mai 2017 at 11 h 18 min

        Oups, c’est vrai, j’avais oublié « Impitoyable »… Au temps pour moi ! 😉

         
    • Kinskiklaus

      27 mai 2017 at 11 h 03 min

      « …même si je le soupçonne fort de ne pas avoir su dessiner LVC et qu’il ait opté pour cette solution étonnante. » Non, je ne pense pas, Val, Van Cleef me semble tellement facile à dessiner (ou à caricaturer) que j’écarte cette piste d’office. J’crois qu’il ne faut pas trop se creuser la tête à analyser ce genre de jaquette, majoritairement, l’auteur travaille en roue libre sans trop se poser de questions. Un mec bien burné et bien armé, un zeste d’aventures et une fille à poil, ça fait toujours son petit effet. Le film ne me tente guère mais alors, cette affiche, mazette…

       
      • walkfredjay

        27 mai 2017 at 11 h 07 min

        À vrai dire, il y a si peu de rapport avec le film (ou le titre du DVD), qu’il est fort possible que cette illustration « pulp » ait été dessinée sans que l’artiste n’ait aucune idée du film ou du casting. On a dû lui demander : « T’aurais pas un truc dans tes cartons, qui fasse un peu film d’aventures ? ».

         
  3. Edmond

    27 mai 2017 at 10 h 40 min

    Belle créature ! Dommage qu’ elle gache la jaquette

     
  4. Kinskiklaus

    27 mai 2017 at 10 h 58 min

    « Belle créature ! Dommage qu’ elle gache la jaquette » Bah alors Edmond, le soleil a trop heurté ton crâne ces jours derniers ?

     
    • Edmond

      27 mai 2017 at 19 h 06 min

      Que nenni Kinski ! J’ai mis mon bakoua pour me protéger du dieu Râ
      REM : j’ai vu l’affiche de zara whites je confirme ton commentaire 😀

       
  5. Kinskiklaus

    27 mai 2017 at 11 h 10 min

    Ah ah ah! C’est sûrement ça, Fred, pas impossible du tout cette affaire. Un peu à la manière de Jean-Pierre Putters nous contant avec son humour habituel les vicissitudes des affichistes ghanéens dans son hilarant et instructif ouvrage « Ça l’affiche mal ».

     
  6. Kinskiklaus

    27 mai 2017 at 11 h 56 min

    Puisque vous évoquez « Impitoyable », à la télévision, j’ai vu que Clint était présent à Cannes il y a quelques jours à l’occasion des 25 ans de ce film. A 87 ans, je l’ai trouvé assez en forme et ça faisait plaisir de le revoir. En ce moment, je lis la biographie pleine de mauvaise foi et d’acrimonie écrite par Patrick McGilligan. Je me régale de la lecture de ce pavé, malgré ma passion pour Clint qui remontre à très loin, j’y apprends beaucoup de choses. Au lieu de titrer le bouquin « une légende », les éditeurs eurent mieux fait de piquer le titre du documentaire de Werner Herzog « Mon meilleur ennemi ». Malgré quelques réserves, ce livre est la meilleure chose que j’ai lu sur Eastwood jusqu’à présent.

     
  7. walkfredjay

    27 mai 2017 at 11 h 59 min

    Je suis d’accord. La plupart des gens hostiles à Clint n’avaient jamais eu voix au chapitre, auparavant.

     
  8. Kinskiklaus

    27 mai 2017 at 12 h 11 min

    Et, je ne sais pour toi, Fred, mais de mon côté, malgré certaines révélations assez désobligeantes et de nombreuses piques de l’auteur, au final, l’image d’Eastwood n’est pas écornée dans mon esprit.

     
    • walkfredjay

      27 mai 2017 at 12 h 18 min

      Au contraire. L’image est plus riche, plus nuancée que dans les hagiographies de Schickel. Le « dark side » d’Eastwood, sorte de despote cool, est intéressant. Comme son extrême dureté quand il se « débarrasse » des gens qu’il ne juge plus dignes de confiance.

       
  9. Kinskiklaus

    27 mai 2017 at 12 h 27 min

    C’est certain, c’est d’ailleurs sa manière de se débarrasser de ses collaborateurs qui m’a le plus marqué. Je pense que malgré tout, c’est presque monnaie courante à Hollywood. Et même si l’on apprend beaucoup de choses, on perçoit bien le côté secret d’Eastwood, cette solitude inviolable. Le mystère reste entier. Passionnant, vraiment. Bien que je la connaisse par cœur, j’ai envie de me « refaire » toute sa filmographie. Vu que je ne supporte pas la chaleur, je vais commencer dès cet après-midi avec « Pendez-les haut et court » que je n’ai pas revu depuis une quinzaine d’années. A ce propos, j’ai découvert hier que le génie comique anglais Benny Hill y faisait une apparition. Vous confirmez ?

     
    • walkfredjay

      27 mai 2017 at 13 h 07 min

      Une photo de Sabata pour un film qui n’est même pas un western ! Pourquoi se gêner ?

       
      • Kinskiklaus

        27 mai 2017 at 13 h 12 min

        Bigre ! je n’y avais même pas prêté attention ! Mais au fait Fred, j’en déduis que tu l’as vu ce film: c’est une daube sans nom ?

         
  10. Kinskiklaus

    27 mai 2017 at 13 h 05 min

    Je crois Thomas que nous ne possédons pas la même définition du « pas mal non plus »…

     
  11. lemmy

    27 mai 2017 at 13 h 10 min

    J’avais lu la bio de McMilligan il y a quelques années, mon souvenir est qu’elle est tellement à charge qu’elle se saborde elle-même. L’auteur rappelle à l’envi que Eastwood n’aime pas travailler les scénarios, qu’il les prend ainsi, qu’ils sont imparfaits, bref il dit que c’est un glandeur, et en gros cela signifie que Eastwood ne serait pas l’auteur mis sur un piedestal par les européens, ce qui semblait l’irriter, mais juste un faiseur de films de commande, et que ses réussites seraient le fruit du hasard ou de ses collborateurs. Ce point de vue systématique m’irritait plus que les histoire d’ego ou de fesses d’Eastwood (avec le point du vue puritain sur celui qui faute).

     
  12. Kinskiklaus

    27 mai 2017 at 13 h 14 min

    Entièrement d’accord lemmy, c’est d’ailleurs pour tout ça qu’au final, je trouve Clint encore plus sympathique qu’avant !!!

     
  13. Kinskiklaus

    27 mai 2017 at 13 h 17 min

    L’auteur dudit livre prend un malin plaisir à égratigner Eastwood. Pour résumer, il le décrit en trois mots : Fainéant, couillard et surestimé. Tout ça, je m’en fous, ça me fait plus marrer que ça m’irrite, ce qui est intéressant, c’est ce qui se trouve entre les lignes et le livre fourmille d’anecdotes plus intéressantes que ça.

     
  14. walkfredjay

    27 mai 2017 at 13 h 23 min

    Lemmy a raison, c’est excessif et systématique, mais certains témoignages (je me souviens de Ted Post, Sonda Locke entre autres) sont vraiment intéressants et révélateurs. Maintenant, qu’il ne bosse pas assez ses scénarios, ça lui est arrivé. Et plus d’une fois !

     
  15. Kinskiklaus

    27 mai 2017 at 13 h 49 min

    « Excessif et systématique », c’est évident aussi bien qu’irritant mais notre cerveau est si bien fait que nous rectifions par nous-mêmes: « Dis donc Coco, tu crois pas que tu y vas un peu fort sur la mauvaise foi ? ». Effectivement, certains témoignages sont très intéressants. En tous les cas, il y a une chose qu’on ne peut pas retirer à son auteur, c’est son côté historien et documentariste. Un vrai travail de fourmi. Il a également commis une biographie, autorisée cette fois-ci, consacrée à Jack Nicholson. Je me demande ce qu’elle vaut.

     
  16. Miguel

    27 mai 2017 at 15 h 11 min

    Une tronçonneuse avec une crosse de carabine, c’est la troncobine. On porte l’arme à l’épaule et on coupe en gardant l’œil dans l’axe du viseur.

     
  17. Daniel

    27 mai 2017 at 17 h 59 min

     » les réussites d Eastwood sont dues au hasard « …faut quand même être gonflé pour écrire une chose pareille , c est à se tordre de rire ! Eastwood fait ses films comme un artisan et ne se prend pas la tête , un peu à l ancienne ou comme ses maîtres réalisateurs ( sauf Leone ) , tout simplement et c est sans doute pour cela qu il touche encore le public. Eastwood est un fainéant ? et alors? Il travaille a son rythme ( ses tournages sont très rapides , c est d ailleurs peut être pour ça qu il a encore l occasion de travailler aujourd hui ) et apparemment et globalement ça lui réussit ! Quitta a s attaquer à Eastwood , il devrait peut être analyser son jeu d acteur ..à moins que ce ne soit déjà fait dans le livre .

     
    • Kinskiklaus

      27 mai 2017 at 18 h 03 min

      Oui Daniel, il décortique « tout » dans le livre. Malgré les piques et la mauvaise foi, l’auteur éprouve une certaine fascination pour Eastwood.

       
  18. Kinskiklaus

    28 mai 2017 at 13 h 16 min

    Dans la vie, je place au dessus de toute chose l’exactitude. L’exactitude des lieux, du temps, des événements etc. En 2010, dans sa chronique le dénommé walkfredjay nous assurait avec l’aplomb nécessaire aux historiens du cinéma, que le personnage joué par Lee Van Cleef dans « Thieves of fortune » mourrait au bout de quinze minutes. Bien. Or, en 2017, soit sept ans plus tard, le même walkfredjay, dans un autre article portant sur le même film, raccourcit le temps de la vie de Lee Van Cleef de dix minutes. Chers amis, vous pouvez vérifier par vous-mêmes. j’estime que cette faute est impardonnable et qu’en commettant des variabilités de temps, le dénommé walkfredjay fait injure à la mémoire de Van Cleef. Je propose qu’on le pende !

     
    • JICOP

      28 mai 2017 at 14 h 01 min

      Et ben oui . Il sait qu’on est pas prets de vérifier ses assertions .
      Je vais fouiller toutes les solderies pour enfin trouver ce film … bon sang ce pauvre Van Cleef !! 😉

       
    • walkfredjay

      28 mai 2017 at 15 h 21 min

      Quelle injustice ! En fait, Van Cleef apparaît dans le premier quart d’heure du film, mais son rôle n’excède pas 5 minutes de présence à l’écran, chrono en main. J’EXIGE DES EXCUSES PUBLIQUES EN DIRECT AU JOURNAL DE TF1 DÈS CE SOIR !!!

       
      • Kinskiklaus

        28 mai 2017 at 17 h 14 min

        Article de 2010 : « Quelques 38 ans et 227 films et téléfilms plus tard, l’acteur apparaît brièvement dans son dernier film : le navet « THIEVES OF FORTUNE » dans lequel il incarne un riche ‘ranchero’ qui meurt au bout d’un quart-d’heure d’un infarctus. »

        Article de 2017: « Alors évidemment, un peu méfiants, on fait une rapide recherche et on s’aperçoit qu’il s’agit en fait de « THIEVES OF FORTUNE », une série B de 1990, le tout dernier film de Van Cleef, qui y joue un vieux rancher et… qui meurt au bout de cinq minutes ! »

        Votre défense maladroite vous déshonore, M. Walkfredjay. Vous êtes impardonnable ! La cour vous condamne à vous taper en une semaine les filmographies de Harrison Ford, de Richard Gerre, de Fernandel et de Guillaume Gallienne. En espérant que cela vous serve de leçon.

         
      • walkfredjay

        28 mai 2017 at 17 h 56 min

        Le châtiment est inhumain !

         
  19. Marc Provencher

    28 mai 2017 at 14 h 39 min

    Tss, tss. Ça se dit expert en cinéma et ça n’a jamais vu ‘MEXICAN JACKPOT’, souvent confondu avec ‘THIEVES OF FORTUNE’. Malgré le côté pulp indéniable, il y a quand même un (petit) aspect hitorico-politique qui surnage, puisqu’on y évoque – sans jamais le nommer – le dossier ultrasecret du Bonpourlakass, cet État africain surendetté que le Mexique envisageait de racheter, il fut un temps. Vous n’aviez jamais entendu parler de cette histoire ? Ben, c’est pour ça qu’on appelle ça ultrasecret.

    Et puis tous ces commentaires salaces – bravo KinskiKlaus, ah ouais, encore bravo – sur la « fille en monokini » de l’affiche : alors qu’il s’agit d’un terrible drame, d’un drame humain, celui de la fille du méchant, rendue allergique au tissu par l’arme expérimentale de son père qui a juré la perte de l’industrie de la haute couture. Quoi qu’il en soit, quelle performance de Lee Van Cleef, qui littéralement tourne le dos à la corruption et à la rapacité capitaliste, d’où l’affiche hautement symbolique.

    Sur un autre front, v’là autre chose : que signifie cette énième étiquette à l’européenne, « gogo » ? C’est pour gourgeois gohème ?

     
  20. Kinskiklaus

    28 mai 2017 at 14 h 55 min

    Ah ah ah ! Très drôle Marc ! Concernant gogo, tel qu’ici employé par Fred dans son article désigne quelqu’un qu’il est facile de tromper, un type naïf. Exemple ici: Le gogo découvre le DVD avec cette superbe jaquette de « Mexican Jackpot » et se dit en se grattant la tête: « Oh chouette, un nouveau film de Van Cleef, j’achète !!! » Le gogo peut aussi être considéré comme un idiot, pour faire plus simple. Mais il existe d’autres définitions. Une Gogo danseuse, c’est une fille qui fête sa sortie du couvent et qui a soudainement envie s’émanciper autour d’une barre. Et c’est pas fini, la langue française n’est pas aisée à apprendre. Tiens, mon p’tit Marc, je parie que tu ne sais pas ce qu’est un « gogo gadget au parapluie » ni un « gogo gadget au marteau » ? Non, tu ne sais pas, il te reste beaucoup à apprendre de notre si beau pays.

     
  21. Edmond

    28 mai 2017 at 17 h 55 min

     
  22. Edmond

    28 mai 2017 at 17 h 56 min

    Alors messieurs les jurés qui a raison qui a tort?

     
  23. Kinskiklaus

    28 mai 2017 at 18 h 05 min

    Merci Edmond pour cette fabuleuse version que tu nous offres: Version originale agrémentée d’une traduction en voix off russe. Magnifique Edmond!

    Lee Van Cleef disparaît du film à 18 minutes et 51 secondes. La version de 2010 s’en rapprochait.

     
  24. Edmond

    28 mai 2017 at 18 h 39 min

    Que ne ferais je pour que la vérité (pas celle de bébé donge ) éclate au grand jour et que cessent les querelles de clocher (film d’ulrike grote )

     
  25. JICOP

    28 mai 2017 at 18 h 42 min

    Merci Edmond .
    Quel magnifique document .
    J’espère que Van Cleef a été payé au forfait , vu la longueur de sa prestation .
    En tout cas , doté d’un dentier de toute beauté , notre Juif Hollandais s’amuse avec une blonde accorte avant de passer l’arme à gauche … splendide !! 🙂

     

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