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« DOUBLE DÉTENTE » (1988)

17 Juin
DOUBLE

ARNOLD SCHWARZENEGGER ET JIM BELUSHI

Vingt ans après sa sortie, « UN SHÉRIF À NEW YORK » de Don Siegel a inspiré deux films : « DOUBLE DÉTENTE » de Walter Hill et l’année suivante « BLACK RAIN », qui reprenaient plus ou moins la même trame dans des contextes très différents.DOUBLE2

« DOUBLE DÉTENTE » adopte d’emblée un style caricatural de BD avec une séquence dans un hammam russe grouillant de culturistes en sueur et de belles femmes nues. Arnold Schwarzenegger, retrouvant ses maniérismes de « TERMINATOR », est un policier moscovite envoyé à Chicago pour ramener un narcotrafiquant (Ed O’Ross). Mais celui-ci lui échappe et ‘Danko’ doit faire équipe avec Jim Belushi, un flic insolent et mal noté.

Toutes les recettes du ‘buddy movie’ sont présentes, Hill sait filmer l’action avec poigne et esthétisme, le dialogue est parfois drôle, et le scénario avance comme un bulldozer jusqu’à sa conclusion sans surprise. Ça fonctionne encore aujourd’hui, indéniablement, même si on aurait préféré un coéquipier plus subtil que Belushi, un comédien qui aurait créé un contraste plus marqué avec Arnold. Celui-ci est le grand plaisir du film. Dans un rôle écrit sur-mesure, il est délectable en colosse impavide et apparemment dénué de toute espèce de sensibilité. Même son accent, mélange d’allemand et de russe est hilarant ! Autour du duo, O’Ross est un méchant de premier ordre et les seconds rôles, Peter Boyle, Lawrence Fishburne, Gina Gershon, etc. assurent un maximum.

Bien sûr, tout cela est très estampillé « eighties », les coupes de cheveux ne trompent pas, mais « DOUBLE DÉTENTE » demeure sympathique par son absence de complexe, ses morceaux de bravoure parfois absurdes mais toujours très bien fichus. Et comment ne pas aimer un film où quand on demande à Schwarzie ce qu’ils font en Russie contre le stress au travail, il répond simplement : « Vodka » ?

DOUBLE3

ED O’ROSS ET ARNOLD SCHWARZENEGGER

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12 réponses à “« DOUBLE DÉTENTE » (1988)

  1. Patrick

    17 juin 2017 at 8 h 20 min

    Un film d’action que je revois toujours avec plaisir, le duo fonctionne bien et comme d’habitude Hill s’est remarquablement filmé l’action.

     
  2. Miguel

    17 juin 2017 at 8 h 50 min

    La grande époque des films de la Carolco. Ils étaient beaucoup plus inspirés que la Cannon n’hésitant pas quelques fois à prendre des risques au point hélas de finir par faire faillite. Dommage.

     
    • Seb

      17 juin 2017 at 21 h 32 min

      Intéressant, j’ignorais l’existence de cette compagnie tout en ayant vu pas mal de films manufacturés par ses soins. Après en avoir exploré un peu le palmarès sur IMDB on peut vraiment dire qu’il y a eu à boire et à manger durant sa brève existance: plusieurs gros (et parfois grands) films de Cameron, Verhoeven, Hill, etc. côtoyant ce qui semble être des nanars très « low budget ».

       
  3. Seb

    17 juin 2017 at 9 h 54 min

    Un buddy movie très agréable avec ce qu’il faut d’action et de second degré pour que ça passe crème ! Je trouve au contraire de BDW2 qu’il y a une bonne alchimie entre Schwarzie et Belushi ; celui-ci m’a paru très bon là-dedans, légèrement en mode « cabotinage » mais sans trop en faire non plus. Un des meilleurs films de Walter Hill dans tous les cas.

     
    • walkfredjay

      17 juin 2017 at 10 h 12 min

      Je n’ai pas trouvé Belushi mauvais, mais je pense que sa personnalité ne met pas forcément en valeur celle de son partenaire et vice-versa. Pas assez déglingué et loser, peut-être.

       
      • Seb

        17 juin 2017 at 12 h 17 min

        Sans doute le contraste était-il plus évident dans le tandem Nolte – Murphy de 48 heures. Après je trouve Double détente (qui en est presque une mouture) infiniment plus réussi en tous points.

         
  4. Kinskiklaus

    17 juin 2017 at 10 h 15 min

    Eh bien, un film que je n’ai jamais aimé, l’un des plus faibles de la grande époque de l’autrichien bodybuildé. Tout cela est subjectif, comme toujours, mais je n’ai jamais accroché au duo proposé, John Belushi affaiblissant considérablement la mécanique du film.

     
  5. Edmond

    17 juin 2017 at 12 h 47 min

    Un film où le méchant est plus mieux (sic) que les héros disparates !

     
  6. Daniel

    17 juin 2017 at 17 h 56 min

    Un film que je revois toujours avec plaisir …en fait un condensé des nombreux navets des années 80 qui reprend le meilleur ou le moins pire pour en faire une réussite ! Pareil que Seb , je le préfère nettement à  » 48 Heures » pourtant pas mal non plus.

     
  7. JICOP

    19 juin 2017 at 12 h 31 min

    Bon film d’action.
    L’intérêt réside évidemment dans l’évident fossé culturel entre le Russe inflexible et l’américain forcément décontracté et cool.
    C’est bien amené et le méchant pourri jusqu’à la moelle.
    Petit bémol pour la partition en carillons de James Hörner pompe sur la partition en carillons de  » 48 heures  » par James Horner.

     
  8. Kinskiklaus

    19 juin 2017 at 12 h 37 min

    « Petit bémol pour la partition en carillons de James Hörner pompe sur la partition en carillons de » 48 heures » par James Horner. » Un grand compositeur doublé d’un acrobate prodigieux !

     
    • JICOP

      19 juin 2017 at 12 h 44 min

      Ben oui, il s’est pompe lui-meme, il peut faire  » le plus grand cabaret du monde « . 😉

       

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