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HAPPY BIRTHDAY, JOSÉ !

22 Juin
GIOVANNI

JOSÉ GIOVANNI (1923-2004), EX-VOYOU, ROMANCIER, SCÉNARISTE, RÉALISATEUR, IL A IMPOSÉ SA VISION DU MILIEU ET DES GANGSTERS DANS LE CINÉMA DES ANNÉES 70.

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53 Commentaires

Publié par le 22 juin 2017 dans ANNIVERSAIRES, FILMS FRANÇAIS

 

53 réponses à “HAPPY BIRTHDAY, JOSÉ !

  1. Kinskiklaus

    22 juin 2017 at 8 h 18 min

    J’apprends que son véritable nom était « Damiani ». Je préfère très nettement le Giovanni dialoguiste et scénariste que le Giovanni réalisateur. Quelqu’un aurait-il vu son dernier film avec Bruno Cremer, un hommage à son paternel : « Mon père, il m’a sauvé la vie » ?

     
    • walkfredjay

      22 juin 2017 at 8 h 52 min

      Oui, bien sûr. Il avait besoin d’un réalisateur comme Robert Enrico, Melville ou Sautet pour transcender son matériau. Mais il y a toujours des moments réussis dans ses films et « DERNIER DOMICILE CONNU » est un bel accomplissement.

       
  2. JICOP

    22 juin 2017 at 11 h 03 min

    Je suis d’accord avec vous deux.
    Ses écrits ont accompagné le cinéma Français pendant pas mal d’années et au travers de nombreux chefs d’oeuvre.
    Dommage que certaines révélations viennent entacher l’histoire de cet homme mais juger le passé est très délicat dans nos sociétés repues.

     
    • walkfredjay

      22 juin 2017 at 12 h 37 min

      Concernant Giovanni, je préfère m’en tenir à sa carrière artistique.

       
      • Kinskiklaus

        22 juin 2017 at 13 h 17 min

        C’est ce que je me tue à dire à France 3 qui a supprimé du jour au lendemain la série « Derrick » ! De toute façon, le débat n’a pas lieu d’être, aucune famille de France n’est très clair. Tout n’est pas blanc ou noir. Un contexte, une époque. J’étais pas né. La seule chose que je ne pardonnerais jamais à Giovanni, c’est d’avoir foiré « Le ruffian ». Un tel casting, de sublimes décors, un bon scénario pour en arriver à « ça »… Aucune repentance possible.

         
  3. Kinskiklaus

    22 juin 2017 at 11 h 33 min

    Yep, les hommes sont ce qu’ils sont. Je ne juge pas, je n’étais pas là. Je n’ai jamais lu un seul livre de Giovanni par contre.

     
    • Marc Provencher

      22 juin 2017 at 14 h 04 min

      « Je n’ai jamais lu un seul livre de Giovanni par contre. »

      Moi j’ai lu ‘LES GRANDES GUEULES’ (intitulé précédemment ‘LE HAUT FER’) et c’est très bon, mais le film est meilleur !

      Quant à l’autre problème, celui qui m’oblige à « parler boutique », ce n’est pas une affaire de « noir ou blanc » : c’est que l’idéologie politique, même enracinée dans l’un des deux totalitarismes, est une chose et « les histoires que les hommes se racontent » – comme les appelle Hannah Arendt – une autre, car le fameux auteur n’en est que le relais même si tout sort de son imagination. Je suis fan du théâtre de Pirandello (y compris celui avant que les critiques ne se pâment sur lui, comme ‘LE BONNET DU FOU’ qui est une simple farce et nullement du « théâtre dans le théâtre ») : mais je sais aussi, évidemment, que Pirandello fut un fasciste convaincu, qui saluait dans le Duce « sa création continue de la réalité » (sic). Même chose pour les poèmes de cet empaffé de D’Annunzio (qui plutôt qu’un fasciste au sens strict était un concurrent de Mussolini pour s’emparer du nationalisme italien), un poète que j’aime beaucoup – surtout les pages où il y a des avions. Je sais que Bernanos était antisémite (un antifasciste antisémite, c’est un sacré cas limite comme on le voit dans ‘LES GRANDS CIMETIÈRES SOUS LA LUNE’) ; je sais que l’auteur d’un de mes poèmes français préférés du 20e siècle – « Sardines à l’huile », dont je retranche toutefois l’inutile renvoi en bas de page – flirtait lui aussi avec l’extrême droite. Et ça ne me dérange pas du tout d’être en même temps en bataille contre les fascismes et lecteur jubilant de ce poème.

      Il arrive cependant que l’art se mette au service de l’idéologie, et alors cette distinction élémentaire est caduque. Quand D’Annunzio écrit : « Arme la proue et fais voile sur le monde ! », ce n’est pas de la poésie : c’est un mot d’ordre, de la doctrine expansionniste versifiée ! Idem à l’autre bout du spectre avec Aragon et son regrettable ‘ODE À STALINE’.

      Je ne retrouve plus, malheureusement, quel poète satirique dialectal italien écrivait ça, mais ça date, je crois, de l’aube de cette même période troublée:

      « À l’artiste, toute mon admiration. À l’homme, mon poing sur la gueule. » Pour Giovanni, je dirais ça.

       
      • Kinskiklaus

        22 juin 2017 at 15 h 22 min

        Je ne peux pas m’empêcher de vous raconter une anecdote en lien avec Bernanos. Il y a pile poil 7 ans, un soir, je remontais à pied le boulevard Saint-Michel à Paris. Un jeune me demande du feu. Je lui file mon briquet et on sympathise, lui, sa petite nana et moi. Ils s’affichent en punk, lui porte une crête à l’iroquoise verte. Assis sur le banc face au Monoprix, pour ceux qui connaissent, nous descendons quelques bières. Il me parle de sa vie, qu’il vient des beaux quartiers, étudie dans un lycée prestigieux, qu’il est un militant antifa, qu’il manifeste régulièrement et patati et patata. Nous ne sommes pas reliés idéologiquement mais je le trouve très sympathique. Nous passons environ deux heures ensemble. J’évoque avec lui ma passion pour la littérature et là, chlank, il me sort qu’il en a un peu honte mais qu’il est l’arrière petit fils de Georges Bernanos. Je résume à mi-chemin : Il fait nuit, dans Paris, je bois des bières avec un punk à crête gauchiste des beaux quartiers qui s’avère être le descendant de Bernanos. Top, c’est pas fini ! Déjà, vous pensez: « Quelle vie trépidante il a ce Klaus ! ». On évoque l’oeuvre de son ancêtre, son antisémitisme etc. Très instructif. Tout le monde se quitte, le ventre plein de bières et le cerveau dans les étoiles. Je n’ai croisé qu’une seule fois ce jeune très sympathique. J’ai recroisé son nom il y a peu dans les faits divers: il venait de passer un an en taule pour avoir cramé la voiture de flic lors d’une manif’ l’année dernière sur le canal Saint-Martin (les images ont fait le tour des médias). Le monde est petit, hein ! Tous des extrémistes les Bernanos, de gauche, de droite ! C’est fou, non ?

         
      • Marc Provencher

        22 juin 2017 at 15 h 38 min

        Très intéressant en effet ! Mais si tu revois ton descendant « antifa » de Bernanos qui en a honte (en allant lui porter des oranges en prison ?), rappelle-lui que cet antisémite notoire était AUSSI un antifasciste particulièrement allumé. ‘LES GRANDS CIMETIÈRES SOUS LA LUNE’ (1938) est un réquisitoire d’une virulence inouïe contre le régime franquiste et ses complices fascistes et nazis. Ce qui l’a déclenché, ce sont les événements de Palma de Majorque. Et dans cette histoire, Bernanos luttait contre ses propres fils, c’est fou. Dans mon architectonique antifasciste, Bernanos est l’antifasciste le plus à droite que j’ai pu trouver (jusqu’ici en tout cas): et c’est pourquoi j’ai besoin de lui malgré tout (c’est-à-dire malgré son antisémitisme). Il y a une symétrie entre son livre sur la guerre d’Espagne – le livre d’un homme très à droite qui attaque l’extrême-droite – et celui de George Orwell ‘HOMMAGE À LA CATALOGNE’, qui est celui d’un homme vigoureusement à gauche qui attaque le communisme. En tout cas j’ai bien pu confiance en ces deux livres que les faux classiques que sont ‘L’ESPOIR’ du mythomane Malraux et ‘POUR QUI SONNE LE GLAS’ d’Hemingway.

        En tout cas oui, décidément, le monde est petit en maudit.

         
  4. Miguel

    22 juin 2017 at 13 h 57 min

    J’aime beaucoup « Le Rapace ». José Giovanni a visiblement été très inspiré. Il a su diriger des acteurs sud américains et créer avec eux de superbes scènes emprunt de mélancolie très latine. Un très beau film.

     
    • JICOP

      22 juin 2017 at 16 h 25 min

      Superbe musique de François de Roubaix pour  » le rapace » .

       
      • Miguel

        22 juin 2017 at 16 h 59 min

        Oui et parfaitement adapté au style du film.

         
      • Kinskiklaus

        22 juin 2017 at 17 h 29 min

        Suis en train d’écouter le générique de « Le rapace », il me donne l’envie de découvrir ce film que je ne connais que de nom. Mais vous êtes pas sympa les mecs, « L’insoumis » n’a encore pas été édité en DVD, « Le rapace » est pratiquement introuvable.

         
      • JICOP

        22 juin 2017 at 17 h 38 min

        Ben tu crois que c’est de notre fait , Klaus .
        Moi j’attends bien  » Mr.Patman  » avec James coburn et  » Story of Joanna  » de Gérard Damiano .
        C’est la misère mon pauvre … la misère !!

         
      • walkfredjay

        22 juin 2017 at 17 h 48 min

        Ah ! « M. PATMAN » ! Un des grands rôles de James Coburn… Introuvable, comme d’ailleurs un autre Coburn antérieur : « LES CENTAURES », sur l’univers du rodéo. 😦

         
  5. Kinskiklaus

    22 juin 2017 at 15 h 54 min

    Je ne connais pas le livre de Bernanos que tu cites mais le parallèle que tu en fais avec le livre d’Orwell m’oriente vers sa future lecture. Merci pour toutes ces précisions instructives, Marc. Tu sais, moi je suis un grand admirateur de l’oeuvre de Knut Hamsun, alors… La complexité des hommes n’a d’égale que le mystère de la vie.

     
    • Marc Provencher

      22 juin 2017 at 16 h 09 min

      Oui, eh bien tiens, sur Hamsun, dans son journal ‘NOIR SUR NOIR’ (1969-79), Leonardo Sciascia, lui aussi lecteur assidu de Hamsun, fait une remarque fort éclairante sur les motifs profonds de son philonazisme : « Un amour intense, panique même, porté à la nature. La nature, il ne faut jamais trop l’aimer : car on finit par peu aimer l’Homme. » Bien vu.

       
      • Kinskiklaus

        22 juin 2017 at 16 h 13 min

        Il y a de ça, il y a de ça, néanmoins, le cas Hamsun est au moins aussi complexe que celui de Bernanos donc ne le caricaturons pas.

         
    • Kinskiklaus

      22 juin 2017 at 18 h 02 min

      Jamais entendu parler de ce « M.Patman » ! C »est l’histoire d’une gros bonhomme jaune qui mange des chewing-gums , c’est bien ça ?

       
      • JICOP

        22 juin 2017 at 18 h 11 min

        Inculte supreme 😉
        C’est un film magnifique .
        Un des plus sensibles que j’ai vu avec un James Coburn impérial .
        Un film insolite pourtant réalisé par le metteur en scène de  » la tour infernale  » qui a pour cadre un hôpital psychiatrique et ou l’ami Coburn joue un infirmier sans illusions .
        Je prie souvent pour que Patrick Brion le diffuse un jour au  » cinéma de Minuit  » .

         
      • walkfredjay

        22 juin 2017 at 19 h 39 min

        Un infirmier surtout, qui glisse lentement de « l’autre côté » !

         
  6. Kinskiklaus

    22 juin 2017 at 18 h 20 min

    Merci, là pour le coup, je découvre vraiment l’existence de ce film. Tu l’as vu où et quand, toi ?

     
    • JICOP

      22 juin 2017 at 18 h 30 min

      ( voix caverneuse )
      Du temps glorieux des cassettes video , un ami me l’avait preté .
      L’ayant adoré , je l’ai acheté à l’époque dans un video club qui avait fermé .
      Désormais je possède une copie ignoble en format DVIX mais j’attends un dvd digne de ce nom .
      Peut etre l’ami Marc Provencher le connait il car il bat pavillon Canadien .

       
      • Kinskiklaus

        22 juin 2017 at 18 h 39 min

        « Du temps glorieux des cassettes vidéos… », vache de vache, t’es vieux comme Mathusalem mon pauvre Jicop ! Rassure-toi, j’ai longtemps flirté dans les vidéo-clubs, moi aussi. Bon, y a plus qu’à espérer qu’une âme charitable décide de l’éditer un jour. Sur le site Princemonhamster, la VHS d’époque est disponible à bas coût, si la tienne est trop larmoyante.

         
    • Kinskiklaus

      22 juin 2017 at 19 h 49 min

      D’accord, je comprends mieux l’aspect psychologique du film. Sujet assez peu traité au cinéma, d’ailleurs. Gageons qu’un petit éditeur français le sortira un de ces quatre. Difficile de se plaindre de ce côté là, maints éditeurs indépendants sortent des pépites oubliées chaque année.

       
  7. Corey

    22 juin 2017 at 18 h 20 min

    Giovanni est pour moi un symbole, celui du cinéma que j’affectionne le plus. Il a écrit le roman qui a donné mon filme culte, Ho !, et quelques uns des plus meilleurs scénarios de cette période dorée du cinéma français. Comme vous, je reste dubitatif face au supposés agissements de l’homme pendant la guerre. Je me rassure en me disant que des personnages aussi droits et irréprochables que Gabin et Ventura n’auraient pas pu être des amis proches de Giovanni s’il était effectivement le collabo que l’on décrit…

     
  8. Kinskiklaus

    22 juin 2017 at 18 h 29 min

    Dubitatif, Corey, je l’ignore, simplement nous faisons la distinction entre la vie d’un homme et son oeuvre. Regarde, j’utilise bien le pseudonyme d’un homme apparemment peu respectable. M’en fiche, je sépare les choses. On peut se réjouir, moi en tous les cas, qu’un Luchini ait fait salle comble durant des années en lisant des œuvres de Céline dans les théâtres.

     
  9. Daniel

    22 juin 2017 at 20 h 04 min

    J’ ai une petite affection pour un film de Giovanni totalement oublié :  » Le gitan » avec Alain Delon bien accompagné par un casting soigné de  » tronches » du cinéma sans oublier Girardot et l oublié aussi Paul Meurisse. Je trouvais intéressant la confrontation entre le gitan et le voleur de luxe.. Et comme Corey , je doute que Ventura , Delon ou Gabin puissent donner leur amitié à un prétendu « collabo » plus ou moins tordu. Bruno Cremer est magistral dans le dernier film de Giovanni qui malheureusement n’ a pas su moderniser sa mise en scène pour en faire un film contemporain d’ où le fait , peut être , qu’ il soit passé inaperçu ..Encore qu’ avec le cinéma français qu’ on nous propose actuellement , il mériterait une nouvelle vision.

     
    • walkfredjay

      22 juin 2017 at 20 h 39 min

      Dans mon souvenir, « LE GITAN » était bien poussiéreux et un peu ridicule sur les bords… À revoir éventuellement ?

       
      • Kinskiklaus

        22 juin 2017 at 20 h 55 min

        Pareil, j’avais détesté « Le gitan ».

         
      • Daniel

        22 juin 2017 at 21 h 53 min

        Ridicule, faut voir ! Poussiéreux , oui sans aucun doute ! Giovanni s’ inquiétait de la cohabitation entre Delon et les vrais gitans utilisés pour le film et bien l’ osmose était parfaite et ils ont fini par considérer l’ acteur comme un des leurs…comme quoi ! Tiens , je me souviens d’ une scène ridicule : Quand Bozzufi fait le profil de Delon à ses collègues policiers , on a l’ impression que c’ est Delon qui a écrit le texte tellement le portrait est boursouflé d’ ego , de répliques avantageuses genre : ‘ Observez ce regard, c’ est celui d’ un loup qui protège sa meute  » ( gros plan sur les yeux de Delon). Du coup forcément on se met à rire mais bon…ça se laisse voir au moins pour le casting.

         
      • walkfredjay

        22 juin 2017 at 22 h 06 min

        Je me souviens aussi d’un moment involontairement hilarant où Renato Salvatori apprend à Delon la mort d’un complice. À cet instant, Delon lève les yeux vers le ciel et regarde un vol d’oies sauvages sur une musique tzigane ! Il n’avait peur de rien, Giovanni ! 😀

         
    • Kinskiklaus

      22 juin 2017 at 20 h 54 min

      Merci Daniel d’avoir donné ton avis sur son dernier film avec Cremer, ça fait un bail que je veux le découvrir.

       
  10. Marc Provencher

    22 juin 2017 at 21 h 07 min

    Il y a un Giovanni que j’ai toujours voulu voir : ‘UN ALLER SIMPLE’, avec Jean-Claude Bouillon, mais qui semble fort rare. Quelqu’un aurait vu ça, des fois ?

     
    • Kinskiklaus

      22 juin 2017 at 21 h 27 min

      Pas vu mais je regrette infiniment que Jean-Claude Bouillon ait été mal exploité au cinéma.

       
    • Dino Barran

      24 juin 2017 at 19 h 11 min

      Un film très noir, tourné dans des décors portuaires genre Anvers ou Rotterdam.
      Un peu désespéré, avec une fin plutôt tragique avec (spoiler) la guillotine promise aux deux héros.
      Jean Gaven, Rufus et Nicoletta en plus de Bouillon, qui promettait beaucoup à l’époque.
      Musique sympa de l’ami de Roubaix.
      Au débit : des dialogues un peu artificiels…
      Personnellement j’ai toujours voulu voir le méconnu Où est passé Tom ?

       
      • walkfredjay

        24 juin 2017 at 19 h 33 min

        N’est-ce pas ce film, « UN ALLER SIMPLE », qui a battu le record du plus petit nombre d’entrées dans le cinéma français ?

         
      • Marc Provencher

        26 juin 2017 at 20 h 01 min

        Tiens, j’avais loupé cette réponse. Merci de nous éclairer, ami Dino. Celui-là, je sens que je vais le voir. (Et puis il suffit qu’un film soit rare pour que je sois attiré comme un aimant).

         
  11. Ludovic

    22 juin 2017 at 22 h 19 min

    Dernier domicile connu ,film tourné en partie dans le 13 eme arrondissement où j ai travaillé. Ca fait bizarre de voir le quartier actuel et celui d’antan

     
    • Kinskiklaus

      22 juin 2017 at 22 h 26 min

      C’est sûr que le supermarché des Frères Tang, ça change de l’immeuble de Gabin ! (sourire !)

       
      • JICOP

        22 juin 2017 at 22 h 41 min

         » Nuits de Chine , nuits caliiiines , nuits d’amouuuuuur  » !!!!

         
  12. Kinskiklaus

    22 juin 2017 at 23 h 15 min

    S’est fait du blé avec cette chanson Lavoine !

     
  13. Corey

    22 juin 2017 at 23 h 27 min

    Personnellement, j’ai un peu de mal à me dire que cet auteur qui savait comme personne écrire de formidables histoires d’amitié, de fidélité, si fortes et si authentique, pourrait aussi être un vrai salopard dans la vie.

     
  14. Kinskiklaus

    22 juin 2017 at 23 h 43 min

    Ça te turlupine ces histoires, ami Corey ! il y a quelques mois, après avoir lu « Josey Wales », roman humaniste, je me suis penché sur l’histoire de son auteur, Forrest Carter. Dans les années 70, il publia aussi sous pseudo un livre destiné aux enfants intitulé « Petit arbre », succès colossal aux Etats-Unis, encore enseigné aujourd’hui dans les écoles. De superbes histoires, humanistes, remplies de bons sentiments etc. Le problème, c’est qu’à trop me pencher sur cet auteur, j’ai fini par tomber à la renverse. Existe une certaine schizophrénie chez ces gens-là…

     
  15. Dino Barran

    24 juin 2017 at 19 h 18 min

    Giovanni raconte dans ses mémoires que ses « turpitudes » (le mot est faible) des années 44-45 ont été dénoncées aux milieux du cinéma dans les années 50/60 par Auguste Le Breton.
    Il évoque certains épisodes dans son dernier film (Mon père…). Il semblerait que son récit soit quelque peu édulcoré. Dans le dernier numéro de Schnock, Norbert Saada se montre très sévère avec l’homme Giovanni.

     
    • walkfredjay

      24 juin 2017 at 19 h 32 min

      Le personnage d’Abel Davos dans « CLASSE TOUS RISQUES » tiré d’un roman de Giovanni, était inspiré d’un certain Abel Danos au passé apparemment trouble pendant les années d’occupation. C’était gommé dans le film et, j’avais lu quelque part que Ventura n’était pas au courant de cette filiation.

       
  16. Daniel

    24 juin 2017 at 20 h 36 min

    Bon , je rectifie ce que j’ ai écrit auparavant : d ‘ après l’ excellent blog de Bertrand Tavernier , Delon était toujours en conflit avec Giovanni tandis que Gabin le méprisait ….du coup on ne peut plus parler de vraie amitié. Il dit aussi que Sautet n’ a appris que vingt ans plus tard le présumé lien avec le personnage d  » Abel Danos qui , soit dit en passant, Fred, n’ ‘ était pas ‘ apparemment trouble » mais était un vrai salopard , spécialiste des tortures , gestapiste , bref la pourriture faite humaine , le symbole même du collabo . Maintenant la question que je me pose : est ce que Giovanni était au courant de tout cela ou a t’ il seulement entendu parler du passé de braqueur de Danos ….j’ en doute un peu ! Sinon ‘ Classe tous risques  » est un chef d’ œuvre , Belmondo est exceptionnel et comme dit Tavernier:  » Godard aurait découvert Belmondo ? et Sautet alors ? qui lui a donné son premier grand rôle dans ce film ».

     
    • walkfredjay

      24 juin 2017 at 21 h 39 min

      Quand j’écris « apparemment trouble », c’est pour ne pas affirmer des choses que je pense vraies, mais que je n’ai pas vérifiées et que je connais pas à fond. On écrit trop de bêtises sur le Net.
      J’imagine bien cependant le genre d’individu que devait être Danos. Quant à Giovanni, c’est un peu – toutes proportions gardées ! – comme Elia Kazan : impossible aujourd’hui de disserter sur leur travail sans déborder sur leur passé. C’est dommage, mais c’est normal et inévitable. La preuve !

      Quant à « CLASSE TOUS RISQUES » on est 100% d’accord :

      http://wild-wild-western.over-blog.com/article-classe-tous-risques-1959-108797154.html

       
  17. Kinskiklaus

    24 juin 2017 at 21 h 34 min

    Merci pour toutes ces précisions que j’ignorais à propos de Giovanni. De toute façon, faut-il s’en étonner ? Je vous rappelle que le monsieur était d’origine corse, ça aurait dû vous mettre la puce à l’oreille , non ? Mais rien du tout, rien, je n’insinue rien. Mais enfin, Monsieur, lâchez-moi, où m’emmenez-vous ? J’vous laisse, y a un Monsieur corse qui tient à tout prix à m’emmener sur une falaise.

     
  18. Kinskiklaus

    24 juin 2017 at 22 h 48 min

    Finalement, c’est bon, le corse voulait simplement me vendre des armes, j’ai poliment décliné sa gentille proposition. Bref, en tous les cas, Giovanni ci, Giovanni ça, s’il y a bien une chose que je déteste dans la vie, c’est qu’on crache sur la mémoire des morts (je ne parle évidemment pas des intervenants ici mais des gens qui l’ont côtoyé professionnellement).

     
    • walkfredjay

      24 juin 2017 at 23 h 55 min

      Je me souviens d’une interview où Giovanni ne se gênait pas pour dire tout le mal qu’il pensait de Melville !

       
  19. Kinskiklaus

    25 juin 2017 at 0 h 09 min

    Un jour, je perdrais ma foi en l’être humain ! Misère…

     
  20. Corey

    25 juin 2017 at 1 h 34 min

    Gabin était peut-être fâché avec Giovanni, mais Lino… il lui est resté fidèle jusqu’au bout. Pour l’interview dont tu parles, Fred, c’est dans les bonus de l’Armée des Ombres, je crois. Il ne dit pas du mal, c’est un démontage en règle ! Evidemment, Giovanni prend le parti de Lino, qui était fâché avec Melville, et il en profite pour dire tout le mal qu’il pense de lui.

     

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